‹ La diplomatie secrète au 18e siècle, ses débutsChapitre 81 sur 246 · Ibiil., p. 185-18G · texte numérisé non relu

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s'en plaindre. Ils n'en faisaient pas les frais. Pour Stanhope, la convention de Hanovre était un grand succès, le couronnement d'une politique avisée créée par lui, suivie avec une rare fermeté. La fraction du parti whig qu'il dirigeait, pratiquant la maxime qu'il vaut mieux corriger que détruire, avait renoncé à la critique aveugle et passionnée des traités d'Utrecht. Elle les acceptait comme un fait accompli et s'efforçait de combler par des explications pacifiques les lacunes que la nation y trouvait. L'alliance avec la Hollande au mois de février 1716, avec l'Empereur au mois de juin 1716, restait, pendant les négociations comme dans la guerre précédente, le fondement de cette politique de conquêtes pacifiques et commerciales. Stanhope avait en outre réussi à obtenir de l'Espagne, le 15 février 1716, puis le 27 juillet, des avantages commerciaux, en échange du concours lointain qu'il promettait à Madrid aux Italiens*. Il ne désespérait même pas de concilier les intérêts du roi d'Espagne avec les prétentions contraires du Régent et de l'Empereur. « J'ai un plan pour l'Espagne, écrivait-il le 29 septembre 1716, à Townshend, qui pourrait bien leur plaire-. » Déplus, exploitant l'ambition du Hégent, il imposait sans bruit au duc d'Orléans des sacrifices plus considérables encore, la ruine des ports français situés en face de l'Angleterre dans la mer du Nord, le sacrifice de la vieille alliance franco-hollandaise qui menaçait de se reconstituer, l'abandon de tous les alliés delà France dans la mer Baltique, la Suède comme la Prusse. La coalition enlin que Louis XIV avait espéré former contre l'Angleterre avec les puissances conlineidales, avec l'Empereur, la Prusse, l'Espagne, les Jacobites, était dissoute : l'Autriche était plus hostile que jamais à la France ; les Jacobites et la Suède abandonnés et l'h^spagne mécontente^. Après cette année de diplomatie qui faisait honneur à Stanhope, l'Angleterre ne })ouvait plus être la victime de l'Europe, elle en devenail rarl)ilre. Elle avait divisé pour régner. Elle exi>loitail comme \)i\v le passé les rivalités des souverains

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