‹ La diplomatie secrète au 18e siècle, ses débutsChapitre 82 sur 246 · Coxc, Memoiis of H. Walpole, t. II, p. SG · texte numérisé non relu

Coxc, Memoiis of H. Walpole, t. II, p. SG

3. D'HuxelIes au conile du Luc, 20 aoùl 171G (W'ober, Die {iuudrapcl Alliunz, p. 32).

au profit de son commerce. Elle augmentait par la paix ce qu'elle avait acquis par la guerre^.

On comprend que Stanhope écrivit à Townshend, le 25 septembre 1716, à propos du traite anglo-français : « Dans l'état actuel des choses, nous ne devons pas perdre une minute pour le finir-. » Cet acte consacrait ses etîorts et ses desseins. On s'explique qu"alors il rappelât la politique de Cromwell, « qui comprenait très bien l'intérêt de l Angleterre par rapport aux puissances étrangères », pour justifier la sienne-^ : le môme souci la lui avait dictée. Il était d'autant plus fier de son œuvre et disposé à la défendre qu'il l'avait conçue et réalisée tout seul, contre le gré de ses collègues*. Le chef du Cabinet, lord Townshend et ses agents, les deux Walpole, Cadogan, représentants des whigs belliqueux, l'accusaient de trahir les intérêts de la nation au profit du Hanovre et de Georges P''; ils s'appuyaient sur le fils de Georges P"" que celui-ci détestait, le prince de Galles, régent du royaume en son absence^. Comme ils désapprouvaient la politique étrangère du père encouragée par Stanho])e, ils demandaient pour le fils le moyen de la combattre, le droit d'ouvrir le Parlement. Les services rendus par Stanhope au Roi, les griefs légitimes de Georges P"" contre les manœuvres de Townshend et de ses amis préparaient en Angleterre le Schisme du parti whig, une crise dont l'issue ne pouvait être que favorable à l'autorité de Stanhope. Le traité avec la France la précipita. L'auteur de cette convention passa du second au premier rang. Son système prévalait. Ce fut une double victoire pour ses idées et pour sa fortune.

En France, le Régent se réjouissait aussi de voir ce système

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