lïe de Jé.sus, p
],. vlit6: At. |33 A l'asertiou, «insi échfl'audée, qeJésus aait des frères et des stuurs, .X[. l[ellall a ioulé, « dout il semble « avoir dtd l'aiué, ), pui il rendoie, pour ce mot ane; à latth , 1, .o.
Tout est calcul8 et coml)iué (laus l'auleul' de la Iïe de &;sus, jusqu'à sa circouspection. En re«ouraut texte évaugélique qu'il indique, on lit, au ujet de Joseph et de Iarie : « Et il ue « qu'elle eùt eufanté so) tils prcmier-)é. » Certes, voilà un texte qui paralt prëtcr à eonjeclm'e et à hypoth6se contre la virginité de larie, pour tre euue)ui aussi peu scrupuleux que l. ltenan. D'où vient doue qu'il s'est borué à cette si)uple illSillUatiOll : « dt)lit il semble aoir « 61é l'aihW? »
C'est que l'argumeut que l'¢uleOre lldvidius, a essa'é de tirer de ce texte, a été si malheureux, que 1. ltetmu a jugd prudeut de ue pas s'attirer cette m8saventul'e : mësaveuture telle, qu'il y a même (le la témérité de la part de 31. Reuan à risquer cette simple insinuation.
Je pOUl'l'tis citer à l'al)pui de ce seutimeut bleu des atttorités. Toutes étant uuanhnes, je )ne bornerai à une qui n'est pas suspecte : c'est encore celle de Calvin. « Sous couleur de ce passage : Et il ne la connut « poi,,tj,««q,,'à ce qu','l& e,>t en/hntd son « ne; dit-il, llelvidius a, de son temps, ëmu de grands « troubles en 1 Egllse, parce que, par ieelu, il oulait
-13.1 JÉss-cmasï.
« maintenir que laric n'a'ait ét6 vierge, sinon jusqu'à « l'enfantement, et que, depuis, elle avait eu d'autres « enfants de son mari. Saint Jér6me a fort et forage « souteuu la 'irginit6 pe'pdtuclle de Marie, et en a écrit « amplement. Or, il nous suffit de dire que cela ne « vient point au propos de '" " ' 1 Evangehte, et que c est « une folie de vouloir recueillir de ce passage ce qui ch « a 6t6 après la naissance du Cnttlst '. Il et nontmé « Ï»'cmier-né, mais non par autre raison, sinou afin « que nous sachions qu'il est n6 d'une ,nbre vierge, et « qui jamais n'avait eu d'enfant. 11 est dit que Joseph « ne l'avait point con,tue jtsqu'à ce qu'elle enfimtât : « cela se doit aussi r<,streindre au ml, me temps. Tou- « chant ce qui a ét6 depuis l'enfan/emen[, l'lvangilc « tt'cn dit mot. On sait bien que, selon l'usage commun « de l'Écriture, ces mani5res de parler se doivent ainsi « ,'ntend,'c. Certes, c'est un point duquel jamais homme « n'esmouvra dispute, si ce ,,'est quelque opiiâtt'e et « raillard =. »
I. « La propre intention «le lÉvang61isle, dit Grotius a-ec [111 « sens parfait, nous fait une loi de nous arrèter ce [elnps de « l'entilnle|nent dont il Dal'le, n'élant question dans son esp|'it « d'aute chose que de bien faire connaitre que Joseph avait. « été étranger. Ce à quoi n'aait aucun Irait la mênlit)n fie ce ..t qui apt>arlenait à I.in temps postérieur. » IAnnot. fn M«tt[h.) 2. CA.wr, Coq, ment. sur l'harm. ëang., p. 41. -- 'oir tout le chapitre vit «le no[re l'ierge 3I«wie d'alWëS l'Èca+ffile, t,ù tout 'e qui regarde la irgiuité de Marie est traité à tbnd.
(')1-1 eO:nl)rend aetuelh,nett, tuut h la fois, et la réserve et la téuérité de M. lh, nau it ce sujel.
B, elèverai-jc maintenant l'att'eclalion avec laquelle M. lenau a écrit : « Joseph nmnl'ut avant que son p'is « t'ùt arriC à uucuu r61e public. Marie resta de la sorte « le chef de la famille, et c'est ce qui explique pour- « qnoi so,fils, quand ou voulait le dislinguer de ses « IlOlllhl'ellX homonxtnes , Clair le plus souvent appelé « Fils de Marie... »
Ceci donne liuu h ule r6tlexion, non-seulement rectiticalive de cdlc de M. Benan, mais pleinement démmstralie de la glorieuse importance de Bie que pendant la 'ie de .I es u s- C tt, t ST, la ,ir- init6 de ua uaissauce ait 6t6 voilée sots la paternité adoptive de Joseph, il e»t cependant remarquable quc celui-ci, dans les sc6nes lnème off il figure (admirablement comprises, en cela, par l'art chr6tien), soit toujours à l'arrière-plan, et que l'En/ant acec Mt«rie sa ,ère' soient toujunrs seuls en lulni6re. C'est mëme dans ces scènes de l'enfance de Jtsus pr6senl, que la Vierge 5I a apparait le plus dans cet 6clat que retl6laient sur dle seule la disinil6 de Jksus et les adorations dont il 6tait l'objet de la phrt du ciel et de la terre. Et c'est de là qne vienl sous la plume des Évan-