‹ La divinité de Jésus-ChristChapitre 103 sur 152 · Vie'dt /(:.tts · texte numérisé non relu

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NOUVELLE PASSION

M. B.euan fait voir encore ici où le récit le blesse, et où par conséquent il est important. La divinité de JÉ sus- Cit r, s-t proclamée solennellement par luimême devant le représentant officiel du sacerdoce et en face de toute la nation, est nn fait grave, rapporté non pas par m, mais par trois Évangéiistes . Il n'est douteux pour M. Renan que parce qu'il est concluant. Comment en effet est-il douteux, alors qu'il se recommande des mêmes témoignages que le fait de la comparution de Jsus devant Caïphc dont M. Rcnan ne doute pas? Où est le eriterium qui lui fait discerner cette comparutiou, qu'il admet, de ses circonstances, qu'il rejette? Évidemment dans la valeur et la portée de celles-ci, qu'il fait ressortir par cela même. Le courage de Jésus décidé à mourir 'exi9eI)as cela, dit-il. C'est-àdire que vous opposez une opinio de vous à un f«il de l'histoire. Et quelle opinion! l)e ce que JÉsus- CnlSï était décidé "à mourir pour la vérité n'y a-t-il pas lieu de conclure plutôt qu'il a d6 lui rendre témognage? Et quant à la probabilité que, chez Caïphe comme chez tlanan il garda le silence, elle n'a qu'uu défaut " c'est que chez tlanan il ne garda pas le silence ; puisque ses réponses lui attirèrent cet odieux soufflet contre lequel il réclama, par une parole sur laquelle M. Renan seul garde le siletce.

I. Matth., xxv, t, t;$. -- Marc, xtv, ;2. --Luc, xx, 6.ct.

338 JÉSUS-CIUI ST.

Mais sui,,ons lc SAUVER devant Pilatc, et dans ce renouvellement de la Passion, revue et complétée par M. R.,nan, évoquons avec lui le grand procès.

« Pendant que Pilate siégeait sur son tribunal in- « terrogeant J6sus, dit l'Évangile, sa femme lui envoya « di,e : ne vous mlez point de ce qui touche ce juste; « ca,' j'ai été aujou,'d'hui étrangement tourmentée en « songe à cause de lui . »

(rotius, avec tous les commentateurs, s'appuyant avec raison sur ce motfl«ste, et sur l'impression de respect que cette qualification dans la bouche de cette t'emme suppose dans son cœur, fait cette réflexion, que « L'innocence de Jésus lui avait sans doute été révélée « par lï)ieu en songe, ainsi, peut-ëtre, que le mal qui « pourrait résulter pour Pilate d'une inique condam- « nation. Et il se pourrait, ajoute Grotius, que ce fdt « une femme ayant la crainte de Dieu, telle que les « femmes de quelques atttres procurateurs romains ap- « paraissent à cette époque =. » Ainsi parle le savant et judicieux Crotius.

M. Renan est un critique d'une autre race.

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