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CHAPITRE DEUXIÈME

Relations sijr les cours et Etats d'Italie, Rome exceptée. — Marco Foscari et Antonio Siirian, ambassadeurs à Florence, 1529-1530. — Le Secrétaire et Résident Tinceiizo Fedeli. — Sa relation sur la Toscane au temps de Cosme I""" de Médicis. — Portrait de Cosme au physique et au moral.

— Son goût pour les arts. — Ses habitudes. — L'emploi de son temps.

— Lorenzo Priuli, ambassadeur à François de Médicis, fils de Cosme.

— Détails sinyidicrs sur les occupations de ce prince. — Son goût pour l'alchimie. — liieronimo Lippomano, ambassadein- à Naples pendant le séjour de Don Juan d'Autriche, 1575. — Portrait en pied de Don Juan.

— Le duché de Milan en 1520 sous la domination française. — Relation du secrétaire Gianjacopo Caroldo. — Jean-Jacques Trivulce. — Monseigneur de Lautrec. — Les compagnies des gens d'armes et les villes qu'elles occupent. — Milan et Guelfes et Gibelins. — Énumération des relazioiii connues sur les Etats italiens par ordre de lieu et de date.

Le cadre de la seconde série de la collection florentine embrasse les Etats d'Italie; cette série comprend cinq

1 Cette rclazioue de Giovanni .Michieli mériterait d'être traduite et d'être étudiée tout spécialement. Je la recommande enti'e toutes.

volumes, dont deux reserves exclusivement à Rome et aux souverains pontifes. C'est im vaste ensemble, un tableau plein de mouvement; je vois le (jrand-ducbé de Florence, le ducbé de Savoie, l'Etat de Milan, le duclié d'Urbiiî, le ducbé de Mantoue , la vice-royauté de Naples, le duché de Ferrare, la républi(pie de Gênes, le pays de Sicile.

Un sentiment de curiosité particulière s'attache à cette série, je veux dire celui de voir l'Italie ]ugée politiquement dans la personne de ses princes et selon la nature de ses divisions par des Italiens qui eux-mêmes formaient un État exclusivement séparé des autres par les formes de gouvernement et d'administration. J'ai bâte de le dire, je n'ai reconnu ni l'expression de la haine ni celle de l'amertume dans ces jugements formés par des Italiens sur d'autres Italiens. L'occasion de tels dis'cours dans les grandes assemblées offrait cependant une occasion bien favorable pour exposer des haines politiques et les commenter à loisir! En ces cérémonies éloquentes, n'étaient-ce ])as des Vénitiens, des Italiens de Venise, qui présentaient à Venise elle-même leurs jugements et leurs impressions sur les gouvernements de Ferrare, de Florence, de Mantoue ou de Savoie, Italiens comme enx? Que les hommes qui aiment à se rendre compte des choses par eux-mêmes lisent avec l'attention qu'elles méritent les relazioni sur la Toscane et sur la Savoie, ils admireront au contraire l'habileté avec laquelle le Vénitien savait non-seulement redire, mais apprécier les bonnes institutions qu'il avait trouvées floiissantes. Ce que Florence avait de bien et de louable, l'ambassadeur de Venise sayait le dire à Venise, et ainsi des autres; mais il savait dire aussi les abus, car en tout et partout, la balance de ses observations était égale. Assurément on rencontre à telle page ou à telle

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