Vie de Jësus, p
s o. 357 me apostolique, et de ne pas voir à quel point il montre lui-même ici le désir dont il est dominé !
M. Renan laisse passer le trait des « vtements de « Jésus tirés au sort, » quoiqu'il se recommandât à son incrédulité par son caractère d'accomplissement de la prophétie : Ils ont partagé mes vëtements, et ils ont tiré ma robe au sort i. __ Mais il est vrai qu'il avait affaire ici aux quatre Évangélistes.
La scène admirable du bon larron, où le Sauveurdu monde, au plus fort de la cruauté qui rimmole et de l'anéantissement où il est réduit, fait éclater la grandeur de sa grâce et la richesse de sa gloire, comme un roi sur son trône, en remettant toute une vie criminelle et en disposant d'une place dans son royaume, répugne à M. Renan. Il admet les outrages du mauvais larron; il n'admet pas le repentir du bon. En général, il a le malheur de ne pas croire aux bons instincts de la conscience humaine. « Luc, dit-il, suivant son goût pour la con- « version des pécheurs, a ici modiiié la tradition% » Comme si la conversion des pécheurs était un fait déplacé et vn goût singulier dans une uvre qui a eu pour unique objet la conversion du monde, et en parti-
l. Psal. xxt, 19.