Vie de Jésus, p
.930 J .siJs-cnTs'r.
nomme les cousius germains de Jsvs "que fl'ères de JÉsç s, dès lors que, les dsgnaat par leur nom, il dit qu'ils sont fils de Marie de Cléophas, sur de ME, Mais si l'Éangile donnait ces mêmes individus, d'une part comme fils de Mare de Eléophas, et d'autre part, eome fis de M«'ie» »re de JÉss, alors il y aurait dfficult, il aurait champ à conjecture, matière h hypothèse. E'est ce qu'a voula, c'c»t ce qu'a fabriqa et nmchin6 M. Renan.
Est-ce que je me trompe et le calomnie?
Voyez :
« L'hypoth6sc que nous proposons, » -- ajoute-t-il, attssit6t après ax'oir dit que les personnages en question sont donnés (Matth., XIII, 55; Marc, Yl, 3) connefils de Marie, n, ère Jés,«s, -- « lèe seule l'éno,'me di[fi- « cultd que l'on trouve, h supposer deux surs ayant « clac«e trois ou quatre fils portant les mêmes « llO[llS t.,, )) N'est-ce pas lb un procédé d61oyal, lorsqu'il n'y a pas tre mot dates l'Évangile qui donne à llatE aucun autre fils que Jsus, et lorsque l'dnorne &cdtd de deux surs ayat chacue trois o« quat'e fils pot'tant les mênes noms, n'est q u" une dorme falsification ? La difficulté inventée par M. Benan pour ittroduire
t. Vie de Jésus, p. 2.
son hypothèse aiusi démasquée, il n'y a plus lieu d'examiner celle-ci.
Ne lui faisons pas gr3ce, cependant, de cet examen. Cette hypolhèse est moulée sur la difficulté. Celle-ci consistant dans la fable des deux Marie étant données l'une et l'autre pour mère de trois ou quatre fils portaut les mêmes noms, l'hypothèse consiste à supposer deux séries de fils de ces deux surs, deux séries de frères de JÉsus : les uns, ses cousins germains, sous le nom de frères; les autres, ses vrais frères, étant les vrais fils de Marie sa mère.
Il est vrai que le même Évangile qni se refuse à la difficulté ne se refuse pas moins à l'hypothèse qui la résoudrait; que nulle part. il n'est fait la moindre allusion à l'existence de ces vrais frères de Jésus, parce que nulle part il n'est fait la moindre allusion à la maternité de M&nIE, si ce n'est comme MI Jscs, qui est le seul nom par lequel elle soit désignée. Mais M. Renan ne connatt de difficultés que celles qu'il invente. « Tous « (ces prétendus w'ais frères de Jésus) sont restés « obscurs, » dit-il. « Leur nom était inconnu. » « Ils sont restés totjours obscurs . »
Mais alors que devient votre hypothèse?
N'importe : les quatre fils de Marie de Cléophas étant donnés (Matth., XIII, 55; Marc, ¥[, 3) comme/ils «le
t. Vie de Jësus, p. 23,
J[¢l'ie tère de Jéstls» selon l'invention de I. Rcnan, il fanr bien que Jésus ait eu de vrais frères. Seulement, leur nom 6tait inconuu. Et, loin que cette obscurité imp6nétrahle des vrais frères de Jésus, même attx yeux de ses contemporains, s'élève contre l'hypothèse de leur existence, elle vient au seconrs de cette hypothèse en expliquant comment on ne les a pas nommés; plus que cela, colnment, à leur place, on a toujours nomln6 les cousins germains de Jésus.
Vons croyez, cher lecteur, que je me moque de M. cnau en lui prêtant cette logique. Nullement : c'est lui plutét q,i se moque de vous. Je n'ai fait que le citer. Voilà ses propres termes : « Leur nom était inconnu, à « tel point que quand lëvangéliste met dans la bouche « des gens de Nazareth l'Cumération des frères selon « la nature (ce selo la nat«'e est de pure invention), « ce sont les noms des fils de Cléophas qui se présentent « h lni tout d'abord. » L'évangéliste, entendant « appeler ces quatre tils de Cl6ophas « frères du Sei- « gneur, » attra mis, paf FFetlF leur nom au passage « à la place des noms des vrais frères restés toujours « obscurs t. »
0 Incrédulité, à quoi en es-tu réduite Comment qualifier cette logique et cette tactique? 3e ne le ferai pas; et cela n'est pas nécessaire : il in'aura suffi de l'exposer.