‹ La diplomatie secrète au 18e siècle, ses débutsChapitre 181 sur 246 · LES AMBASSADEURS DU SECRET DU REGENT · texte numérisé non relu

LES AMBASSADEURS DU SECRET DU REGENT

bouche souriante cl linc et de deux yeux aimables, une nature souple, hai)ilc aux concessions de cour, servie par un esprit qui n'était pas du commun*. C'était le type de riiommc aimable du temps, qui n'avait pas d'ennemis et savait grouper des protecteurs. Dubois se réjouit de sa nomination que le Régent signa le 10 janvifM- 1718- : jeune et aimable, Morville lui paraissait maniable et docile. L'abbé demanda seulement qu'avant de l'envoyer à La Haye on le lui adressât à Londres. Son intention était de le former à sa politique, de lui « donner des lumières utiles », de lui « apprendre à ne pas débuter mal ». Toujours prudent d'ailleurs, il l'cnlourait, pour prévenir des écarts possibles, de gardes du corps: ce fut la tâche de son confident BasnagC'^ et du protestant Robethon, le frère de celui qu'il avait employé en Angleterre, alors en quête d'une place *. Que Morville après cela prouvât ses talents : Dubois l'attendait à l'œuvre^. Celait lui qui de Londres nommait, dirigeait, surveillait et jugeait*^.

Il trouva, par exemple, que La Marck, à Stockholm commençait à s'amender depuis un ou deux mois « écoulant moins les avis de d'Huxelles ». Singulier éloge pour un agent dont le contraire eût été le premier devoir ! On le louait en réalité de négocier la paix du Nord au gré des Anglais''. Dubois lui transmettait les vœuxet les conditions de l'Angleterre^, l'assurait delà satisfaction de Georges L'"", s'il réussissait à les faire agréer par

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