‹ La dissolution des assemblés parlementaires;Chapitre 93 sur 144 · Todd, loc, cit., p · texte numérisé non relu

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ainsi il ne doit pas se laisser influencer par les adresses que Tune ou l'autre des Chambres pourraient lui adresser sur l'exercice du droit de dissolution. En 1871, sir James Fergusson, gouverneur de l'Australie du Sud, sollicité par le cabinet de dissoudre la seconde Chambre, reçut une adresse du Parlement le priant de renvoyer les ministres et de refuser la dissolution. Le gouverneur répondit qu'à son grand regret, il estimait juste, dans les circonstances en cours, d'accorder Tappel au peuple que demandait le cabinet : le jour même il prononça la dissolution ^

Le pouvoir du gouverneur est de telle étendue, qu'il peut prendre l'initiative de cette mesure lorsqu'il l'estime nécessaire aux intérêts publics. En 1855, le gouverneur du Nouveau-Brunswick était persuadé qu'une nouvelle législation sur les liqueurs, à la veille d'être adoptée par la Chambre, heurtait les vœux du pays; il mit en demeure le cabinet de dissoudre la seconde Chambre ou de se retirer. Le cabinet préféra se démettre; le gouverneur forma un nouveau ministère et prononça la dissolution; le pays se rangea à son avis et envoya une nouvelle Chambre hostile au projet de loi *. — Il est certain qu'une pareille initiative est dangereuse, frise le pouvoir personnel et découvre le gouverneur; le monarque anglais n'oserait peut-être la prendre à l'heure actuelle, les gouverneurs feront sagement de s'en abstenir '.

La durée des Parlements coloniaux est en général moindre que celle du Parlement de Londres et ne motive pas un renouvellement anticipé. Au Canada, par exemple, la Chambre des Communes est «lue pour cinq ans *.

Les dissolutions sont assez fréquentes, le morcellement des partis les rend nécessaires. Sauf au Canada, l'instabilité ministérielle est la règle. Un cabinet d'un an n'est pas loin de son terme. En 1873, en

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