RATS ES
de la quantité d'antitoxine présente, faiblement positive, ou moyennement positive, ou forlement positive, on pourra d’après ces caractères établir dans une cerlaine mesure le pronostic de la maladie. C’est d’ailleurs une méthode qui n'est pas à conseiller: la R.S. demandant au moins 24 heures avant de présenter ses caractères définitifs, il serait criminel, en présence d’une angine diphtérique, d'atlendre ce résullat avant de pratiquer-Finjection de sérum, que l’on doit faire d’ailleurs, même dans lés cas les plus bénins.
Zingher cependant n’a pas craint de laisser évoluer naturellement et sans trailement sérothérapique quatre angines diphlériques qui se présentaient cliniquement comme très bénignes. Il a constaté que la R. S. était restée positive pendant loule l’évolulion de la maladie el qu’elle était encore posilive plusieurs semaines après
. la disparition des ‘fausses-membranes. Cela semblerait montrer qu'il existe deux facteurs dans l'immunité antidiphtérique : une immunilé antibaclérienne el une immuünité antitoxique. Dans les quatre cas de Zingher, l'immunilé anlibactérienne s'est établie puisque l’angine a disparu mais l’immunilé antitoxique ne s'est pas développée parallèlement puisqué la R. S.'est restée positive. Ilne s’agit d’ailleurs Ià que d'une hypothèse ; il ne faut pas oublier que la R. S. ne devient négative que si le sérum contient au moins 1/30 d’unilé anlitoxique par cenlimètre cube. Peut-être, chez ces quatre sujets s'est-il développé de l'anlitoxine, mais en-pelile quantité et peut-
‘être celle antiltoxine n'a t-elle jamaïs atteint la valeur
de 1/30 ce qui expliquerait la persistance d'une R.S. posilive. :
Nous n'avons pas eu l’occasion de praliquer Ja réaction de Schick chez des malades atteints d'angine diph-
térique avant le traitement parle sérum.
LA R. S. CHEZ LES MALADES ATTEINTS DE DIPHTÉRIE ET TRAITÉS PAR LES INJECTIONS DE SÉRUM.
La réaclion de Schick, positive chez un malade atteint d'angine diphlérique non encore lrailée par le sérum, devient rapidement négalive quand l’injeclion de sérum a élé pratiquée, ce qui seconçoil aisément, puisque le sérum de cheval contient de l'antitoxine.
Cefait a élé vérifié par de nombreux auleurs et récemment encore par MM. Jules Renaull et P. P. Lévy chez lreize enfants alleints d’arigine diphtérique et traités par le sérum. | ÈS
On peut d’ailleurs distinguer deux cas, ainsi que le fait remarquer M. Louis Martin : 3
dans les cas de diphtérie grave, où il est logique d'admellre que l'immunité, même acquise, a du mal à s'élablir, la R. S. réslera plus longtemps positive ;
elle deviendra au contraire rapidement négalive dans les cas de diphlérie bénigne car alors l’immunilé s'établira
plus vile,