‹ La divaChapitre 9 sur 76 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

PALESTINE

Qu’esl-ce qu’il dii?

n AFA EL.

Les temps sont proc’nes, ma tante, les tomp? sont proches ! Galuchet me le disait encore hier soir, il arrive le llu^iUre que nous avons rêvé!..

PALE .STI N E

Vous avez rêvé un tbéêlre?...

RAFAEL

Oui... un théâtre dans lequel, au lien de marcher sur les pieds, on marchera sur les mains...

PALESTINE

Ecoule-moi bien, toi et ton ami Galuchet...

RAFAEL

Ahl parlez de moi comme il vous plaira, je suis votre neveu, moi... mais ne touchez pas à Galuchet ! Galuchet, c’est un monde !

PALESTINE

Galuchet, c’est un imbécile!

RAFAEL

Ma tante...

PALESTINE

Mais à cela près, c’est un charmant garçon. Ne m’avais-tu pas dit qu’il l’accompagnerait et qu’il serait le second témoin de Jeanne ?

RAFAEL

Il y a consenti.

PALESTINE

C’est bien de l’honneur.

RAFAEL

Il y a consenti... mais en gémissant!

> PALESTINE

Et pourquoi ça?...

RAFAEL

Parce que, selon Galuchet et selon moi, Jeanne Bernard ne devait pas se marier.

Comment?

RAFAEL

Parce que, dans ce théâtre que nous avions rêvé, nous avions besoin d'une femme...

PALESTINE

Pour la faire marcher sur les mains...

RAFAEL

Qu’importe comment on marche quand on marche à la gloire !... et elle y serait arrivée ! (Geit« de madame Paie>tine.) Oui, elle y serait arrivée... grâce à nous! i! nous fallait une

femme... (Entre Jeanne Bernard.) et CCttC femmC la VOici !

Page 1