Id., 1I
386 Ésus-cnRIsT.
rel».ochcr , à nous aussi, la dureté de nos curs, de ce que nous ne croyons pas ceux qui l'ont vu ressuscité d'une manière si convaincante et si palpable ! Que dire maintenant de l'incrédulité apostolique personniti6e dans saint Thomas? Si je ne vois dans ses mains l'eml»'einte «les clous, avait dit cet Apôtre, et ne mets mon doigt là oh étaient les clous et ma main d«tns son cOrA, je ne croirai point. C'est cette incrédulité pesante et charnelle qui détermine la sixième appal'itiou de JÉst:s ct ces paroles que tous les siècles émus ont redites ct rcdiront : Mets ton doigt là, Thomas, et cois mes mains; approche ta main et mets-la dans mon c6té ç et ne sois pas incrédule, mais fidèle. Et Thomas s'Criant Mon Seigneur et mon Dieu ! Jss lui dit : Parce que tu as wt, T]tomas, tu as cru. lteureux ceux qui n'ont point va et qui ont cru ! Ce cri de saint Thomas « Mon Seigneur et mon « Dieu! » est sublime de force et de sentiment. C'est l'explosion de la foi retardée et qui se rachète. Il est remarquable que ce nom de Dieu, appliqué à Jss- C ri n I sa', sorte ici pour la première fois de la bouche des Apôtres, comlne désormais démontré par le prodige de la résurrcction; et que ce soit le plus incrédule, mais, à raison même de cette incrédulité, le plus éprouvé des témoins dc la résurrection, qui professe le premier, en