‹ La diplomatie secrète au 18e siècle, ses débutsChapitre 1 sur 246 · LIBRAIRIE ARMAND COLIN · texte numérisé non relu

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PHEFACE

En 1888, V Académie des Sciences morales el politiques, proposait aux historiens, comme sujet du Prix du Budget, l'étude de la Politique étrangère de Vabbé Dubois, en ces termes :

« Les concurrents devront s'attacher à exposer, d'après les documents authentiques, conservés dans les archives de France et d'Angleterre, la politique étrangère de l'abbé Dubois, depuis ses premières négociations jusqu'à sa mort.

« Ils en apprécieront les résultats au double point de vue de l'intérêt et de l'honneur de la France. »

On m'excusera de joindre à ce programme, nécessaire à expliquer l'œuvre qui paraît aujourd'hui, les considérants du jugement que le rapporteur de la Commission rendit et motiva pourfaire connaître en quoi mon travail avait paru à MM. Himly, Georges Picot et à lui-même digne du prix offert par l'Académie'. Les critiques, aussi bien que les éloges d'un maître et d'un juge comme Albert Sorel étaient pour m'engager à réfléchir sur la tâche qui me restait à remplir, au lendemain de son verdict trop indulgent. L'étendue des recherches que l'Académie avait prescrites dans les archives, la complexité d'un sujet étroitement lié à toutes les grandes affaires de l'Europe ne m'avaient pas permis d'achever, ni dans l'ensemble, ni dans les détails, une étude limitée par une trop courte échéance et poursuivie avec d'autres taches. Albert Sorel avait bien voulu plaider ces circonstances atténuantes, et m'inviter du même coup à un nouvel effort :

1. Comptes rendus de l'Académie des Sciences Morales. — Rapport sur le concours pour le Prix du Budget (Section d'Histoire), par M. Albert Sorel [Nouvelle Série, t. XXXVIII, 1892).

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