CHAPITRE II
LA TRIPLE ALLL\NCE DE LA HAYE (Janvier 1717)
La Convention de Hanovre, dans la pensée des diplomates qui l'avaient signée, n'était que le premier acte d'une campagne diplomatique plus étendue, le fondement d'un système général.
Au moment où Dubois et Stanhope avaient rédigé et conclu cet acte secret en deux exemplaires, destinés aux ministres à Londres, à Horace Walpole à La Haye, ils avaient décidé de ne lui donner la forme officielle etpuijlique d'un traité que le jour où sous cette forme, il pourrait être signé, en présence des Hollandais, par Tabbé Dubois, ambassadeur de S. M. Très Clirétienne, et H. Walpole, envoyé de S. M. Britannique.
11 s'agissait pour l'Angleterre surtout et pour Stanhope de s'assurer le concours de la France, sans rompre les alliances que, depuis un demi-siècle, elle avait conclues contre elle avec la Hollande et l'Empereur. Les Hollandais n'aui"aient-ils pas eu le droit, en effet, de considérer comme une rupture un traité séparé, signé en Hanovre à leur insu, ])éul-(Mr(' coulre eux'? La nouvelle seule de cette négociation particulière avait indigné l'Empereur et ses ministres, ceux de la conférence espagnole surtout^ : le marquis de Hialp, qui en était le chef, traitait les
1. R. Walpole à' Slanhopc, l""' sci)l('iiil)r.' 171ti i!i:n. Ori-icE: lldll.iiuli'. cih'-e par Wiescncr, I, p. 348).
2. Grimani, Recueil des ambassadeurs véniliens, « Les minislres iiiii)ciiMU\ sont mécuiilenls et .surpris?. » Wcber, Die Qaadrupel AlUunz, p. 2(1.