‹ La divinité de Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 65 sur 73 · il · texte numérisé non relu

il

An 480. — Saint Gélose, pape.

On attribue à saint Gelase le Traité des denx natnres en Jésus-Glirist, contre Eutychès et Nestorius. Il 'pose comme principe cette parole des Ecritures : « Le Verbe a été fait cbair et il a babité parmi nous, » puis il dit : u Quoique Notre-Seigneur soit un, que Dieu soit bomme et Thomme Dieu, que le Dieu-bomme s'approprie tout ce qui est de rhumanité, et que Thomme-Dieu ait tout ce qui est de Dieu ; néanmoins, pour que cette union mystérieuse subsiste en son entier , il faut que Phomme reste Dieu comme il l'est par cette union, et que Dieu conserve aussi tout ce qui est de Tbomme; car, s'il se faisait quelque séparation en Jésus-Christ de la divinité ou de rhumanité, dès-lors le mystère ne subsisterait plus. Selon les écrits des prophètes et des apôtres , cette union doit subsister éternellement (Bibliot. des Pères, tom. 8 ).

Dans ce Traité, le pape Gelase, à l'exemple de saint Cbrysostôme et de Théodoret, se sert de l'eucharistie pour expliquer de quelle manière la nature humaine demeure en Jésus- Christ sans être absorbée par la nature divine ( Ib., p. 703).

An 485. — Saini Avit, abbé.

Le diacre Florus , dans son Commentaire sur les épitres de saint Paul , cite , sous le titre de Traité de la Divinité^ la Lettre que saint Avit écrivit au roi Gondebaud , pour répondre à la question que ce prince lui avait faite au sujet de la divinité de Jésus-Christ. Saint Avit démontre dans cette Lettre , par un grand nombre de passages tant de l'Ancien que du Nouveau-Testament , la vérité de la divinité et de l'cternité du Verbe.

Saint Avit écrivit plusieurs Lettres au roi Clovis. La quarante-unième est adressée à ce prince pour le féliciter sur son baptême, qui eut lieu le jour de la Nativité.

Isaac le Grande prêtre de V église d'Antioche.

Isaac composa plusieurs ouvrages en langue syriaque , p'|0Dt les principaux avaient pour objet de combattre les er« mars des Eutychiens et des IVestoriens. On a de lui un certain nombre de Sermons. Dans le neuvième , il combat les erreurs de son temps sur le mystère de Tincarnation. Il s'y expliiiue avec clarté et netteté sur les deux natures et sur /'unité de personnes en Jésus-Christ. Il établit dans le même discours la présence réelle de Jésus-Christ dans Teucharistie. Dans le vingt-troisième, il montre que Jésus-Christ, en tant que Dieu, n'est point sujet aux souffrances, mais seulement en tant qu'homme. Dans le cinquante-troisième, intitulé : De la Foi, il établit la consubstantialité des trois personnes, qu*il explique par des comparaisons très-ingénieuses.

Samuel y prêtre de Véglise d*Edesse.

Gennade parle de Samuel , et cite plusieurs ouvrages qu'il avait composés en syriaque contre les ennemis de l'Eglise > surtout contre les Nestoriens et les Eutychiens. Il les réfute par la doctrine de l'Eglise et l'autorité des Ecritures , montrant, contre les Nestoriens, que le Verbe est un Dieu-homme, et non pas un pur homme, né d'une Vierge; contre les Eutychiens , que Dieu a pris une véritable chair dans le sein de la Vierge.

Gennade j prêtre de Véglise de Marseille.

C'était un homme très-savant. De ses nombreux ouvrages, nous ne citerons que celui intitulé : Des Dogmes ecclésiastiques, qui est attribué aussi à saint Augustin dans plusieurs manuscrits. Ce traité est en forme de profession de foi. Gen-

Dade 7 réfute tous ceux qui ont erré, soit sur les mystères de la Trinité et de riDcaniation , soit sur les autres dogmes de la religion. Il reconnaît qu'il n'y a qu'un seul Dieu , Père, Fils et Saint-Esprit ; que le Père est ainsi appelé, parce qu'il a un Fils; le Fils, parce qu'il a un Père, et le Saint-Esprit, parce qu'il procède du Père et du FiFs. C'est le Fils qui s'est incamé , afin que celui qui était Fils de Dieu devint aussi Fils de rhomme.

An 485. — Elpidius.

Elpidius était diacre de l'Eglise de Lyon. On a de cet auteur ecclésiastique deux Poèmes. Le premier se compose de vingt-quatre strophes , de trois vers chacune ; chaque strophe raconte en même temps un fait de raocien Testament, le mystère signifié par le fait , avec le récit du fait accompli dans le nouveau Testament. Ainsi la chute d'Eve et l'annonciation du mystère de ITncamation , faite par l'ange à la Sainte- Vierge, sont racontées Tune à la suite de l'autre. La onzième et la douzième contiennent le parallèle du sacrifice d'Isaac avec le sacrifice de Jésus-Christ sur la croix.

Le second poërae traite des bienfaits de Jésus-Christ envers les hommes, depuis la création du monde jusqu'à la mort qu'il a soufferte sur la croix.

An 495. — Atticus , archevêque de Constantinople,

On trouve dans les actes du concile d'Ephèse plusieurs passages d'un sermon prêché par Atticus le jour de la naissance du Sauveur, où il établit clairement les deux natures en Jésus-Christ (Concile, tom. 3, p. 849 ). Il établissait la même doctrine dans une Lettre à Eupsichius , citée dans le concile de Calcédoine. Gennade et Marcellin rapportent qu'Atticas aysât à l'avance condamné l'hérésie de Nestorius dans

on livre intitulé : De la Foi et de la Virginité^ adressé aux reines, c'est-à-dire à Pulchérie et Flaceide, filles de Ternpereur Arcadius. Saint Cyrille compte Atticus au nombre des anciens qui ont appelé la sainte Vierge Mère de Dieu dans lears écrits.

Paul Orosey prêtre et historien,

Orose commence le septième livre de son Histoire gêné- Taie du Monde à la naissance de Jésus-Christ , arrivée Tan sept cent cinquante-deux depuis la fondation de Rome. Il raconte dans ce livre que , sur la relation que Pilate fit à lïbère des miracles opérés par Jésus-Christ , ce prince proposa au sénat de le mettre au rang des dieux ; le sénat s'y refusa , et rendit un édit portant que tous les Chrétiens seraient chassés de Rome. Orose remarque que ce refus du sénat et sa conduite dans cette circonstance furent attribués au dépit qu'il éprouva de ce qu'on ne s'était pas d'abord adressé directement à lui, suivant la coutume, pour statuer sur le culte que l'on devait rendre à Jésus-Christ ( Id., id. , liv. 7, p. 434 ).

Saint Pierre Chrysologue , archevêque de Bavenne,

Il reste de ce saint un assez grand nombre de sermons ou discours qu'il avait prononcés pendant son ministère. Dans le quatre- vingt dix-septième , il dit que c'est par l'esprit de Dieu que les prophètes ont prédit l'avenir, que saint Pierre a connu que le Fils de l'homme était aussi le Fils du Dieu vivant, que c'est Jésus-Christ qui a parlé et opéré dans saint Paul (97® dise). Dans son sermon sur la Trinité, saint Chrysologue explique les premières paroles du Symbole. Ce Symbole dit Dieu et non les dieux , parce que la foi chrétienne croit en un seul Dieu dans la Trinité ; elle sait le Père^

elle sait le Fils, elle sait le Saint-Esprit, mais elle ne connaît point les dieax. La divinité est dans les trois personnes; mais il n*y a qu'une divinité dans la Trinité. La Trinité est distinguée par les personnes, mais elle n'est point divisée par les substances. Dieu est un , mais en trois personnes. La Trinité est un seul Dieu; la majesté est une et égaie dans le Père, le Fils et le Saint-Esprit... Dieu le Père n'a pas engendré son Fils dans le sang ( Id., serra. 60) /parce qu'il ne connaît point de temps; mais il a tellement engendré de lui-même son Fils , que tout ce qui ét£|it en lui devait être et demeurer dans le Fils... Jésus, c'est-à-dire le Sauveur, est appelé le salut , parce que c'est lui qui a donné Tètre à toutes choses , et les a rachetées lorsqu'elles périssaient (Id., serm. 59 ). Dans un autre discours , saint Chrysologue dit sur les deux natures : « Vous voyez que, quand Jésus- Christ reçoit, il est appelé Fils de David ; et que, quand il donne, il est appelé Fils de Dieu. » Il dit toutefois : « Tont ce que mon Père a est à moi. » Qui est--ce qui reçoit ce qui est à lui ? Nous avouons que Jésus-Christ a reçu , mais c'est cet homme qui est né, qui a été dans le berceau, qui a eu faim et soif, qui a souffert les opprobres, la croix et la mort, qui est entré dans le tombeau (Id., serm. 144 ).

An 500. — Saint Césaire, évéque d'Arles.

Le cinquante-quatrième Sermon de saint Césaire traite de Texplication du Symbole. Il y distingue clairement les deux natures de Jésus-Christ, reconnaissant qull est égal au Père, selon sa divinité, et inférieur à lui , selon son humanité.

Des vingt-trois Homélies de saint Césaire, recueillies dans la Bibliothèque des Pères , il y en a cinq sur laPâque. On y lit, au sujet de Jésus-Christ : « Jésus-Christ, figuré par l'A" gneau pascal de l'ancienne loi , est le véritable agneau , que nous devons manger dnns une même maison , c*est-à«dire

dans Fanité de TËglise. En nous ordonnant de manger TAgnean pascal , ifnage du Rédempteur, TËcriture nous enseigne que nous devons confesser que Jésus-Christ est vrai Dieu et yrai homme ; qu'il est engendré de Dieu et né de l'homme. N'imaginons rien de corporel dans la manière dont il est engendré du Père; c*est une lumière. Quand vous allumez une lampe en l'approchant d'une autre lampe, le feu de la seconde est le même que celui de la première. Si vous considérez la personne dans le Fils, elle lui est propre; si vous faites attention à la nature, elle lui est commune avec le Père. Il vous paraît deux flammes dans les deux lampes,

mais les deux feux n'ont qu'une même nature » Voici ce

que dit saint Césaire sur FEucharistie : «Parce que Jésus- Christ devait dérober à nos yeux le corps qu'il avait pris, et le transporter dans le ciel, il crut nécessaire d'instituer le sacrement de son corps et de son sang , afin de perpétuer la mémoire du mystère , qu'il avait offert une fois pour notre rédemption, et qu'il nous fûttocgours présent par sa grâce... C'est lui qui , quoique prêtre invisible, convertit par sa puissance secrète les créatures visibles , en la substance de son corps et de son sang , en disant : Prenez et mangez ; ceci est mon corps. Et, par une seconde sanctification : Prenez, buvez ; ceci est mon sang. Comme , au commandement de Dieu , les cieux , les mers et la terre sont sortis du néant ; par une semblable puissance, la vertu de sa parole ordonne, et l'effet suit aussitôt (Bibl. des Pères, p. 821.)... «

Saint Ephrem, patriarche éPAntioche.

Photins parle de plusieurs ouvrages de saint Ephrem, tous consacrés à la défense des dogmes catholiques , et dont il a conservé des extraits. On y voit ( Il v. 1 de saint Ephrem ) comment saint Ephrem prouvait que saint Léon a reconnu, dans plusieurs lettres adressées à Flavien et à Pcmpercur Léon ,

196 liA DIVINITÉ

que c*est le même qui est fils de Dieu et fils de Homme, en sorte que , par Tunion des deux natures en une seule personne, il est passible et impassible, immortel et sujet à la mort ; que le même saint Léon a condamné hautement Néstorius , et déclaré qu'on devait le priver de la communion de l'Eglise, pour avoir osé dire que la bienheureuse Marie n'est pas mère de Dieu , mais seulement mère de llioiiiiiiB. Dans le deuxième chapitre , saint Ephrem faisait vdr qoe les expressions dont saint Léon s'est servi pour marquer la différence des natures et des opérations étaient conformes à celles de saint Grégoire de Nysse, de Jules Romain, de saiot Cyrille. Il prouvait ensuite que le langage de saint Léon était en outre, sur ce sujet, entièrement conforme à celui de l'Ecriture et à celui des Pères , en particulier de saint Ignace, de saint Athanase, des deux Grégoire et de saint Basile (Id. liv. 1.).

An 501. — Boece, sénateur romain.

Boece est connu dans l'histoire sous les noms d'Anitias, M&nlius, Torquatus, Sévérinus, Boetius. On a de lui un Traité des deux natures et d'une personne en JéstiS' Christ, contre les erreurs d'Eutychès et de Nestorius, Il y soutient constamment la doctrine catholique , et répond avec beaucoup de détail à toutes les objections des hérétiques.

Boece est auteur encore du Livre de \ Unité de Dieu, et d'un autre adressé à Jean, diacre de TEglise romaine, sur cette question : « Si le Père , le IÇils et le Saint-Esprit peuvent être affirmés substantiellement de la divinité. »

On trouve en outre, parmi les œuvres de ce philosophe chrétien, une profession de foi, sous le titre de Livre de la foi. On y lit « que la substance ou la nature divine du Père, du Fils et du Saint-Esprit, est de toute éternité et avant tous ]es temps ; que le Père est Dieu , que le Fils est Dieu , qoe le

Saint-Esprit est Dieu (Boece^ Confess., p. 172.); que ce ne soDtpas néanmoins trois Dieux, mais un seul; que le Père a on fils engoidré de sa propre substance, et qui lui est coétemel, mais qui n'est pas le même que le Père; que le Père

n'a jamais été Fils , ni le Fils , Père »

Plus loin, il dit : « Dieu , dans les derniers temps , envoya son Fils unique, quMl fit naître d'une vierge, afin que le saint du genre humain, qui avait péri par la désobéissance du

premier homme, fut réparé par un homme-Dieu Le Fils,

né de la Vierge, est en même temps Fils de Dieu et Fils de llKMnme; en sorte qu'on voyait rayonner en lui la splendeur de la nature divine , en même temps qu'on y découvrait les faiblesses attachées à la nature humaine (Id. p. 187.) » Vallin appelle cette profession de foi un livre d'or.

Saint Fulgence, évêque de Ruspe et confesseur.

Dans le troisième Livre de Touvrage connu sous le nom des Livres à Monime , saint Fulgence s'exprime ainsi , au sujet de la divinité de Jésus-Christ : « Il est dit de lui qu'il était avec Dieu dès le commencement, au lieu qu'il est dit de nous , que c'est en lui que nous avons la vie, le mouvement et l'être, et que tout est de lui , par lui et en lui. » Il conclut que, lorsqu'il est dit que « le Verbe était avec Dieu,» c'est comme si Tévangéliste avait dit : Il était en Dieu ; parce que le Fils, qui est le Verbe«Dieu , dit que non-seulement le Père est dans lui , mais qu'il est lui-même dans le Père. ^ Ne voyez-vous pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi (Jean, 14-30)? », (Id., id., Liv. 3, p. 42 etsuiv.)

Le second des trois Livres au roi Trasamond , par saint Fulgence, traite de l'immensité du Fils de Dieu.

Le même saint Fulgence est auteur du Livre de la Foi or* thodoxe, à Donat. « Croyez , lui dit-il , que la sainte Trinité, c*est-à-dire le Père, le Fils et le Saint-Esprit, est un vrai

Dieu; qu'elle est d'une seule nature, d'une seule essence, d'une seule toute-puissance , en sorte que, lorsque vous entendez dire un seul Dieu^ Père, Fils et Saint-Esprit, voai conceviez qu'il n'y a qu'une nature dans la Trinité

Le Livre de la Trinité par saint Fulgence est adressé à Félix , qui est qualifié notaire. En voici le début : « La foi que nous voulons vous faire connaître est celle par laquelle les patriarches, les prophètes et les apôtres ont été Justifléi et les martyrs couronnés ; celle que la sainte Eglise, répandue par toute la terre, a professée Jusqu'à présent, et qu^ont enseignée successivement les évéques qui se sont assis soecessivement dans la chaire de saint Pierre, ou à 'Ântioche, à Alexandrie, dans la chaire de saint Marc; à Ephèse, dans la chaire de saint Jean ; et à Jérusalem , dans celle de saint Jacques

Dans ses Livres contre Fabien y saint Fulgence expliquait (Liv. 4, p. 587.) la distinction de ce qui est propre h, chaque personne de la Trinité de ce qui est commun aux trois personnes: il est propre au Père d'engendrer, au Fils d'être né, au saint-Esprit de procéder du Père et du Fils ; mais l'immensité est un attribut commun au Père, au Fils et au Sain^ Esprit ; les trois personnes sont un seul Dieu.

Saint Fulgence traitait , dans le cinquième Livre, de la qualification d'image du Père, donnée au Fils; montrant qu'il est tellement Timage du Père, qu'il est aussi de même nature ; que le Fils fait les mêmes œuvres que le Père, ainsi qu'il le dit dans saint Jean : « Tout ce que le Père fait, le Fils aussi le fait comme lui. » Pour donner à Fabien un exemple de la Trinité , saint Fulgence lui proposait l'âme humaine, dans laquelle on distingue trois choses : la mémoire, Fintelligence et la volonté (Id., Liv. 5, p. 599.). »

Il prouvait dans le sixième Livre (p. 601), que le Fils est coéternel au Père; que le Père a pu l'engendrer sans commencement , parce que la nature de celui qui est sans com-

mencement , n'ayant pas commencé d'être, n*a pn non plus commencer d'engendrer ; que comme le feu n'est pas antérieur à sa splendeur, de naême le Père n'est pas antérieur au Fils , ni au Saint-Esprit.

Dans le dixième Livre ^ saint Fulgence démontre que ce qui est dit de la personne du Père dans le Symbole s'applique aux autres personnes de la Trinité (Liv. 19, p. 652.) Il définit le Symbole , un pacte ou abrégé de la doctrine chrétienne. Gomme il convenait de confesser non-seulement le mystère de la création , mais encore celui de la rédemption du genre humain , ce Symbole fait aussi mention de l'incarnatipn du Fils de Dieu , de sa naissance de la vierge Marie, de sa mort , de sa sépulture, et de sa résurrection.

An 514. — Hormisda , pape. — Anastase empereur.

Parmi les écrits laissés par ce pape, on trouve plusieurs lettres qu'il adressait à l'empereur Anastase. Celle qui est à la date du onzième d'août, an 515 , contient le passage suivant relativement à la foi en la divinité de Jésus-Christ. «Il combat en peu de mots les hérésies de Nestorius et d'Eutychès, prouvant contre le premier par les paroles de l'ange à Marie, que celui qui est né d'elle est vraiment fils de Dieu; et , contre le second, que les deux natures Subsistent en Jésus-Christ dans lequel elles sont unies en une seule personne; en sorte que le Dieu et l'homme ne sont qu'un seul fils de Dieu Jésus-Christ notre Seigneur. »

La réponse que fit l'empereur Anastase en renvoyant ses légats, est de l'année suivante. Tan 516. Pour convaincre Hormisda de ta pureté de sa foi , il prouve par divers passages de l'Ecriture que Marie est mère de Dieu , et que son fils est consubstantiel à Dieu le père et au Saint-Esprit, et né de la race de David selon la chair. Il déclare qu'il professe les doctrines des conciles et qu'il condamne Nestorius et Ëutychès.

âOO LA DIVINITÉ

Jean Mcunence.

Le principal écrit de Jean Maxence est la Requête raisonnée que, de concert avec les moines de Seythie, if presenta an pape Hormisda. Elle est suivie de lenr profession de foi sur les mystères de Tincarnation et de la grâce.

Us déclarent (p. 535) que, suivant en tout la foi des saints Pères , ils confessent un seul et même fils de Dieo, notre seigneur Jésus-Christ , Dieu parfait et homme parfait, vrai Dieu, et vrai homme ; consubstantiel au Pèxe selon U divinité, consubstantiel à nous selon Thumanité; qullest né du Père avant tous les siècles, selon la Divinité ; et né pour nous , dans les derniers temps , de la sainte Vierge Marie , selon l'hnmanité ; qnll y a en Jésus-Christ , un et méitite fils de Dieu , deux natures unies sans confusion , indivisiblement et inséparablement en une seule personne et une seule substance , chaque nature conservant ses propriétés. »

An 51 a. — Saint Jacques^ évéque de Batua en Mésopotamie.

On a de saint Jacques un grand nombre de discours en vers de différents rythmes et sur différents sujets. Dans le vingt-deuxième, il parle de Tincarnation. « Ne comptez pas, dit-il , deux fils , Tun Dieu et Tautre homme. Il n'y a qu'an Christ qui est fils de l'homme et Dieu. A lui et dans lui est la divinité et l'humanité : les premiers et les derniers lui appartiennent, mais il n'est pas divisé en plusieurs parties ou en nombre, car il est fils unique et un en tout. Le Père n'en a pas engendré une partie et Marie l'autre : il est tout engendré du Père et tout de la fille de Fbomme. » ( Jacq. Disc. 22, p. 311.)

An 520. — Saint Procope de Gaze.

Ce saint, dans' ses Commentaires sur la Genèse j professe toutes les doctrines catholiques. li reconnaît qu'il n'y a eo Dieu ga'une seule substance divine du Père, du Fils et du Saint-Esprit, et qu'une opération. D'où vient que le Fils dit dans TËvangiie : « Mon Père, depuis le commencranent du monde Jusqu'aujourd'hui , ne cesse point d*agir ; et J'agis aussi incessamment comme lui (Jean, 5-17.); » paroles qui marquent une opération commune au Père et au Fils.

Procope dit ailleurs que Jésus-Christ est composé tle deux natures , Tune divine et l'autre humaine , et que c'est selon cette dernière qu'il est prêtre ; quoiqu'il y ait deux natures en Jésus-Christ, il demeure néanmoins un et indivisible par l'union de ces deux natures. ( Comm. sur la Gen. )

JobiMS , moine d'Orient.

Jobins écrivait sous le règne de Justinien. Il nous reste un assez grand nombre de fragments de son traité intitulé : De Vlncamation du Seigneur^ divisé en neuf livres, il dit : ( liv. 3®, p. 582. ) « Il était dans Tordre de la Justice que celui qui avait créé et formé l'homme, le réformât et le renouvelât après sa déchéance. Car, encore que le Père et le Saint-Esprit soient créateurs comme le Fils , c'est au Fils que les divines Ecritures attribuent la création de toutes choses, comme on le voit dans le premier chapitre de l'Evangile selon saint Jean et dans les épîtres de saint Paul aux Romains et aux Hébreux. Pour montrer l'exaltation du Fils, Jobius demande pourquoi la vertu , la gloire et la puissance, étant une et la même dans la sainte Trinité , il est dit dans TEcritare et dans les Pères , que le Père a tout fait pour le Fils,

et Don pas que le Fils a tout fait pour le Père. Plus loin , Jobius dit que la rédemption de rhomme est une ehose plus excellente que sa création : car, parla rédemption, le créateur nous a donné une marque particulière de son amour pour nous , ainsi que le dit J'apôtre saint Jean : « Dieu a tellement aimé le monde qu'il a donné son fils unique pour le salut du monde. » (Jean, 3-16. Jobius, p. 686.)

Cassiodorcy ministre de ThéodofiCj roi d' Italie ^ et

ensuite abbé de Viviers.

Dans ses commentaires sur les psaumes , Gassiodore fait remarquer qull y est parlé de Jésus-Christ en trois manières; que les uns ont rapport à son humanité; d'autres, à sa divinité, le proclamant égal et co-éternel au Père; dans quelques-uns enfin , il y est parlé de Jésus-Christ comme chef de TËglise. Il était nécessaire, ajoute Gassiodore, que Jésus-Christ fût représenté sous ces trois aspects dans les psaumes pour nous faire connaître qu'il y a en lui deux natures , Tune divine , Fautre humaine, et que nous fussions en état de répondre aux hérétiques qui combattent sa divinité par des passages qui doivent s'entendre de sa nature humaine.

An 533. -^ L'empereur Justinien. Jean 11^ pape.

En juin 5^3 , l'empereur Justinien envoya à Rome plusieurs évêques , porteurs de ses lettres et de sa profession de foi au pape Jean IL « Justinien y déclare que Jésus-Christ, fils unique et Verbe de Dieu, né du Père avant tous les siècles , et né de Marie , dans les derniers temps , est l'une des trois personnes de la sainte Trinité ; qu'il nous est consubstantiel, qu'il est passible selon son humanité, et consubstantiel au Père et impassible selon sa divinité ; qu'il est véritablement

Bien. » Le pape Jean II , dans sa réponse à l'empereur , qui estda 25 mars 534, félicite Justinien du zèle qu'il témoignait pour la foi et de son respect pour le Saint-Siège. (Gondl.,p. 1741.)

Les novelles de Justinien réglaient presque toute la discipline ecclésiastique de son temps. Dans le premier livre de son code , il déclare sa foi sur les principaux points de doctrine de TËglise catholique. Il prend pour règle le symbole de Nleée, proclamant Tliérésie de tous ceux qui pensent d'une manière contraire à ce symbole. Il dit anathème à Nestorius , à Ëutychès , à Apollinaire et à leurs sectateurs. Il reconnaît que le Verbe de Dieu s'est incarné.

JuniliuSy évéque d'Afrique.

Il est fait mention de cet auteur dans Cassiodore (Gassiod. De rinstit. , ch. 10, *p. 515.) Il a composé entre autres un ouvrage intitulé : Des parties de la loi divine, G'est une espèce d'introduction à letude de T Ecriture-Sainte: Dans les chapitres il, 12 et suivants, il passe à Texamen approfondi des choses que l'Ecriture enseigne, et il remarque qu'il y a des noms qui conviennent à Tessence , d'autres qui conviennent aux personnes de la Trinité; que parmi ceux-ci, quelques-uns les désignent directement , d'autres , par induction, parce qu'ils expriment les opérations attribuées à chacune des personnes divines. Les noms qui désignent l'essence sont : Dieu , Seigneur, Adonaï, Sabaoth, Helei ou Eloim. Les noms de Père, de Fils et de Saint-Esprit marquent précisément les personnes. G'est pourquoi Jésus-Ghrist dit aux apôtres : « Allez , baptisez toutes les nations au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. »

An 550. — Pelage /, pape.

Parmi les lettres écrites par le pape Pelage, dous remarqaons surtout la troisième de celles adressées à Ghiideberti roi de France. (Pelag. p. 801.) Elle contient une espèce de profession de foi , où ce pape s'explique sur les mystères de la Trinité et de Tlncarnation. Il dit, sur la Trinité, qa*il n*y a qu'un Dieu en trois personnes , le Père , le Fils et le Saint- Esprit; que le Père est tout-puissant, éternel, non engendré; que le Fils est de la substance du Père , engendré de lui avant tous les siècles sans aucun commencement ; qu'il est égal, co-éternel et consubstantiel à celui qu'il a engendré. Il prouve Tunité de nature dans les trois personnes divines par la formule du baptême, qui , suivant le précepte de Jésus-Christ est administré au nom , et non pas aux noms du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Puis, passant au mystère de rincarnation, il confesse qu'une personne de la Trinité, c'est-à-dire le Fils, est né selon la chair , en prenant un corps dans le sein de Marie que l'union s'est faite de la nature divine avec la nature humaine en que seule personne, qui est celle du Fils , en sorte que c'est le même qui est Fils de Dieu et Fils de l'homme ; consubstantiel au Père selon sa divinité , consubstantiel à l'homme selon son humanité. Que, sous ce rapport, nous disons que Jésus-Christ est en même temps fils de Dieu et fils de l'homme ; que Jésus-Christ a souffert dans sa chair, et qu'il est impassible selon sa divinité.

Anastase , patriarche (TAntioche,

On a d' Anastase plusieurs discours : un sur le mystère de l'Incarnation , un autre sur laPassion de Jésus-Christ. On y Ut : « Cette Passion avait été prédite par les prophètes long-

DE JÉSUS-GHRIST. 205

ips avant qu'elle arrivât, et elle était nécessaire, autant

ir la gloire de Jésus-Christ , que pour le salut du genre imain. C'est pourquoi , après sa résurrection , le Christ diit à ses disciples : a Toute puissance m*a été donnée dans

ciel et sur la terre. » Paroles qui prouvent dans les cir- Einstanees où il les prononça , que sa mort sur la croix était

cause de la gloire qui éclatait en lui après sa résurrection, s'il a souffert , ce n'est que selon son humanité. Le dismrs suivant d'Anastase roule sur la résurrection et sur les [preuves de cet événement.

An 551. — Saint Grégoire , de Tours.

Dans la préface de son Histoire ecclésiastique des Franfm (ou Chroniques ) , saint Grégoire fait une profession de toi qui est, en substance, la même que celle du symbole de Kicée. ï! confesse que Jésus- Christ est le Verbe du Père, par lequel toutes choses ont été faites; que la sainte Trinité subsiste dans la distinction des personnes divines, celle du Père étant autre que celle du Fils , et celle du Fils étant autre que celle du Saint-Esprit ; mais que ces trois personnes ont luie même divinité, une même puissance , une même essence. Ce n'est point le Père qui s'est fait chair , ni le Saint-Esprit, mais le Fils, afin que celui qui était Fils de Dieu devînt, pour la rédemption du genre humain. Fils de l'homme en naissant d'une vierge.

Prudence , poète chrétien.

Parmi les ouvrages composés par Prudence , on remarque le Traité intitulé Apothéose. L'objet de cet écrit est surtout d'établir la divinité de Jésus-Christ contre les diverses sectes hérétiques qui l'attaquaient. Ainsi , il démontre contre les Moétiens , que ce n'est pas le Père qui a souffert la mort I. 12

pour nous, mais le Fils, c'est-à-dire le Verbe, qui, engoidré du Père, a pris dans le sein d'une yierge la nature et la forme de 1 homme , sous laquelle il s*est rendu visible aox hommes d'une antre manière qu'il avait apparu à Moïse. Contre les Sabelliens, Prudence prouve que notre foi consiste à reconnaître le Père, le Fils et le Saint-Esprit, comme trote personnes distinctes Tune de l'autre , qui toutefois ne font qu'un seul Dieu. Contre les Juifs , il prouve que lès propbè* ties des livres saints ont été accomplies en Jésus-Christ D fait voir, contre les Ebionites , que Jésus-Christ^ est non-seulement vrai homme, mais vrai Dieu : sa naissance, sa mort prouvent son humanité; ses miracles prouvent sa divinité. Quelle raison auraient eu les mages de se prosterner à ses pieds pour Tadorer dans son berceau, s'ils n'avaient reconnu qu'en lui était la souveraine puissance, et que la divinité habitait en lui (Id. , p. 165 et suiv.).

An 560. — ■ Saint Fortunat, évéque de Poitiers.

Le second livre du Recueil des poésies de saint Fortunat contient six poèmes en l'honneur de la Croix, Le sixième est figuré en forme de croix. Fortunat proclame hautement qull adore la croix en tout temps, qu'il la regarde comme le gage certain de notre salut. Saint Fortunat passe pour être auteur de Thymne qui commence par Vexilla régis , faite en l'honneur de la Croix.

Le dixième livre des poésies de saint Fortunat commence par l'explication de V Oraison, dominicale,/^ Il n'appartenait, dit-il, qu'au Fils de Dieu de nous apprendre à bien prier le Père, puisque le Père est tout entier dans le Fils par l'unité de substance, et qu'ainsi le Fils connait mieux le Père

que ne l'ont connu les patiiarches et les prophètes Pour

avoir droit d'appeler Dieu notre Père^ il est nécessaire que nous croyions en Jésus-Christ , et que nous le confessions

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pour ce qu'il est , c*est-à-dire vrai Diea et vrai homme. Dieu n'est donc point le père des Ariens, des Juifs, des Manichéens, des Sabelliens, ni des autres hérétiques, qui n'ont pas une foi pure en Jésus-Christ. Pour nous , qui confessons lor la terre que Jésus-Christ est Fils de Dieu , nous avons on Père dans le ciel. »

Les derniers poèmes de saint Fortunat sont précédés de l'explication du Symbole... On y litqueJonas, renfermé trois jours dans le ventre de la haleine, figurait le temps que Jésus^hrist devait rester dans le tomheau. Il en est sorti le troisième jour, suivant les prédictions des prophètes , qui ont aussi prédit son ascension et sa gloire dans le ciel ( Id.^ id., Uv. 11.).

An 561. — Saint Grégoire-lei Grand j pape et docteur de

VEglise.

Saint Grégoire commence la seconde partie de ses Corn* mentaires sur le livre de Job au troisième verset du cinquième chapitre. Il y explique, sous le rapport mystique , les choses dont Job et ceux qui Tentouraient étaient la figure. Job , couvert de plaies , est la figure du Sauveur, percé de doux sur la croix ; les amis de Job , qui Tabandonnent , sont la figure des hérétiques , qui trahissent la foi et Jésu^-

Christ Sur ces mots : Je sais que mon Rédempteur est

vivant, saint Grégoire remarque (liv. 14, p. 4d2) que Job ne dit pas Créateur, mais Rédempteur, afin de nous mieux désigner celui qui, après avoir créé toutes choses , s'est fait homme pour nous racheter de la servitude du péché et nous délivrer de la mort éternelle.

Dans la quatrième partie du même ouvrage, qui comprend l'explication de la fin du vingt-quatrième chapitre. Jusqu'au trente-deuxième exchisivement , saint Grégoire conthiae à montrer que Job nous a figuré , et par son nom et

par ses sonfifrances, les douleurs dn Sauveur et celles de son corps , qui est PEglise ? car le nom de Joh signifie affUgi. Or, personne n*a été plus dans l'affliction que celui dont li est écrit dans Isaîe : « Il a porté nos langueurs ^ et il a soaffert nos douleurs et nos maladies. »

On a de saint Grégoire-le-Grand un grand nomhre d'^omélies sur les Evangiles. Il faudrait les analyser en détail pour faire ressortir tout ce qui s'y trouve de remarquable a sujet de la divinité de Jésus-Christ.

Dans la seizième Homélie , il est dit : « Aussitôt qtfe le démon , qui était venu pour tenter le Christ , se fut retiré , lei anges s'approchèrent pour le servir. » Ce passage , renuffque saint Grégoire , est très-significatif par Texplication dei deux natures en une seule personne. Il fallait en effet que Jésus-Christ fût homme pour être tenté par le démon, et qu'il fût Dieu pour être servi par les anges. Si le démon ne Feût reconnu pour homme, il n'eût pas osé le tenter ; si les anges ne l'eussent reconnu comme Dieu , ils ne se fdsseot

point empressés de le servir H dit encore : « Quoique ce

que le Fils a de son Père soit différent de ce qu'il tient de sa Mère, celui néanmoins qui vient du Père n'est pas autre que celui qui vient de la Mère ; il est étemel de son Père , et temporel de sa Mère. Il a tout fait^ et lui-même a été fait }* il est plus beau que tous les hommes par l'éclat de sa divinité ; et , selon son humanité , il est celai dont il est dit dans l'Ecriture :« Nous l'avons vu tout défiguré, et dans un état où il était sans agrément et sans beauté, n

Anastase Sinaïte.

Dans son Odegos , ou Livre du [vrai chemin ( chap. 21], Anastase confesse que l'humanité entière , le corps et l'âme, ont été unis personnellement à la divinité de Jésus-Christ'i comme l'âme est unie tout entière à notre corps; que i'âmè

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et le corps, qui ont été unis personnellemeDt au Verbe, lui sont adhérents avec toutes leurs propriétés ; qu'ils sont gou* Ternes et régis par le Verbe.

An 600. — Léonce , évéque de I\/aples.

Dans son Discours sur la Pentecôte , Il dit : « Il n'y a , 'après saint Paul , qu'un Dieu et un médiateur entre Dieu et les hommes , Jésus-Christ liomme. Il est Dieu ; car il ne pourrait être médiateur, s'il n*était qu'homme; comme il ne [. pourrait l'être, s'il n'était que Dieu. Mais , puisqu'il est Dieu et homme, ou plutôt Dieu fait homme, c'est pour cela qu'il ^ est médiateur. Il est consubstantiel aux deux natures dans ^ lesquelles il fait les fonctions de médiateur ; à la divinité , [^ étant Dieu par nature; à l'humanité, étant homme substan- ' tiellement. s>

Dans son Discours sur l'aveugle-né , ce père établit la divinité de Jésus-Christ par les miracles qu'il avait faits à h la vue des Juifs ; principalement par la guérison miraculeuse de l'aveugle-né (Disc, sur l'aveugle né, p. 719. ).

' Léonce de Byzanccy avocat^ et depuis moine.

On a de cet auteur le Traité des sectes , Imprimé en grec et en latin à Bâie, en 1578 ; il se trouve aussi dans la Bibliothèque des Pères , imprimée à Paris. Léonce de Eyzance commence son livre par une profession de foi, dans laquelle il déclare sa croyance en un seul Dieu en trois personnes , savoir: le Père^ le Fils et le Saint-Esprit. Il retrace ensuite en peu de mots l'histoire de la création du monde , jusqu'à . l'époque de l'incarnation du Fils de Dieu , qui s'est faite , \ mt-il , sans la confusion ou mélange des deux natures, en sorte qu'après leur union elles sont restées entières. Telle est la foi des Chrétiens (Leone, des Scct. chap. 1.).

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