Voir son portrait au Musée de \'ersailles. n
2. Le Régent à Duijois, 10 janvier 1718 (A. ÉTR., Ang., t. 31 1, f» 41; ; Saint-Brice au même, 11 janvier 1718 {Ibid , t. 314, f» 63).
3. Dubois au Régent. 19 janvier 1718 (A. ÉTR., Ang., t. 314, f" 195); Dubois à Morville, 7 février 1718 (Ihid., t. 315, f" 64); Dubois au Régent, 25 janvier 1718 [Ibid., t. 314, f° 264) ; 14 février 1718 [Ibid., t. 315, f° 115).
4. Dubois à Basnage, 18 février 1718 (A. ÉTR., Ang., t. 315, f" 175). Il lui écrivait le 11 février, « Morville ira à La Haye prévenu comme il faut. »
5. Dubois à Nancré, 21 février 1718 (A. ÉTR., Ang., t. 315, f" 192). Réponse de Nancré, 24 février 1718 (//>., ib., t\l9~) ; Dubois au Régent, 13 mars 1718 {Ib., t. 317, f " 122-132), demande une place pour le frère de Robethon.
6. Morville à Dubois, 18 mars 1718 (A. ÉTR., Ang., t. 316, f" 87-88).
7. Torcy, Mémoires inédits, 11, f" 1020. « La Marck s'était rendu suspect au roi de Suède en traitant avec trop de cbaleur les intérêts de la maison de Hanovre (Saint-Simon, XIV, p. 268).
8. Dubois à La Marck, 13 octobre 1717 (A. ÉTR., Ang., t. 344), 7 janvier, 31 janvier, 11 février 1718 (A. ÉTR., .Vng., f. 315, f" 104).
la Suède. « Son Altesse Royale n'a rien plus à cœur^ ;> Il y a pour un ambassadeur des désirs qui sont des ordres. Confident des ambitions du Régent, Dubois avait le droit d'ordonner.
Malgré tout, la première attitude de La Marck avait inspiré aux ministres hanovriens de Georges des défiances qui n'étaient point détruites : ils avaient fait cboix d'un neveu de Bernstorff, le baron Fabrice, très familier avec le roi de Suède depuis son séjour à Bender, que Voltaire consulta plus tard pour l'iiistoire de Charles XII. Pour un homme de confiance, c'était un singulier diplomate que ce ministre à peine guéri d'anciens accès de folie. Attaché au duc d'Iiolstein, il voulait à toul prix plaire à l'Empereur, pour obtenir de lui le rétablissement de son jeune maître en Sleswig. Les ministres hanovriens ne l'avaient pas choisi seulement « pour la privance dont le roi de Suède l'honorait, et par des raisons de famille, mais avec l'arrièrepensée de ne prendre avec Charles XII d'autre médiation que celle de l'Empereur, celle de la France leur paraissant suspecte^ ». Ils préféraient cet aventurier à l'ambassadeur officiel de Louis XV, naturellement moins favorable à leurs desseins égoïstes.
Dubois connaissait et redoutait leurs préventions, leurs calculs^ : pour un peu, il eût cependant sacrifié lui-même La Marck à Fabrice. Il avait l'air d'implorer de l'Angleterre le pardon d'un ministre qui avait trop bien servi la France, et la permission de l'employci- encore'*. X'oilà où il en était réduit pour soutenir le secret de son maître : })lus déplorable encore était la condition des ministres de France à l'étranger, placés entre deux diplomaties qui leur donnaient des ordres contraires, exposés aux |)laintes légitimes de leur chef, s'ils travaillai(>nt au compte du
L Dubois :\ La Mank, 7 janvier 1718 (A. ÉTR., Ang., l. oll, T' 51 à 51).
2. Dubois au Rcgeiil, 11 février 1718 (A., ÉTR., Ang., t. 315, f» 135-142).
3. Dubois à La iMarck, 11 février 1718 (A. ÉTR., Ang , t. 315, f- 104^. La diplomatie oflicielle de d'Hu.velles les connaissait aussi et voulait les combattre. Llle en avertissait Roltembourg, à Berlin, le 25 mars 1718. « Laffectalion que IXngleterre a de ne donner aucune connaissance au Roi de sa négociation dune paix particulière avec le roi de Suède peut donner de justes souprons qu'elle a des vues à cet égard qui no coïncident pas à celles (juc le Roi sost proposées. » (A. ÉTR., Prusse, t. GO, f" 87).
1. Dubois au Régent, 10 mars 1718 ^.V. ÉTR., Ang., t. olG, f" G1-G5).