‹ La divinité de Jésus-ChristChapitre 101 sur 152 · Matth., xxvt · texte numérisé non relu

Matth., xxvt

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toutes les mestt'es, celle (le trahir le F t  s [, E L'H O M 1E par u l)aiscr.

La plaidoirie de M. RCla pour Judas est un mod51c d'éloquence iusilmatrice. Je la recommande aux jeuucs avocats stagiaires chargés d'office de défendre en cour d'assises les criminels les plus désesp6rés. Judas lui-mme reparaissant ne se serait pas mieux d6fcndu.

« Ce malheureux, par des motifs impossibles h expli- « qucr, trahit son maltre, donna toutes les indications « nécessaires, et se chargea mSme (quoiqu'un tel excès « de noirceur soit h peine croyable) de conduire la bri- « gade qui devait opérer l'arrestation. Le souvenir « d'horreur que la sottise ou la méchanceté de cet « holnme laissa dans la tradition chrétienne a d in- « troduire ici quelque exagération. Judas, jusque-là, « avait ét6 un disciple comme un autre... L'avarice « que les synoptiques donnent pour motif au crime « dont il s'agit ne suffit pas pour l'expliquer... Aait- « il 6té blessé dans son amour-propre par la semonce « qu'il reçut au diner de Béthanie '? Cela ne suffit pas « encore. Jean voudrait en faire un voleur... 0n aime « lnieux croire h quelque dissension intestine. La haine « particulière que Jean temogne contre Judasconfirme « cette hypothèse... Sans nier que Judas de Kerioth ait I. lnsinualion qui ne va i,a seulement it discull,er Judas» mais 5 in('ulper le (li in Mail.re.

NOUVELLF PASSlON.

« contribué à l'arrestation de son maître,mus « donc que les malédictbms dont on le charge « quelque chose d'i»j«ste. Il y eut peut-être dans son « fait plus de maladresse que de perversité... Mais si « la folie envie de quelqnes pièces d'argent fit tourner « la tête au pauwe Ju&s, il ne semble pas qu'il e6t « conlplétement perdu le sentiment moral, puisque, « voyant les conséquences de sa faute, il se repentir, « et, dit-on, se donna la mort '. »

Je ne sais pas si Judas sera acquitté par le jury du genre humaiu, et renvoyé se pendre, ou mener uue vie douce, comlne se plaît à le faire entrevoir son défenseur; mais ce.' que je sais, c'est que, dans tous les cas, il aura déteint sur celui-ci.

Jésus est mené devant Arme. Interpellé sur sa doctrine, il s'en référa à son enseignelnent, qui avait été public, et engagea le Pontife à interroger ceux qui. l'avaient écouté... « Le respect exagéré dont le vieux pon- « tire était entouré, dit M. Renan, fit paraître cette ré- « ponse audacieuse ; un des assistants y répliqua, «lit- « on, pal" un soufflet u. )) Comme ce dit-on, qui retombe sur l'Évangile, est heureusement interpose pour rejeter ce soufflet dans ic doute, après qu'on a pris le soin de l'excuser !

t. Vie (le Jëstts, p. 3,1, 32.

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