CONCLUSIONS
I. — Les troubles de la conduction auriculo-ventriculaire sont très fréquents au cours du rhumatisme articulaire aigu. Il s’agit d’un simple allongement de l’espace PR qui a pu être considéré comme un symptôme de l’atteinte rhumatismale.
À un degré de plus, il s’agit de dissociation auriculo-ventriculaire que l’on rencontre avec une fréquence relative. Nous en avons recueilli 16 cas dans la littérature médicale et nous en rapportons deux observations personnelles.
IT. — La dissociation auriculo-ventriculaire ne s’accompagne en général que de troubles fonctionnels légers. Elle passe souvent inaperçue et nécessite l’examen électrocardiographique pour être dépistée.
III. — Elle est le plus souvent partielle (12 cas rapportés). Nous n’avons retrouvé que 6 observations de dissociation complète. Elle est habituellement de courte durée, variable et transitoire.
IV. — Du point de vue électrocardiographique, elle ne s'accompagne presque jamais d’altérations des complexes ventriculaires.
V. — Il n'existe aucun parallélisme apparent entre l'intensité de l’atteinte rhumatismale et la fréquence de la dissociation.
VI. — Le pronostic est habituellement bénin. La dissociation rhumatismale transitoire ne semble pas sensibiliser le faisceau de His aux infections ultérieures.
VII. — La pathogénie de la dissociation relève sans doute d’une imprégnation toxinique qui affecte une prédilection particulière pour le faisceau unitif, réserve étant faite au sujet d’une participation nerveuse possible.
Vu :
Le Doyen, LE PRÉSIDENT DE LA THèse ROUSSY. CLERC.
Vu et permis d'imprimer :
Le RECTEUR DE L’ACADÉMIE DE PARIS,
S. CHARLÉTY.