‹ La divine comédie. Traduction d'Artaud de MontorChapitre 7 sur 38 · L'Envie · texte numérisé non relu

L'Envie

29. Le Siennois Lano, ayant dissipé tous ses biens, avait pris du service dans une armée de la République; tombé dans une embuscade, il pouvait fuir et préféra se faire tuer par les ennemis.

30. Quand Florence adorait les faux Dieux elle avait élevé à Mars un temple où était placée sa statue qui représentait un guerrier à cheval. Les Florentins, devenus chrétiens, avaient enlevé cette statue et l'avaient portée au haut d'une tour, sur les bords de l'Arno. La tour ayant été renversée par Attila, cette statue était restée dans l'Arno jusqu'en 801, époque où Charlemagne commençait à faire rebâtir Florence. La statue fut replacée à l'endroit appelé aujourd'hui Ponte Vecchio. Dante veut dire : « Si un débris de la statue de celui qui préside à la guerre ne reposait pas encore sur la rive du fleuve qu'on voit couler à Florence, c'est en vain que ses habitants auraient pensé à relever ses enfants abattus par Attila. C'est le génie militaire des Florentins qui a protégé le rétablissement de leur cité. » Le personnage pendu dans sa maison doit être Roch de Morzy, qui ne voulut pas survivre à la perte de sa fortune.

Chant XIV.

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