‹ La divinité de Jésus-ChristChapitre 133 sur 152 · LES APOTBES ET L'ÉHASE · texte numérisé non relu

LES APOTBES ET L'ÉHASE

h le devenir et out. élé si simples gens pendant tuute la -ie de Js:s-CullST, et eomlnent « la pel'sounalilé, « de cet homme extraordilaire qui a impl'imé uu dé- « tour si vigoureux au chl'istialfime nai»saut, comme « M. Renan dit de Jean, ne se dé'eloppa que plus « tard'. »  Elle demande comment ce sinpulier plus tard se trou'e être précisément le temps oil J,sus- C n i  ST a,«ait prédit que cela arriverait, et où les Apôtres placent l'événement surnaturel auquel ils font relnonter leurs lumières.  Elle demande comment c'est précisément encore quand ils cureur quitté le climat inspirateur de h Galilée, qu'ils devinrent de l'ands hommes, et comment, dépa)'sés à Jérusalem, à Antioche, à Corinthe, à Éphèse, à Athènes, à lome, parmi les philosophes, devant les magistrats, au sein des multitudes ennelnies, sous lc fer des bourreaux, seulement alors, ils ont été si ClairC, si supérieurs, si persuasiïs et si intrépides.- Elle demande si l'expression de grands ommes appliquée à des gens si fort au-dessous et au-dessus de ce caractSre, n'accuse pas, toute seule, par son impropriété et sa dissonance, l'incrédulité qui refuse d'y voir des organes surnaturels .de la révélation. -- Ele demande enfin comment ces mêmes hommes à l'oeil clab  et doux, à la conscœeence dicinement lucide, à qui h puretd «te leur ccem' mdrita un jour «le voir

Vie'de ,lésis, p. 156.

 i 6 J Ésus-clilsT.

Dieu, n'auraient été qu'une bande de comédiens jouant l'itspiration et le don des langues, et comment tout l'nnivers anrait été et seraitencore la dupe de cette jonglerie.

Voilà tont ce quc demande la raison à vous ses prétcndus ap6tres, qui n'êtes que ses surborneurs, qu'elle comlneuce enfin à reconuaître.

Entre les ap6tres de la foi et les ap6tres de l'incrédulit6, sou choix est fait.

M. itcnan parle peu de l'Église dans son livre. Ce qu'il en dit, cependant, est à recueillir comme aveu. Jésus, dit-il, « jette avec uuc 'are s'reté de eues h's « bases d'unë Église destbée à durer'. » « Les douze « formaient un groupe de disciples privilégiés ot Pierre « gardait sa primauté toute fraternelle, et auquel Jésns « conIia le soin de propager son œuvre =. »

Ou ue peut exprimer plus exactement :  l'institution et les destinAes de l'Église;  la primauté pontiticale;  et enlin la direction souveraine attachée à cette primauté.

J'ajoute qu'on ne peut être de meilleure composition à ne pas s'étonner de cette merveille de l'Eglise subsistante et résistante dans sa faiblesse naturelle, après dixhuit siècles d'assauts, alors qu'on n'y voit pas la force

$'ie de .ldsus, p. 90.

].ES APOTI]ES ET L'ÉGLISE. -!7 mme de Die.u. Ouand l'incrddulité croit pouvoir nier surnaturel, elle coule le moucheron; quald il et par trop manifeste, elle avale l'éléphant.

La tradition est également avouée par M. Renan. « Jésus gardait évidemment pour les douze des « erets qu'il leur défendait dc communiquer à tous... « Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il avait pour les ap- « tres des enseignements résévvés'... Iuutilc de faire « observer combien l'idée d'un livre religieux, rcnfer- « lnant un code et des articles de foi, était éloignée de « la pensée de Jésus. Non-seulement il n'éerivit pas, « mais il était contraire h l'esprit de la secte naissante « de produire des livres saerés... Les Évangiles eurent « d'abord un caractère privé et une autorité bien « moindre que la traditionS... Il cherchait de roule « manière à établir en principe que ses apôtres, c'Cait « lui-mêmcL.. »

Toutefois M. Renan n'admet pas qu'il y ait eu dans l'enseignement de Jésus aucune trace de morale appliquée, nulle théol%ie non plus, nul symbole, nul sacrement.

Mais tous les textes évangéliques se dressent contre cette négation.

On y voit et on y lit manifcstement :

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