Ibid
4. Peterborough à Nancré, 13 mars 1718 (Arch. Nap., Farnesiana, 1. 57); à Alberoni [Ihid., ibid.). La lettre pour Alberoni fut remise à Nancré qui l'emporta. C'est la preuve la plus certaine que Nancré avait été acquis au parti opposé à l'alliance anglaise.
5. Saint-Aignan à Longepierre, 21 avril 1718 (A. ÉTR., Esp., t. 245, f° 153; Torcy, Mémoires inédita, 111, f" 394 ; Saint-Simon, (édit. Chéruel, XV, p. 53).
6. Nancré à Dubois, 18 avril 1718 (A. ÉTR., Esp., t. 269, f° 111).
7. Nancré au Régent, 26 avril 1718 (A. ÉTR., Esp.. t. 269, f° 177).
8. Dubois à Noce, 12 mai 1718 (A. ÉTR., Ang., t. 318, f° 81).
Avec un tel avocat à Madrid, le maréchal d'Huxelles regagna tout le terrain qu'il avait perdu ^ Il prit l'habitude de ne plus lire au Conseil de Régence que les dépêches et les arguments de Nancré^. ïorcy, qui soutenait Nancré, Villeroy, tous les gens du règne passé conclurent sur ces documents qu'on devait des concessions à l'Espagne^. Et au risque de rompre avec l'Empereur, le duc d'Orléans, entraîné par ce courant d'opinion, ne craignit pas de demander aux puissances médiatrices la cession de la Sardaigne à l'Espagne^. Il entrait tout à fait dans le plan que lui proposaient d'Huxelles et Nancré : « Je ne vois rien de plus capital pour son Altesse Royale que laccession volontaire de VEspfKjne. Sans elle, on s'écarte du but qu'on s'était proposé. On fera la guerre que Von ne voulait pas faire. On se trompe lorsqu'on met toutes ses espérances dans la contrainte. On me dira que c'est un grand point que le consentement de FEmpereur, mais la Sicile le paie pour le présent. Il faut avoir le consentement de F Espagne par des avantages réels'-'. »
C'était le contre-pied du système de Dubois. Point de contrainte, ni de menaces : des avantages réels. Le Régent félicitait Nancré de sa méthode, de ses réflexions et paraissait prêt à les adopter : « Il est essentiel, répétait-il à Dubois, que l'Espagne accepte, et de bonne grâce **. » C'était l'avis de tous ceux « qui, auprès de lui, étaient à la tète des affaires'^», de Pecquet, le premier commis des Affaires Etrangères**, de tous ceux qu'on appelle les sages, et que Dubois avec mépris, traitait de Pédants et de docteurs en politique ■'.
1. (i Les mauvais discours (jui seuiblaienl s'cti'e dissipés couniuMicciit à se récliauffer plus (juc jamais. » Chavigny à Dul)ois. 31 uiai 1718 (A. ÉTIL, Ang., t. 318, f 18.'j).