Ibid., ibid
3fi2 DUBOIS, SECRÉTAIHE D'ÉTAT DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES
Sardaigne ^ ». Séduit par Nancré, le duc d'Orléans s'était repris à espérer un rapprochement avec Alberoni et avec l'Espagne ; pour l'obtenir, il inclinait à leur procurer la Sardaigne qu'ils réclamaient. Peut-être était-ce un coup de Torcy, protecteur et ami de Nancré qui avait deviné les manèges de son rival.
Dubois, dépité, voulut un instant tout abandonner encore, ses projets et ses espérances : « Démêlera les fusées qui voudra '^ ! »
Ghavigny lui rendit courage et confiance : « \'os forces augmentent tous les jours S. A. li. voit de plus en plus qu'elle a peu de serviteurs sur qui elle ])uisse compter aussi essentiellement que sur vous^. » Law et Noce ne cessaient de plaider sa cause auprès du Régent, lui découvraient les patricotages de Nancré*. Le triumvirat tenait ferme et avait des alliés. Stair et les Anglais, en cette occasion décisive, vinrent à la rescousse : Stair eut assez de crédit pour obtenir du Hégent qu'il renonçât à la proposition de la Sardaigne. Il sauvait l'œuvre et la fortune de l'abbé.
En avei-lissant Dubois sur-le-champ, il lui faisait part « de sa joie de le voii* bientôt à Paris, recueillir la gloire et le fruit que ses grands services méritaient-' ».
En dépit des manèges du maréchal d'IIuxelles et de ses amis, la politique et la fortune de Dubois à la fois se soutenaient.
Il avait choisi de bons avocats. Noce, d'autant })lus écouté (pi'il ne demandait rien, les Anglais d'autant plus persuasifs qu'ils avaient les moyens de menacer et de soutenir leurs menaces, Law dont les forces et le crédit augmentaient chaque jour. Le duc d'Orléaus, à la lin de mai 1718, par l'édit sur les monnaies, avait pris ouvertement parli j)our le financier étranger contre le I^u'lement. Le succès de Law préparait celui de Dubois*'.
Une fois encore (ït tout d'un coup, au milieu de juin 1718, la l'éponse (If ri']nip('reui-, apporb'M' de X'icunc par Schaub, les