LES APOTES ET L'I'GLISE
« Jésus, dit M. Pcnan, annom.'a à es disciples, « baptëme par le feu et l'esprit.., baptême que ceux-ci « crurent un jour recevoir, apr:s la mor de Jésus, « sous la forme d'un gcaud 'eat et de mèches de M. Renan ne croit pas, lui, à ces/lamines de feu. Libre à lui. Mais alors il faut qu'il explique autrement la transformation des Ap5tres. Il le fait, Ch effet, mais comment? En croyant et en nous proposant de croire une autre flamme, à un autre prodige, ou plut5t à une palpable niaiserie qui blesse la raison, autant que la communication de l'esprit de Dieu la satisfait. Après avoir montré, en effet, l'ignorance épaisse des pêcheurs galiléens, il croit avoir paré à l'argument qui s'en élève contre l'iucrédulité, par des tours de plnme de cette sortc : -- « Le beau climat de la Galilée (ce « climat magique qui a hit Jsus, qui a hit le chris- « tianisme) bisait de l'existence de ces honaêtes « cheurs un perpétuel enchantement : On ne se figure « pas l'enivrement d'une vie qui s'écoule ainsi à la face « du ciel, la flamme douce et forte que donne ce per- « pétuel contact a'ec la nature, les songes de ces nuits « pass5es à la clarté des étoiles, sous un dbme d'azur, « d'une profondeur sans fin. L'oeil cldr et doux de ces « âmes simples contemplait l'univers en sa source
Fie de Jésus, p. 297, 298.
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« idéale; le monde d6,oilait peut-èt,'e son secret à la « conscience diviuemeut lucide de ces enf:mts heureux « à qui la purct6 de leur' cur m6rita nn jour de oir « Dicu . » Précédemmeut, M. enan avait dgalemeut pris les dcv;mts sur la diflieulté par cette phrase : « Ou peut se figurer ces bonnes gens comme assez « analogues aux meilleures populatious du Liban, mais « aec le don que u'ont pas celles-ci de [ournb" des çoilk doue le climat de la Galilée proposé à notre erédulit6 comme a'anl, par sa [lamine douce et [orte, et par le don de scs polmlations de fournir des 9rands hommes, fait de Simou, Jean et Jacques et autres simples 9ens, au nombre de douze, les eonquérants 6vangéliques de l'uuiers.
Croyez cela. A ce prix seul, c'est-h-dire manifestement au prix de votre raison, ous serez affranchi de la foi.
Mais cette raison ne se laisse pas moquer de la sorte. Elle demande comment cette flamme et ce don de la Ga]il6e, natmellement f@onde en grands hommes, n'en out produit que douze dans toute la suite des âges. Ele demande eomlnent ces douze ont été produits à la lbis, et se trouvent être pr6eisément les Ap6tres. Elle detnande comment ces grands hommes ont lant tard t. lïe de Jëus, p. I t;.;.