‹ La divinité de Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 1 sur 73 · DISCOURS PRÉLIMINAIRE · texte numérisé non relu

DISCOURS PRÉLIMINAIRE

Un homme, il y a dix-huit cents ans, a rempli la Judée de son nom et de ses miracles ; il a fait ce que Socrate et ses disciples avaient essayé vainement : ils n'ont pu changer une seule ville de la Grèce, il a converti l'univers. Simple, sublime dans ses œuvres comme dans ses discours, il parle, il agit avec autorité, il marche, et tous ses pas sont des bienfaits. La vie dont il donne le modèle et le précepte, est une vie toute divine. Il meurt par amour pour les hommes, d'autres avant lui étaient morts pour la patrie, pour l'amitié, pour la famille, seul il est mort pour l'humanité. Il meurt, et par sa mort il réalise toutes les merveilles qu'il a prédites. 11 avait promis à un pécheur l'empire du monde , il avait annoncé à Jérusalem sa destruction : Pierre règne encore aujourd'hui à Rome, la reine 'des cités; Jérusalem, autrefois la splendeur du monde., est renversée de fond en comble , et les Juifs sont errants et dispersés. Il a dit que lorsqu'il serait élevé sur la croix , il attirerait tout à lui, et après sa mort , le juif abandonne sa loi , le païen ses faux dieux , le philosophe ses vains systèmes, tous lui élèvent des autels. Les plus grands génies de ruQiyers , depuis dix-huit cents ans , l'ont adoré , et la philosophie du dernier siècle s*est vue forcée de reconnaître en lui un Dieu : « oui , si la vie et la mort de Socrate sont d'un sage, a dit Rousseau , la vie et la mort de Jésus sont d'un Dieu* » I. a

n DISCOURS PRÉLIMINAIRE.

Si dernièrement la chute profonde d'an homme qui avi attaqué d'abord llndifférence de son siède, a causé uneei pèce d'effroi dans cette société , il ne faut pas oublier Fi nathème autrefois prononcé par lui contre lui-même. Q anathème , le voici : « Pour renier Jésus expirant sur un bof infâme, et pardonnant à ses bourreaux, pour refuser de crois en lui , il faudrait n'être pas un homme , il faudrait un je ne sais quoi monstrueux , un démon , plus qu'un déi car si les démons ne sauraient aimer, ils croient du moi ils tremblent : Credunt et contremiscunt »

Les événements qui annonçaient la venue du Messie ceux qui l'ont manifestée prouvent que le monde , pei quatre mille ans, préparait l'enfantement d'un Dieu. Le teur des choses visibles et invisibles, le Tout-Puissant qui peut mettre en harmonie les prédictions et les événei a vraiment autorisé Jésus-Christ par des signes les prophéties, les miracles, la conversion des natioiiSyj dispersion des Juifs. Quel est donc cet homme ? CTest le Yi incarné. Saint Jean nous apprend ce que c'est que le Yi « Au commtoencement était le Verbe , et le Verbe étî Dieu et le Verbe étai*: Dieu ; » paroles où Ton trouve l'ui Dieu et la distinction des personnes qui sont en Dieu.

Le Verbe, avant rincarnation , était dans le monde, monde ne le comprenait pas , mais son nom avait été coi parmi les hommes. Tertullien dit formellement aux que les philosophes appelaient le créateur de runiverl] Verbe, la parole , la raison. Platon , en parlant de la sance du monde , a reconnu un Verbe , une idée, un de ce que Dieu voulait faire, modèle réalisé dans la

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Isvîd avait entendu delà bouche de Dieu ces paroles adres* ées an Messie : « vous êtes mon fils, Je vous ai engendré avant aurore.» « Quel est celui qui est élevé au plus haut des cieux ^ sa puissance et qui en descend continuellement ; quel est Ihn nom et le nom de son fils, si vous le savez ? » F Grrâoe à la foi chrétienne , nous savons que le Verbe est la le personne de la Trinité , un être subsistant éternel , rant toute l'essence, tout le caractère , toute la substance ^ parole intime qui exprime tout ce que Dieu est , et ee qui est en lui, Dieu de Dieu , lumière de lumière, vrai de vrai Dieu comme parle le symbole , figure de toute ^oire du Père , image de toute sa splendeur.

Tout a été fait par le Verbe, dit saint Jean , et rien de ce a été fait n'a été fait sans lui. Le Verbe a coordonné et tous les ouvrages de Dieu. « C'est lui qui a établi les [res de la terre , qui a renfermé la mer en ses digues , qui imande à l'étoile du matin , qui montre à Taurore le lieu elle se lève ; il pénètre dans le sein des mers , il marche le fond de Tabîme; c'est lui qui ouvre un passage aux ints des nuées, qui trace les sillons de la foudre; il disen rosée les plus épais nuages , il fait germer Therbe khs la prairie. Quand Dieu pesait la force des vents et qu'il lesurait les eaux de l'abîme ; quand il donnait des lois à la luie et qu'il marquait la route aux tempêtes , alors il contoipiait le Verbe , il voyait la sagesse, il la renfermait en li , il en sondait la profondeur. Levez les yeux en haut , conllérez qui a créé les deux ,, qui fait marcher dans un si bel Idre l'armée des étoiles , qui les appelle par leurs noms , aute ne lui est cachée , tant est grande là force ^ \&^\ù!^»^w<^<^

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