PARIS
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VcdraiiiK) coii rnial seiiini I loin aiitcliali , ((iiidic.issei'o l'eslerc iiaziuni , lilx'ii ili servo aiiioit; e (Iddio cdliicvolc . loii |iii)|nic iKiriiii- <■ nm |ii'i)|ii'ii |ii'iisaiiieiiti
•• Ils verndil n\rr ipiel sens Icdrs aiicclres, libres d un attachcrneiil servilc cl d'iiiie haine coiipahle, a leur faron i-l ilans un nnxic de |ieuscr (|ui leur est |>n>|ire. ont ju(;é les nalions élran(;éres. »
^icl ^eiiteiiziare di iinniiui coiisuiiiati itell' eserciziu dei pulilici iief;<>zi , di U(jinini che non a puiiipa, ma a porte chluse, e per sola reciproca istruzioiK', si rlpefevano quello che avevano veduto ed osservato sulla {{lan îicena del mondo, di uomini nei rpiali la conosceiiza dt*{;I' interessi universali e un vero aniore di patria eiaiio a un lenipo istiiuto c ti-a<lizion<-.
A|)i)récialions d'hommes ac'<'oiii|)h's dans le maniement des affaires publi-
ijues , d'hommes qin' , non avec fracas, mais à portes closes, et seidement pour une réciproque instruction, se redisaient ce (ju'ils avaient vu et observé sur la !;rande scène du monde, d'hommes chez fpii la notion ries iiiiéréts universels et lin amour fort et vrai de la pairie ('taient a la fois une inslituliim et une tradition. ■>
E. Al.BÈKI.
Ma pt^i' la (■(>ii(is<cii/..i didlc peisoiie <■ délie eiicosiaiizi; , le iîidazioni dejjli ainbascialori veneli sono pressoche iiiarrivahili. .Ntdi' aprire i voiunii ch«; le conten|}ono si (•redercd)I>e fli enliarc in nna qnarlreria ove tutto viva e «;i parli.
" Mais pour la connaissance des hommes et fies choses, les Relations des ambassadeurs vénitiens sont incomparables. En oiivranl les volumes qui les contiennent , on I roirail entrer dans une ijalerie on loul vil cl irmi parle. ■■
A. TiKIMOM.
M 1 N I ri T H E D ' E '1' A 1
Les récents arrétc-s pris par NOtre Kxcelleiice ouvrent à l'histoire des sonnées fécondes et nouvelles d'infoiinations. Les Uonnnes d'étude i^ui doivent un particulier honiniafje.
Votre pensée s'est port('e sur les documents conserv(>s aux archives de l'ancien (Touverneuient de Venise, doni les Diplomates ont éclairé lant de (piestions restées obscures et pénétré le secret de tant de personnages. L'Iiistoire de la France trouvera surtout dans les dépêches dont vous avez décidé la pubhcatioji d utiles et brillantes lumières.
Je remercie respectueusement Votre Excellence de la permission qu'Elle m'accorde de placer sous son bienveillant patrona{;e le premier fruit de mes études personnelles sur la Diplomatie vénitienne etsiu' les Princes qu'elle a caractérisés.
I';nis, le 4 juillet 1862.
J'ai fait à Venise ime résidence de cinq années sous le patronage successif du Ministère de l'Instruction publique et du Ministère d'Etat, qui, l'un et l'autre, m'ont chargé de missions.
Les archives de l'ancienne République Sérénissime m'ont été gracieusement ouvertes par INI. le ministre baron de Bach , sur la demande que lui en avait adressée M. le comte de Bourqueney, alors ambassadeur près de la Cour d'Autriche.
Je me suis attaché dans mes recherches à l'élément diplomatique , comme pouvant offrir les plus sûres satisfactions à la curiosité et amener à une connaissance plus intime de la vérité dans Ihistoire.
Les dépèches et les rapports des ambassadeiu-s sont pour les annales de tous les pays des sources inépuisables. J'ai demandé aux dépêches et aux rapports des Vénitiens la vie et l'histoire de la France pendant une magnifique période, et j'ai réussi à former une collection manuscrite inestimable par les avantages qu'on en peut retirer.
Nourri dans l'étude des œuvres écrites par les diplomates vénitiens, j'ai voulu les faire valoir et les mettre en relief par une série de travaux qui, tout en apportant à l'histoire des éléments nouveaux ou peu connus,
consacreront en même temps l'honneur de cette diplomatie qui les a inspirés : de là vient notre titre général — De la Diplomatie vénitienne , — pour une série d'ouvrages que d(^si[;neront des sous-titres d'une manière plus spéciale et plus appropriée au caractère épisodique de ces études.
C'est de cette précieuse collection manuscrite, résultat de cinq années de recherches, que sortiront ces livres déjà préparés et dont les publications successives seront les étapes de ma carrière ; ainsi :
Les Audiences de Catherine de Médicis ,
Les Œuvres secrètes du Conseil des Dix ,
lu' Emprunt de la France ci Venise sous Charles IX,
Henri III à Venise,
Guise, Sixte-Quint et Philippe II d'après les Vénitiens ,
Henri IV et la République Sérénissime ,
Et enfin les Audiences et les Conversations politiques du Cardinal de Richelieu avec les ambassadem'S de Venise qui, à la cour, vivaient dans le commerce habituel de Son Eminence.
Dans ce volume et dans les deux prochains, je traiterai exclusivement du genre et de la qualité des œuvres des Ambassadeurs de Venise, je veux dire de leurs Relations à leur retour et de lem'S Dépêches durant leur séjour. Les premières sont plus connues que les secondes; néanmoins elles forment un ensemble de documents trop exceptionnels et trop originaux pour ne pas mériter une étude complète et étendue. J en fais en quelque sorte la propre histoire, et je montre ensuite par la citation et la traduction de textes nombreux, d'un intérêt et d'un attrait incontestables , comment on
peut les utiliser pour juger les hommes et les choses , selon la marche des temps et la fatalité des événements.
La troisième partie du volume , entièrement consacrée à la France, offre un exemple h-appant de Tusage qu'on peut faire de tels renseignements pour mettre dans l'éclat particulier qui lui convient une imposante personnalité : une personnalité, entre autres, aussi curieuse au point de vue de la vie privée et de la vie politique que celle de Catherine de Médicis.
Serai-je assez heureux pour assurer à ces ouvrages dont j'ouvre aujourd'hui la série, le but d'utilité et le caractère de curiosité que j'ambitionne? L'avenir tient la réponse; mais, en tout cas, il y a peu de routes plus intéressantes à parcourir. Par les sujets mêmes qui y sont traités, cette suite d impressions et ce genre de travaux s'adressent à ceux qui, soit historiens, soit diplomates, ont, les uns et les autres, cette grave mission — la plus belle qui soit au monde quand elle est hautement comprise — de considérer, d'examiner, de révéler et de bien peindre les œuvres de la politique humaine , les ressorts qui les produisent et les hommes qui sont les moteurs de ces ressorts.
Pour rendre plus achevés les portraits que nous avons empruntés au récit des Vénitiens, nous avons applaudi à l'intention suggérée par notre habile éditeur M. Henri Pion de donner de nombreux fac-similé de l'écriture des personnages qui auront paru sur la scène. L'écritm'e est un des traits de la physionomie humaine.
Et maintenant un devoir me reste à accomplir. Dans le cours de mes recherches et de mes travaux, plus
d'une main bienveillante m'a été tendue, plus d'un encouragement m'a été prodi(jué. Mon cœur reconnaissant éprouve le besoin de s'ouvrir, et je me plais à nommer M. le baron Sina, ce fjénéreux protecteur de tous les beaux-arts; ^I. Jules Pelletier, cet homme distinjifué que les aiïaires enlèvent aux lettres, mais qui, un jour, prendra dans l'histoire une place élevée par ses profondes études sur le père Joseph, le confident du cardinal de Richelieu; un écrivain érudit aussi sincère que charmant, un Causeu?' etiin Cin-ieux, M. Feuillet de Conchos, dont les marques de bienveillance à mon égard sont sans nombre. La protection que j'ai rencontrée pendant mon séjour à Venise appelle surtout mes particuliers hommages. Je dois à la mémoire de l'illustre diplomate ]M. le comte de Ficquelmont le plus respectueux souvenir pour la bienveillante amitié et les bons conseils dont il m'a tant honoré pendant sa vie. Que le tribut de ma vive gratitude soit enfin agréé par les savants conservateurs d'archives et de bibliothèques, INIM. les chevaliers Mutinelli et Teodoro Toderini, le comte Dandolo, Dom Valentinelli, Veludo, le chevalier Lazari, M. X. Barozzi; qu il le soit particulièrement aussi par le chevalier Emmanuele Cicogna et par M. Rawdon-Brown. Ce sont là toutes personnes de qui le savoir et la courtoisie ne m'ont épargné ni les sages avis ni les généreuses communications.