‹ La Divine comédie de Dante Alighiéri (volume 5)Chapitre 20 sur 64 · De la famille Orsini. d'un style énergique et impétueux · texte numérisé non relu

De la famille Orsini. d'un style énergique et impétueux

2. Après Boniface VIII, qui mourra en Dix-neuf vers de ce passage sont de- 1305, viendra de France Clément V, an- puis longtemps mis à l'index dans les cien archevêque de Bordeaux, et qui éditions introduites en Espagne. Il faut mourra en J3I4. II ne faut pas oublier se rappeler en même temps que trois que Nicolas III prophétise ainsi en 1300. papes , Paul III, Pie IV et Clément XIL Clément V est comparé par Dante à ont accepté la dédicace de la Divine Jason, frère d'Osias, qui reçut d'An- Comédie. Aujourd'hui, pas un vers ae tiochus Ja dignité de grand pontife , Dante n'est supprimé dans les éditions comme Clément V fut élu pape par l'ef- que l'on publie ou que l'on vend à fet de la protection de Philippe le Bel. Rome. — Toute la fin de ce chant est écrite .

dis en ces ternies : « Dis-moi, quel trésor N. S. demanda-t-il à saint Pierre , avant de lui confier les clefs de son royaume ? Il ne lui dit rien autre , sinon : « Suis-moi. » Pierre et ses compagnons ne dépouillèrent pas de son or et de son argent le disciple Mathias, quand il fut choisi par le sort pour succéder au Traître1. Tu as été justement puni; garde avec toi les richesses que tu as amassées par de vils moyens, et qui t'encouragèrent à braver la puissance de Charles 2, Si je n'étais arrêté par le respect que m'inspirent les augustes clefs que tu as tenues sur la terre de félicité , je t'adresserais encore des paroles plus indignées. Votre avarice est un scandale pour l'univers : vous foulez aux pieds le bon, vous élevez le méchant. Pasteurs , vous fûtes révélés à l'Évangéliste 3 , quand il vit celle qui est assise sur les eaux se prostituer aux rois ; celle-là même qui naquit avec sept têtes, et qui , dans les dix cornes , trouva la preuve de sa force , tant que la vertu plut à son époux. Vous vous êtes créé des dieux d'or et d/argent*. Quelle autre différence y a-t-il entre vous et l'idolâtre? Vous adorez cent divinités , tandis qu'il n'en adore qu'une seule. Ah ! Constantin 5 , que de maux apporta , non ta conversion ,

i. Au traître : Judas. sions gibelines à la partialité que le

s. Charles d'Anjou , frère de saint pape Clément V montra pour Philippe

Louis, roi de la Pouille et de la Calabre, le Bel, qui l'aurait élevé au pontificat,

sous le nom de Charles Ier. Lombardi n. Il semble qu'il y ait ici une compa-

accuse Volpi et Venturi d'avoir appelé raison vicieuse. En effet, nous n'ado-

cc prince Charles II. Lombardi s'est rons qu'un dieu dans notre religion, et

trompé : Volpi seul a commis cette er- l'idolâtre adore une foule de dieux,

reur, et Venturi ne l'a pas commise, au Dante veut apparemment qu'on l'en-

moins dans l'édition de I7tfl. tende ainsi : « dans la foule des dieux ,

s. Saint Jean, dans une de ses vi- l'idolâtre en préfère un qu'il adore plus

sions, entend l'ange lui dire : « Veni , particulièrement : Athènes adorait Mi-

ostendam tibi damnationem meretri- nerve; Delphes, Apollon, etc. Vous ,

cis magnœ qvœ sedet super aquas vous faites un dieu de chaque pièce de

multas, cum quel fornicati sunt regest cet or et de cet argent que recherche

terra?.-, habentem capita septemetcor- votre avarice; pour vous, chaque se-

nua decem (cap. 17 ).[• Les comraen- quin est un dieu : en vous gorgeant de

tateurs voient dans la femme assise sur mille pièces d'or, vous adorez mille di-

les eaux étendues dans l'espace, l'Église, vinites. »

dont le culte est répandu chez beau- s. Voici la note de Lombardi : « Le

coup de peuples. Les sept tètes sont les « poëte entend, suivant la persuasion

sept sacrements ; les dix cornes sont les « où l'on était de son temps , que Con •

dix commandements. Les complaisances « stantin le Grand donna Rome au pape

avec les rois sont, pour Dante, des allu- « S. Sylvestre, appelé, en conséquence,

84 L ENFER , CDANT XIX.

mais la dot que reçut de toi le premier pontife qui fut riche et puissant ! »

Pendant que je lui chantais de tels reproches , l'ombre , soit qu'elle fût tourmentée par la colère , soit qu'elle le fût par sa conscience , agitait ses pieds dans tous les sens. Je crois que mon guide ne me désapprouvait pas, et qu'il entendit avec plaisir mes paroles véridiques. Il me prit alors avec les deux bras , et remonta par le chemin qu'il avait choisi pour

~A descendre. 11 ne cessa de me presser contre son cœur, jus- / qu'à ce qu'il m'eût ramené sur le pont qui conduit de la quatrième vallée à la cinquième; et là il me déposa doucement sur

^ le sol , parce qu'il était si dur et si âpre qu'à peine la chèvre aurait pu le gravir. Nous vîmes ensuite une autre région de tortures.

« dans l'une des dernières strophes de « ce chant, primo ricco pâtre, pre- « mier riche père- Il suppose que cette » dote, cette donation, alluma dans le <• cœur du pape et des ecclésiastiques «l'amour des richesses, et engendra « beaucoup d'autres dommages. Mais « l'expérience prouve que le pauvre « s'écarte plus facilement de la vertu « que le riche : ce serait pis que les cc- « clésiastiques fussent pauvres.»

M. l'abbé Féa , dans son ouvrage intitulé : Nuove osservazioni sopra la Divina Commediu di Dante, in-a" , Rome, l'oggiaii, isso, traite directement de la question relative à celte donation. Il la regarde comme controuvéc,

et place ailleurs, avec plus de vérité, de franchise et de gloire, les droits du saint-siége. On attaque Rome sur ses prétentions, et l'on appuie ces attaques sur celles de Dante. Le poiite a cru véritable une prétention qui n'a pas été soutenue à Rome. 11 faut combattre Rome, si on en a le désir, en alléguant les griefs véritables; il ne faut pas la chercher sur un terrain où elle n'a pas dû et n'a pas voulu se présenter. Il faut l'attaquer en face : c'est un genre de contestation que sa haute sagesse , sa constance, son immutabilité, sa surveillance infatigable, sa polémique noble, n'ont jamais refusé. ( Histoire de Dante, page siù;)

LENFEK, CHANT XX. 85

CHANT XX

Mes vers doivent décrire de nouvelles peines, et commencer le vingtième chant de la première cantica , qui traite des tourments de l'enfer. J'étais avide d'observer le nouveau spectacle qui allait m'offrir d'autres douleurs. Il se présenta à mes yeux un grand nombre d'âmes plongées dans un silence entremêlé de pleurs, et s'avançant du pas ralenti de ceux qui chantent les litanies dans notre monde. Lorsque je considérai ces ombres plus attentivement , il me sembla que leur tête n'était plus dans le rapport accoutumé du menton avec le commencement de la poitrine. Leur visage était tourné du côté des épaules : enfin , ces âmes à qui il était interdit de voir l'espace qui s'étendait devant elles , étaient obligées de marcher à reculons ; peut-être les effets de la paralysie ont-ils ainsi distordu le corps humain ? mais je ne l'ai jamais vu , et je ne crois pas que ce soit possible. O lecteur, que Dieu t'accorde de tirer quelque fruit de ce récit ! mais aussi juge si je pouvais contempler d'un œil sec, notre image si misérablement déformée que , par la fente des épaufes , les larmes tombaient des yeux sur les '. Je pleurais, appuyé sur

i. Les traducteurs ont entendu ce larmes qui n'arrosent plus leurs ,poi-

passage, chacun à leur manière. Les uns trines. •> Après y avoir bien pensé, j'ai

ont dit :« Les larmes qui coulaient,de présenté à l'intelligence du lecteur,

leurs yeux baignaient leurs talons;» bien plus qu'à ses regards, le mot fatal

mais que devient le mot natiche? mais caractéristique. Avec cela, je n'ai

Faut-il [dire, en restreignant le sens : pas osé le tracer, même avec l'initiale.

«Les larmes que ces malheureux ver- Dante, ici, n'a pas voulu être cynique,

saient, leur baignaient le dos?» M .(Ter- ni étendre les droits exigeants de son

rasson s'exprime ainsi : « Hélas ! ses style comique. Il a voulu appuyer sur

pleurs amers tombaient derrière lui. » l'idée qui s'offrait à lui et qui était la

Rivarot avait dit: «Versant à jamais des conséquence de son invention, portant

une partie saillante du pont, et mon guide nie dit : « Estu aussi de ces insensés ? Ici c'est être pieux que d'être

! sans pitié ! Est-on plus scélérat que l'homme qui se laisse at- < l tendrir par le spectacle de la justice divine ! lève , lève la tête , et vois celui sous lequel la terre s'entr'ouvrit aux yeux des Thébains. Tous s'écriaient : Où vas-tu f engloutir, Amphiaraûsx ? Pourquoi abandonnes-tu les combats? et il ne cessait de rouler de vallée en vallée, jusque dans l'empire où Minos étend son bras dealer sur les humains. Observe que le dos de ce coupable occupe la place de sa poitrine; et, parce qu'il a trop voulu voir en avant , il ne voit maintenant que par derrière, et marche à pas rétrogrades.

« Remarque Tirésias2 qui changea de traits et de formes,

avec soi l'épouvante. Il a établi une opposition , a lui permise, entre le mot occlii et le mot natiche, qui sont ordinairement si loin de l'affreux voisinage qu'il suppose. On doit se rappeler que le poiite parle en ces termes :

... elle il pianto degli oecki Le natiche bagnava per lo fesso.

En disant et en ne disant pas, j'ai conservé l'effet de l'impression inconnue que Dante cherche à produire. II faut toujours être exact , et en revenir à cette partie de l'homme que ses yeux ne voyent pas , et que là ils peuvent voir. Je sais qu'il y a des mots condamnés à un exil éternel du langage délicat e,t soutenu, mais il faut, je crois, se laisser quelquefois gouverner par le poète. Quand notre langue arrive à de pareils mots, et veut agir dans toute la liberté de sa chasteté et de ses répugnances , ne reste-t-elle pas impuissante? Il me semble qu'il a fallu céder, et j'en demanderais pardon, si je ne craignais pas qu'on ne considérât mon repentir comme peu sincère. D'ailleurs, Dante ne doit pas s'accoutumer à de pareilles complaisances. Nous ne l'avons pas suivi au deuxième vers de l'avantdernier tercet du chant xvin. Nous avons déjà peur du dernier vers du chant xxi. Enfin nous possédons à fond notre Dante; nous avons tant de fois lu son poème de iï à ie,oon vers! On n'y

trouve absolument que cinq expressions appelées dans notre langue des saletés, et qui ne sont pas toujours telles en Italien. De quatre, il sera fait justice, c'est-a-dire, on ne suivra pas aveuglément le texte. Mais quant à ce qui concerne les vers pour lesquels on a fait la présente note, je persiste à penser que l'idée admirablement poétique, cette fois, excuse la hardiesse, celte fois seulement. Pourquoi faudrait-il qu'une périphrase, presque contresens, vint dénaturer un récit où la terreur bannit en quelque sorte les convenances, pour ne plus s'attacher qu'au tableau terrible des châtiments d'un crime?

1. Amphiaraus, fils d'Apollon et d'Hypermnestre. La veille du jour où il fut englouti dans la terre avec son char, il était à table au milieu des chefs de l'armée: un aigle fondit sur sa lance, l'enleva , puis la laissa tomber dans un endroit où elle se changea en laurier.

Le lendemain , la terre s'entr'ouvrit sous le prince, et il fut abîmé avec ses chevaux. Amphiaraus passait .pour être devin.

2. Tirésias , Thébain, devin fameux , ayant un jour vu deux serpents accouplés sur le mont Cythéron , il tua la femelle , et fut sur-le-champ métamorphosé en femme. Sept ans après , il trouva deux autres serpents accouplés, tua le mâle, et devint homme comme auparavant. —Jupiter et Junon, dis-

l'enfer, chant XX. • 87

et qui devint femme , d'homme qu'il était : il fallut qu'il frappât de sa verge magique les deux serpents accouplés , avant de pouvoir reprendre la force de son sexe. Plus loin, près du ventre de Tirésias , est Arons [ , qui avait fixé sa demeure au milieu des filons du marbre éblouissant de Luni , cultivé par les Carrarais qui habitent plus bas. C'est de ce point qu'il considérait sans obstacle la mer et les étoiles. Cette femme, que tu ne vois pas, dont les tresses déployées couvrent le sein , et que ce supplice condamne à porter ainsi sa chevelure , fut Manto : , qui visita un grand nombre de contrées, et s'arrêta dans le lieu où je pris naissance. Il me plaît que tu m'éeoutes un peu.

■ La ville de Bacchus 3 fut réduite en esclavage après la mort du père de Manto ; alors cette vierge parcourut longtemps le monde. Là haut, dans la belle Italie, est un lac appelé Bénaco , situé au pied des Alpes tyroliennes qui la séparent de la Germanie; entre Garda, Yal Camonica et l'Apennin, les eaux s'écoulent, je crois, vers ce lac, par mille et mille sources fécondes : au milieu est un point où les évêques de Trente , de Vérone et de Brescia -i, auraient le droit, s'ils passaient dans ce lieu , de répandre leurs bénédictions. A l'endroit où la rive est plus basse , est située Peschiéra, belle et forte citadelle , capable de couvrir les possessions des ci-

putant un jour sur les avantages par- 5. La ville de Eacclius est la Tliébcs

ticuliers du caractère de l'homme et de de Béotie.

la femme, convinrent de s'en rapporter 4. Il est singulier d'entendre Virgile au jugement de Tirésias, qui décida en parler des évêques d'Italie. Le poète, faveur de l'homme; mais il ajouta en- dans sa description, veut dire que là, il suite, pour ne pas trop offenser l'or- y aun endroitoù les évêques deTrente, gueilleuse Junon, que les femmes de Brescia et de Vicence, peuvent excrétaient cependant plus sensibles. Jupi- cer leur juridiction. Ce doit être le lieu ter, par reconnaissance, donna à Tiré- appelé/'rnfode//a/an!e,dist3ntdecinq sias la faculté de lire dans l'avenir: milles de Gargagno. Léandrc Alberti dit mais Junon, jalouse de cette décision, le dans son Italie : • Ici, trois évêques peupunit en le rendant aveugle. vent se loucher la main, parce qnecha-

i. Arons, célèbre devin, qui habitait eun d'eux est dans son diocèse. » Il n'y

dans la montagne de Luni, près de Car- a pas d'explication a donner pour les

rare. Voy. Lucain,Iirliv. delà Pkarsale. passages cités plus haut. Dante est gëo-

2. Manto était fille de Tirésias, mère graphe fidèle, sans cesser d'être grand

d'Ocnus, qui fonda Mantouc. Voyez pofite. Enéide, llv X, vers 193 et suiv.

88 l'enfer, CHANT XX.

toyens de Bergame et de Breseia. Là, le Bénaco se dégorge et devient un fleuve qui serpente à travers de frais pâturages ; il s'appelle alors le Mincio, et non plus Bénaco, jusqu'à Governo , où il se jette dans l'Éridan.

«A peu de distance, il trouve une vallée où il s'étend et forme un marais malsain dans les ardeurs de l'été. La vierge sévère , arrivée en ce lieu , vit cette terre inhospitalière dépourvue d'habitants : c'est là que , pour fuir toute société humaiue, elle fixa son séjour avec ceux qui l'avaient suivie, qu'elle exerça son art magique, et qu'elle laissa son corps privé de son âme. Les hommes dispersés dans les environs, alors attirés par la protection qu'assurait ce marais immense , fréquentèrent ce lieu : ils bâtirent une ville sur le tombeau de la fille de Tirésias , et sans consulter autrement le sort, ils appelèrent cette ville Mantoue, du nom de celle qui, la première , y avait établi son séjour.

« Cette ville était plus florissante avant que la duplicité de Pinamonte l se fût jouée de la crédulité des Casalodi. Je t'ai parlé ainsi , pour que tu pusses opposer la vérité au mensonge , si jamais tu entendais attribuer une autre origine à ma patrie. »

Je répondis : « O maître ! la clarté de tes paroles excite tellement ma confiance, que celles des autres seraient pour moi des charbons éteints. Dis maintenant si, dans cette foule qui s'avance , tu vois des ombres dignes d'être remarquées : mon esprit n'est plus occupé que de ce soin. » Mon guide reprit ainsi : «Celui dont la barbe épaisse retombe sur ses épaules rembrunies , fut augure et se joignit à Cal chas , en Aulide, pour couper le premier câble des vaisseaux du port , lorsque la Grèce fut si épuisée d'hommes , qu'à peine les plus jeunes fils des guerriers restèrent dans leurs ber-

i. Albert Casalodi gouvernait Man- lodi ayant imprudemment suivi ce con-

toue : Pinamonte de' Bonacorsi lui con- seil , se trouva privé de ses plus hardis

seilla d'exiler une foule de nobles, dont défenseurs , et se vit arracher l'autorité

il craignait les bonnes intentions. Casa- par le fourbe Pinamonte.

ceaux : il s'appela Eurypile ' ; ma haute tragédie > le nomme ainsi dans une de ses parties : tu dois te le rappeler, toi qui la sais tout entière.

« Cet autre , dont les flancs sont si décharnés, fut Michel Scot3, qui connut le jeu des impostures de la magie. Tu vois Guido Bonatti-i; tu vois Asdent5, qui se repent trop tard d'avoir abandonné son cuir et son ligneul ; tu vois ces femmes malheureuses qui laissèrent l'aiguille , la navette et le fuseau , pour étudier l'art de deviner, à l'aide des herbes ou des images de cire.

« Mais viens maintenant : déjà l'astre où le peuple croit apercevoir Caïn et ses épines , paraît à l'horizon, et touche la mer sous Séville. Hier, cet astre brillait 6 de toute sa clarté.

i. Voyez Kncidc, livvll, vers 114 et sniv.

2. Virgile appelle V Enéide, sa haute tragédie. Dante indique bien ici qu'il veut que son poëme ne soit appelé que comedie , c'est-à-dire, poëme d'un style tempéré et même familier; il veut avoir le droit d'y placer le mot vatiche. Ce n'est pas Dante, comme quelques personnes le croient , qui a ensuite appelé divine sa comédie : ce sont les commentateurs et une foule d'admirateurs passionnés de sa nation , qui .ont donné ce nom à son immortel ouvrage. Si Dante revenait parmi nous, il verrait que malgré sa modestie, on a décoré sa comédie de l'épithète la plus honorable qu'on aurait pu donner au poëme le plus parfait écrit du style , qui pour lui, Dante, aurait été le style tragique.

5. Quelques auteurs veulent que ce Michel Scot ait été Espagnol, mais il est probable qu'il s'agit de Michel Scot ou Ecossais, devin de l'empereur Frédéric II. Il prédit au prince qu'il mourrait à iFlorence. En effet, on observa que ce prince mourut à yiorenzuola, qui veut dire petite Florence.

4. Guido Bonatll , devin de la ville de Forli , composa un ouvrage sur l'astrologie, que Daniello dit avoir vu. I.e comte Guido de Montefeltro fut une des principales dupes de ce Guido Bonatti.

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