‹ La dissolution des assemblés parlementaires;Chapitre 73 sur 144 · Demombynes, ConsLitutions européennes^ t. Il, p · texte numérisé non relu

Demombynes, ConsLitutions européennes^ t. Il, p

5. Voyez sur cette période L. Léger, Histoire de V Autriche- Hongrie ^ p. 570 et

époque élisaient les députés au Reichsrath '. A la diète de Bohème, le gouvernement renouvela ses promesses et fit procéder à la rédaction d'articles fondamentaux que les députés votèrent à l'unanimité : ils établissaient Tautonomie de la Bohème et de la Moravie. Mais ce projet souleva des protestations en Allemagne; François-Joseph et Guillaume I", M. de Bismarck et le comte Andrassy eurent, dans le cours de Tété, de nombreuses entrevues où les revendications tchèques furent condamnées. L'empereur décida que le projet de compromis serait soumis au Reichsrath, ce qui était le conduire à un échec certain, puis sacrifia M. de Beust et le comte Ch. Hohenwart; le nouveau ministre des affaires étrangères, comte Andrassy, et le nouveau chef du cabinet autrichien, M. Auersperg, élaient tous deux hostiles aux revendications tchèques et maintinrent le dualisme en vigueur.

Les luttes de nationalité n*ont jamais cessé au Reichsrath et ont conduit au morcellement des 353 députés en dix-sept groupes différents. Le 23 janvier 1891, le gouvernement prononça la dissolution de la seconde Chambre pour arriver à constituer une majorité plus compacte, plus disposée à soutenir une politique de conciliation et de juste milieu entre les tendances fédéralistes des nationalités slaves et Topinion libérale allemande ^ Les élections n'aboutinnt pas au résultat demandé : le parti jeune-tchèque se fortifia encore, la nouvelle chambre se fractionna immédiatement en une douzaine de groupes et la lutte des partis se renouvela plus chaude qu*auparavant. M. Taaffe, chef du cabinet autrichien, dut continuer « à porter Taxe de sa politique, selon les besoins, d*un côté ou de l'autre, souriant h la fois à tous les groupes et à toutes les nationalités ^ ».

M. Badeni n*a pas réussi davantage à condenser les divers partis et à créer une majorité de gouvernement : le renouvellement du compromis, la question des langues ont été Toccasion de discussions tumultueuses qui ont atteint leur comble au mois de novembre 1897; des troubles, sans précédents peut-être dans les annales parlementaires, ont éclaté à la Chambre des députés, transformée en salle de

i. Jusqu'en 1873.

2. Voyez sur celte dissolution la notice générale de M. Boivin-Champeaux dans. l'Annuaire de Législation étrangère de 1892.

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