Le môme au même, 27 mai 1718 [Ibid.. ibid
5. Stair à Dubois, 29 mai 1718 (A. ÉTR., .\ng., t. 31,s, f" 219.
G. Ghavigny ;à Dubois. 31 mai 1718 (A. KTR., Ang., t. 318, 1» 185).
changements considérables que la diplomatie impériale s'était permis, sous prétexte de traduction, au traité franco-anglais rendirent de nouvelles forces à Paris au parti espagnol, à iriliixelles '.
Nouvel accès aloi's de découragement de l'abbé qui, depuis tleux ans, avait résisté à toutes les difficultés et lutté sans relâche.
« II y a longtemps que tout ceci est entre les mains de la Providence-.» Cette fois, Dubois crut à un échec définitif, à la ruine de son œuvre. Et, du coup, il parut s'abandonner: ^ Je vous conjure de laisser tomber tout ce qui pourra me regarder, je ne vaux pas la peine qu'on se donne pour moi et c'est gresler sur le persil que de traverser un homme qui est si peu de chose ^. » Ses plus sûrs partisans étaient absents de Paris, Law à la Marche qu'il venait d'acheter, Saint-Simon en sa terre de la Ferté. 11 ne lui restait plus que Chavigny toujours actif, mais d'un rang secondaire, toujours gêné par son passé.
Noce fut encore son sauveur : « Ses dispositions pour Dubois redoublèrent au moment du danger ». Il voyait le Régent à toute heure, et dans la pins étroite familiarité, à Saint-Cloud où peu de personnes étaient admises *. Ce fut là qu'un soir il décida dans le plus grand secret le duc d'Orléans à soutenir jusqu'au bout Dubois et sa fortune. « ^^otre amitié, lui écrivait Dubois, va cent fois au delà de ce que je pouvais espérer-'. »
Stanhope sur ces entrefaites partit pour Paris le 25 juin 1718, ayant en poche la convention particulière qui devait lier le Régent à l'Angleterre. C'était Georges P'' qui, à la prière de l'abbé, l'envoyait au Palais-Royal *'.
Avant son départ, tous les moyens avaient été concertés à