CANTO DECIMO
22 Li precedeva at benedetto vaso, Trescando alzato, l'umile Sahnista, E piû e men che re era in quel caso.
2* Di contra eiligiata, ad una vista D'un gran palazzo, Micoi ammirava.
Si corne donna dispettosa e trista.
24 ]q niossi i piè del loco dov'io stava, Per avvisar da presso un'altra storia Che diretro a Micol mi biancheggiava.
25 Quivi era storiata Talta gloria
Del roman prince , lo cui gran valore Mosse Gregorio alla sua gran vittoria :
2« lo dico di Traiano imperadore :
Ed una vedovella gli era al freno , Di lagrime atteggiata e di dolore.
27 Dintorno a lui parea calcato e pieno Di cavalieri, e Taquile delForo Sovresso in vista al vento si movieno.
2® La miserella infra tutti costoro Parea dicer : Signor, fammi vendetta Del raio figliuoi ch' è morto, ond' io m' accoro.
29 Ed egli a lei rispondere : Ora aspetta Tanto ch'io torni. Ed ella : Signor niio, Corne persona in cui dolor s'affrotta ,
Là précédait le vaisseau béni ^, exultant et dansant, l'humble Psalmiste, alors plus et moins que roi.
En face, représentée à une fenêtre d'un grand palais, Mîchol regardait, dédaigneuse et triste.
Je quittai le lieu où j'étais pour voir de plus près une autre histoire, qui, derrière Michol, à mes yeux blanchissait.
Là était sculptée la haute gloire du Principal romain, dont la vertu mut Grégoire à sa grande victoire ^.
Je dis l'empereur Trajan; et près de lui, tenant le frein, une pauvre veuve baignée de larmes et de douleur.
Autour de lui des cavaliers couvraient et foulaient le sol , et sur eux on voyait les aigles d'or flotter au vent.
Au-dessous de ceux-là, la pauvrette semblait dire : « Seigneur, venge-moi de la mort de mon fils, dont j'ai le cœur brisé;
Et lui, répondre : « Attends que je revienne « Et celle-là, comme quelqu'un dont la douleur est impatiente : « Seigneur,
428 CâNTO DECIMO.
^^ Se tu non torni? Ed ei : Chi fia dovMo, La li farà. Ed ella : L'aitrui bene A te clic fia, se M tuo metti in obblio?
** Ond'egli : Or ti conforta, chè conviene Ch' io sol va il mio dovere, anzi ch' io inuova : (Jiuslizia vuole, e pietà mi ritiene.
*2 Colui, che mai non vide cosa nuova, Produsse esto visibile parlare Novello a noi, perché qui non si truova.
^^ Mcntr'io mi dilettava di guardare Le immagini di tante umilitadi , E per Io Fabro loro a vedor care ;
*^ Ecco di qua, ma fanno i passi radi, Mormorava il Pocta, moite genti :
Questi ne invieranno agli alti gradi.
*^ Gli occhi niiei ch'a mirar erano intenti, Per veder novitadi , onde son vaghi , Volgendosi ver lui non furon lenti.
^^ Non vo'perft, lettor, che tu ti smaghi Di buon proponimento, per udirc Come Dio vuol che il debito si paghi.
^^ Non attender la forma del inartire : Pensa la succession ; pensa che, a i)oggio, Oltre la gran sontenzia non puo ire.
« Si tu ne reviens pas? ■ Et lui : « Qui sera où je suis^<^ te vengera. * Et elle : «Le bien d'autrui, que sera-ce pour toi , si tu oublies le tien ** ? »
D'où lui : « Console-toi ; il convient qu'avant do partir s'accomplisse mon devoir; la justice le veut, et la piét^ me retient. »
Celui qui jamais ne vit chose nouvelle ^2, ouvra ce parler visible,- nouveau pour nous parce qu'il ne se trouve point ici *^.
Pendant que je me complaisais à regarder les images de tant d'humilité, et aussi par l'art de l'ouvrier délectables à voir :
— Voilà de ce côté, mais à pas tardifs se mouvant, une troupe nombreuse, murmura le Poëtc; ceux-ci nous indiqueront le chemin des hauts degrés.
Mes yeux, attentifs à regarder pour voir des choses nouvelles dont ils sont avides, à se tourner vers lui ne furent pas lente.
Je ne veux pas, lecteur, que se décourage ton bon propos, par l'oUïr comment Dieu veut que la dette se paie.
Ne regarde pas à la forme de la peine , mais pense à ce qui la suit ; pense qu'au pis elle ne peut durer que jusqu'à la grande sentence ^^.
430 CÂNTO DECIMO.
*® r cominciai : Maestro, quel ch'io veggio Muovere a noi, non mi sembran persone, E non so che : si nel veder vane^io.
*® Ed egli a me : La grave condizione Di ior tormento a terra gli rannicchia Si, che i miei occhî pria n'ebber tenzione.
*® Ma guarda fiso là, e disviticchia Col viso quel che vien sotto a quei sassi : Già scorger puoi corne ciascun ai picchia.
^* 0 superbi Cristian miseri lassi, Che , délia vista délia mente infermi , Fidanza avete ne'ritrosî passi;
^2 Non v'accorgete voi, che noi siam vermi Nati a formar Tangelîca farfalla, Che vola alla giustizia senza schermi î^
** Di che Tanimo vostro in alto galla? Voi siete quasi entomata in difetto.
Si corne verme, in cui formazion falla.
^* Corne, per sostentar solaio o tetto, Per mensola talvolta una figura Si vede giunger le ginocchia al petto,
^'^ La quai fa del non ver vera rancura Nascere a chi la vede; cosi fatti Vid'io color, quando posi ben cura.
Je commençai : — Maître , ce que je vois se mouvoir vers nous ne me paraît pas des personnes , mais un je ne sais quoi, tant ma vue s'y perd.
Et lui à moi : — Le genre du tourment qui sur eux pèse, les blottit à terre, tellement que mes yeux d'abord étaient en doute.
Mais regarde fixement, et que ta vue déroule ce qui vient sous ces pierres : déjà tu peux voir comme chacun est puni.
O chrétiens superbes, malheureux, débiles, qui, infirmes de la vue de l'esprit, vous fiez aux pas rétrogrades ,
Ne savez -vous donc point que nous sommes des vers nés pour devenir l'angélique papillon qui , sans que rien l'en défende, vole devant la Justice *^?
De quoi gonflée, votre àme en haut flotte-t-elle? Qu'êtes- vous que d'informes insectes*®, semblables au ver en qui avorte la transfomiation !
Comme, pour soutenir un plafond ou un toit, à la place d'une console se voit quelquefois une figure ^^ joindre les genoux h la poitrine ,
Laquelle, de ce qui n'est pas vrai, fait naître en qui la voit une vraie douleur, ainsi vis-je faits ceuxlà , quand je fus bien attentif.
432 CANTO DBGiMO.
^® Ver è che più e meno eran contratti, Secondo ch'avean più e meno addosso ; E quai più pazienza avea negli atU ,
Piangendo parea dicer : Più non posso.
A la vérité , ils étaient plus ou moins contractés , selon leur charge plus ou moins grande ; et qui , en sa contenance , paraissait le plus patient,
Pleurant semblait dire : t Je n'en peux plus. »
CANTO DECIMOPRIMO.
* 0 Padre nostro, che ne'cieli stai.
Non circonscritto, ma per più amorc Ch'a' primi effetti di lassii tu hai ,
2 Laudato sia i! tuo nome e il tuo volore Da ogni creatura, com'è degno Di rendcr grazie a! tuo doice vapore.
^ Vegna ver noi la pace del tuo regno, (^.hè noi ad essa non potem da noi, S'clla non vien, con tutto nostro ingegno.
^ Corne del suo voler gli angeli tuoi Fan sacrificio a te, cantando Osanna, Cosi facciano gli uomini de' suoi.
•^ l)à oggi a noi la cotidiana manna , Senza la quai per questo aspro diserto A relro va chi più di gir s'affanna.
« O notre Père, qui es dans les deux, non circonscrit, mais par plus d'amour pour ceux de là-haut que les premiers tu fis *,
« Que soit loués de toute créature ton nom et ta vertu , et que de dignes grâces soient rendues à ta suprême émanation 2.
« Vers nous vienne la paix de Ion royaume; car, si elle ne vient, nous ne pouvons de nous-mêmes, par aucune industrie , aller à elle.
« Comme de leur vouloir tes Anges, en chantant Hosanna^ te font un sacrifice, que des leurs ainsi fassent les hommes.
« Donne- nous aujourd'hui la manne quotidienne, sans laquelle, dans cet âpre désert, en arrière va celui qui plus se fatigue pour avancer.
136 CANTO OECIMOPRIMO.
^ E corne noi lo mal ch'avem sofferto Perdoniamo a ciascuno, e tu pcrdona Benigno, e non guardare al nostro merto.
' ^ostra virtù che di leggier s'adona, Non spennentar con l'antico avversaro.
Ma libéra da lui, che si la sprona ,
^ Quest' ultima preghiera , Signor caro , Già non si fa per noi , chè non bisogna , Ma per color che dietro a noi restaro.
^ Cosl a se e noi buona ramogna
Queir ombre orando, andavan sotto il pondo, Similc a quel che talvolta si sogna,
^^ Disparmente angosciate lutte a tondo, E lasse su per la prima cornice, Purgando le caligini del mondo.
** Se di là sempre bcn noi si dice, Di qua che dire e far per lor si puote Da quei, c' hanno al voler buona radiée?
*2 Ben si dee loro aitar lavar le note, Che portar quinci, si che mondi e lievi Possano uscirc aile stellale rôle.
'•^ Doh ! se giustizia e pielà \i disgrevi Tosto, si che possiate movcr V ala , Che secondo il disio vostro vi levi,
« Et comme à chacun nous pardonnons le mal que nous avons souffert, toi aussi pardonne, dans ta bonté, et ne regarde point à notre mérite.
« Ne mets point notre vertu, qui si aisément succombe, aux prises avec l'antique adversaire, mais délivre-nous de lui, qui tant l'assaille.
« Cette dernière prière, cher Seigneur, point n'est faite pour nous , qui n'en avons pas besoin ^, mais pour ceux qui derrière nous sont demeurés. »
Ainsi implorant, pour elles et pour nous, un heureux voyage, sous un poids semblable à celui que quelquefois l'on songe ^, ces âmes.
En des degrés divers de fatigue et d'angoisse , en tournant montaient toutes ensemble par la première corniche , se purifiant de la fumée du monde ^.
Si là toujours pour notre bien l'on prie, que ne peuvent ici pour le leur les prières et les œuvres de ceux dont le vouloir a une bonne racine ® ?
Bien les doit-on aider ti laver les taches qu'ils apportèrent d'ici, afin que, purs et légers, ils puissent monter aux cercles étoiles.
— Que la justice et la pitié bientôt vous soulagent, de sorte que vous puissiez mouvoir l'aile qui, selon votre désir, vous élèvera!
43S CANTO DBCIBIOPRIMO.
^^ Mostrate da quai mano in ver la scala Si va piii corto ; e se c' è piii tfun varco. Quel ne insegnate che men erto cala ;
*5 Chè questi che vien meco, per Tincarco Délia carne d' Adamo, onde si veste.
Al montar su, contra sua voglia, è parco.
^fi Le lor parole, che rendero a queste, Che dette avea colui cu'io seguiva.
Non fur da cui venisser manifeste;
*7 Ma fu detto : A man destra per la riva Con noi venite, e troverete il passo Possibile a salir persona \iva.
*® E s'io non fossi impedito dal sasso, Che la cervice mia superba doma, Onde portar conviemmi il viso basso,
*^ Cotesti che ancor vive, e non si noma, Guardere'io, per veder s'io M conosco, E per farlo pietoso a questa soma.
20 1' fui Latino, e nalo d'un gran Tosco : Guglielino Aldobrandeschi fu mio padre : Non so se 'I nome suo giammai fu vosco,
24 L'antico sangue e l'opère leggiadre De' miei maggior mi fer si arrogante , Che non pensando alla comune madré.
Montrez-nous de quel côté est le plus court chemin pour aller aux degrés; et s'il est plus d'un passage, enseignez-nous celui dont la pente est le moins rapide :
Car celui qui vient avec moi, à cause du poids de la chair d'Adam dont il est revêtu, est lent à monter, contre son vouloir.
Les paroles qui répondirent à celles de celui que je suivais 7, de qui elles venaient point ne discernait-on.
Mais il fut dit : « A main droite, par la rampe, avec nous venez, et vous trouverez le passage par où peut monter une personne vivante.
« Et si je n'en étais empêché par la pierre qui courbe ma tête superbe, et me force de baisser le visage ,
« Celui-là qui vit encore et qui ne se nomme point, regarderais-je , pour voir si je le connais, et pour que cette charge excitât sa pitié.
t Je suis Latin ^, et fils d'un grand Toscan : Guillaume Aldobrandeschi fut mon père. Je ne sais si son nom vint jamais à vous.
« L'antique sang et les belles actions de mes ancêtres si arrogant me rendirent, que, ne pensant point à la commune mère.
440 CANTO DECIMOPRIMO.
^ Ogni uomo ebbi în di^)etto tanto avante, Ch'io ne iiiori\ corne i Senesi sanno, E sallo in Campagnatico ogni fante.
** lo sono Omberto : e non pure a rae danno Superbia fe, chè tutti i miei consorti Ha ella tratti seco nel malanno.
*^ E qui convien che questo peso porti Per loi, tanto ch'a Dio si soddisfaccia , Poi chMo nol fei tra'vivi, qui tra'niorti.
25 Ascoltando, chinai in giù la faccia; Ed un di lor (non questi che parlava) Si torse sotto 'I peso che lo impaccia :
2^ E videmi e conobbeml, e chiamava, Tenendo gli occhi con fatica fisi A me che tutto chin con loro andava.
27 O, dissi lui, non se tu'Oderisi, L'onor d' Agubbio, e l'onor di quell*arle Che alluminare è chiamata in Parisi?
28 Fraie, diss'egli, più ridon le carte Che pennelleggia Franco Bolognese :
L'onore è tutto or suo, e mio in parte.
2^ Ben non sare' io stato si cortese Mentre ch'io vissi, per lo gran disio Deireccellenza, ove mio core intese.
« J'eus tant à mépris tous les hommes , que j'en mourus, comme les Siennois le savent, et le sait toute gent à Campagnatico.
t Je suis Omberto; et non pas moi seulement perdit l'orgueil , mais il a entraîné tous les miens dans la ruine ;
c A cause duquel il faut que je porte ce poids, jusqu'à ce qu'ici parmi les morts , puisque je ne le fis point parmi les vivants, j'aie satisfait à Dieu. »
Pour écouter je baissai la tête; et l'un d'eux, non celui qui parlait , se tordit sous le poids qui le pressait;
Et il me vit , et me reconnut , et m'appelait , tenant avec fatigue les yeux fixés sur moi , en se traînant avec les autres tout courbé.
— Oh! luidis-je, n'es-tu pas Oderisi^, l'honneur d'Agobbio, et l'honneur de cet art qu'enluminure on appelle à Paris?
€ Frère, dit- il, plus sourient les cartons que peint Franco de Bologne : maintenant l'honneur est tout sien , et mien seulement en partie.
€ Point n'eus-je été aussi courtois , tandis que je vécus, par le grand désir d'excellence oii aspirait mon cœur.
442 GANTO DECIMOPRIMO.
^ Di tal superbia qui si paga ii4io :
Edancor nonsarciqui, senonfoBse jl
Ghe, possendo peccar» mi volai a Ko^ J||
** O vana gloria délie umane posée, Com' poco verde in sulla cima dura.
Se non è giunta daU'etati grosse I
^2 Credette Cimabue nella pintura
Tener lo campe , ed ora ha Giotto il grido, 1 SI che la fama di colui oscura.
^* Cosl ha tolto l'une aU'altro Guido La gleria délia lingua; e ferse è nato Chi r une e V altro caccerJi di nido.
■^ ^^ Nen è il mondan rumere altre che un fiato i Di vente, ch'or vien quinci ed er vien quindi E muta neme, perché muta lato.
^'^ Che fama avrai tu piii, se vecchia scindi Da te la carne, che se fessi morte Innanzi che lasciassi il pappe e il dindi,
*^ Pria che passin mill'anni? ch'è più corto Spazie aU'etemo che un mover di ciglia Al cerchio che più tardi in ciele è torto.
^7 Celui , che del cammin si poce piglîa Dinanzi a me, Toscana sono tulta, E era appena in Siena sen pispiglia,
CBâNT onzième. 443
iB*une telle superbe se paie ici la dette, et ici ne ne serais-ja^point , n'était que, pouvant encore lier *®, je me tournai vers Dieu.
> vaine gloire du génie humain, combien peu de \ verdit la cime , si ne surviennent des âges gros-
|«Gimabiië crut, dans la peinture, être maître du
ip ; et aiqounrhui Giotto a pour lui le cri public ,
^sorte que la renonunée de celui-là est obscurcie.
* Ainsi l'un des Guido a ravi à l'autre la gloire de Il langue ^2, et peut-être est né celui qui tous deux les [chassera du nid ^.
t N'est autre chose la mondaine rumeur qu'un souffle de vent qui vient ores d'ici , ores de \h , et change de nom en changeant de côté**.
« Que vieux tu te dépouilles de la chair, ou que tu meures balbutiant encore pappo et dindi *^, qu'importera pour ta renommée ,
« Avant que soient mille ans? durée plus courte près de l'étemel le, qu'un mouvement des sourcils près du cercle qui dans le ciel le plus lentement tourne.
t Celui qui si peu de terrain gagne là devant moi , toute la Toscane retentit de son nom , et maintenant à peine le murmure-t-on dans Sienne ,
444 CANTO DECIMOPRIMO.
*^ Ond'era sire, quando fu distrutta La rabbia fiorentina, che superba Fu a quel teinpo, si com'ora è putta.
*^ La vostra nominanza è color d'erba , Che viene e va, c quel la discolora, Per oui eU'esce délia terra acerba.
^^ Ed io a lui : Lo tuo ver dir mMncuora Buona umiltà , e graii tumor m' appiani Ma chi è quei di cui tu parlavi ora ?
^* Quegli ô, rispose, Provenzan Salvani; Ed è qui, perché fu presuntuoso A recar Siena tutta aile sue mani.
^2 Ito è cosi, e va senza riposo, Poi che morl : cotai moneta rende A soddisfar, chi è di là tropp'oso.
^^ Ed io : Se (fuello spirito ch' attende. Pria che si penta, l'orlo délia vita, l-.aggiù dimora , e quassù non ascende,
*^ Se buona orazion lui non aita.
Prima che passi tempo quanto visse, Come fu la venuta a lui largita?
^5 Quando vivea più glorioso, disse, Liberamente nel campo di Siena , Ogni vergogna deposta, s'nfriss<^ :
« Où il était seigneur, quand fut brisée la rage florentine *®, superbe alors commer à présent vénale.
«Votre renommée ressemble à l'herbe, dont la couleur vient et s'en va, et que flétrit celui *^ par qui fraîche elle sort de la terre. »
Et moi à lui : — Tes paroles vraies me mettent au cœur une salutaire humilité, et en moi dégonflent une grande tumeur; mais qui est celui dont tu me parlais tout à l'heure ?
«C'est, répondit-il, Provenzan Salvani^^, et il est ici, parce que, dans sa présomption, il courba Sienne tout entière sous sa main.
«Ainsi est-il allé, et ainsi va-t-il sans repos depuis sa mort : en telle monnaie acquitte sa dette, qui là est trop osé. »
Et moi : — Si l'esprit qui , pour se repentir, attend l'extrémité do la vie. en bas demeure, et là haut ne monte pas,
A moins que ne l'aide une bonne prière, avant qu'ait passé un temps égal à celui de sa vie , comment Ja venue lui a-t-elle été accordée?
«Lorsqu'il vivait le plus glorieux, dit-il, résolument, dans le champ de Sienne, toute honte déposée , ferme il se tint ;