‹ La divinité de Jésus-ChristChapitre 147 sur 152 · e(,t«e des Deux Momle¢, I,' aoùl I g63, p · texte numérisé non relu

e(,t«e des Deux Momle¢, I,' aoùl I g63, p

LA VIERGE IARIE.

La critique touche là uu des points les pllls convaiucants contre elle de la vérité éwmgéliqe, a sujet de Marie, et tout à fait décisif en ce qui regarde la sc6ue ltt Stabat.

En effet :

Les différences dont on parle ne sont pas relevées çomme des contradictions. On ne veut pas dire mdme que ce soient des différewes ; e'est-à-dire que ce que dil l'un diffbre de ce que dit l'autre sur un même poit. On veut dire sC¤emeut que l'un lait ce que l'autre r,pporte ; quesaiu Iac ue pavie pasdu Stabat dtnt parle salut Jean, et saint Jean du l'ertvnsivit yl««Hus donl parle sainl Lue. M. Ilavet fait ainsi remarquC que saint Mare ne l,réeofise en l'iC Marie, et rapporte mdme des paroles de Jésus qui la dépriment; que salut Matlhieu, par l'appliealion de la prophétie Ecce Virgo eoncipiet à [arie, présente pour la prêmière fi,is la conception et la uaissanee de Jésus comme surnaturelles; que saint Lue, développant la légende, raente seul l'Anuoncialion, la çisilalion, la Présentation, Jbsus velrouvé parmi les doctenrs, et néanmoins dit des choses qui diminuent et effacent en»uite tout à fait Marie ; et entin, que saint Jean qui, pa" des raisons qui e sont pas de s«jet, dit M. llavet, ne dit rien qui ait rapport à la malernitb miraculeuse de Marie, qui l'hmnile lnëme en l'apporlant la réponse que lui lit le Sauveur aux uocC de Eana, cependant la met on lumière au pied do la evaix.

Tollt cela est lt'ès-,«rai, el lrès-concimttl eotl.re M. llavel et conlre l'impi616 nvvt's M x  t E. Qui ne voit, ct '1tI, lue c'est pr,;cisément parce «. qui st dil ou I de M :  E éSI aitsi disséminé sans sv»tm" dans h's Évangil,.s, qu'il f;utt  voir la preuve d,, si«ét'il6 la plus désinléressé et la plus 'éridique? {',oudfien l'applicalion que saint Matlhi,u fait à Mari. d,, I prol,hétie Ec«e l'irgo convi],iet, est-elle exempte d, pat'Il pris, l,td»qFil laisse h saint Luc le soin de rac»ttt«r laus la sçèuv de l'Amonciation l'accomplisse- Itt'ttl iilléral d" et.Ire proph6lie, thml., h son tour, sailtl Luc u' parait pts èlre préoccupé  Combien saint Luc, qu'on accuserait inthilliblemenl d,, c,-,mplaisance pour la gloire de MARRE, h s'cil tenir I,,lllOS CeS grandes scbnes de l'enfance de 3srs préco- is6 et ado,rWdans les bras de la Yierge Mère, est-il purgé de toul soupçon à cet 6gard par la simplicité avec laqu,elle il dil d'elle et de 3oseph, at sujet de la réponse que leur fit .l£sçs relrouvé parmi les docteurs : Et ne comprb'ent pas ce q«'il le«r disni ! « Trait inconcc- « vable après toul c, • qui r«.mplit les premiers chapi- « tres, » obs,r'e 1. Ilavet : -- inconcevable, en effet, haut dottn6 olt'c syslbme de p:rlialit6 6vangéliqtw, qui Et maiutenant que dire de saint Jean et de la sc;,ne du Stnbot. objet de ce propos  uoi  M. Beau taxe cet Éy;ingdlistP d';loiF x,ulu s« donner' de i'imp,3rtancc en

LA VIER¢5E MARIE .'j eu dotm;mt iL .Marie au pied de la croix ; il lui impute d'avoir -¢,ulu ;tttcher aiusi h sa doctrine du Yerbcritcana6 une hautoaut»rité, et v,,ici lue¢ st.lçn la remarque de M. II;et. saint Jean néglige tic paeh'r de la matcenit6 mirculeuse de M;u'iel Poun'quoi ;t-t-il t,mis de mettre en n.licf, connmc saint Luc, cmmc saint Matthieu, ce c:t'«tctbrc de 516rc de Dieu ¢ui de,ait iml»rint('r t, mt de gratdeur h celui (le Mère des honmes, dont il lui fait doliller i'incslitm'e l);le .Iës(is /Itotli'«tilt? C'est pour des ra;.,'ons q«i e s«mt /ce., ,le mo .«jet, dit M. llact. Ei v6ril6, il tFy a que 51. II«vct po(te se tirer d'emlarras de celle orle; et cela peut aller avec son .le ne l«is q'co«eï" s«., & p'o««er ce q«w .« pense. C'est etcoi'e 1o«' «les r««i«o«s q«i e so«t ]a. «le cot'c ««,et, satts doute, que saint Jean t,u sou école, qui cherchait toujours h se donicr de l'importance en se rattachant à Mou're, aura, seul des Évang61istcs, intlig6 h cette tii.re ce pr6tendu (16savcu par lcquH Jgsus, scion ous, la r6pi'ime publiquement aux noces de Canal? C'est elllill poUl' ces mèmes raisons que saint Jean évite du relier la scène du Calvaiee h lt prédiction qui en fut faite par le ¥ieillard Siméon, et réciproquenlent, que saint Luc, qui rappot'le cette pr6dictiot, évite de la justifier pae le r6cit de sou accomplissement au C¢ivaire?

I. t)ii', I,UIIl' le\l)li('alioli ,le cclll' ¢ççqlt  ldlu[h' Sl»é¢ilh' ,I I1' uuus lui a)us e0.bnst''de !lilc.

. +I+ ,I IS t'S- till tf l.',ï.

YoiLh lt loique du l'impiété.

Nous lui devons ailei la démonstrttion de kt sincévit6 évang61ique tgtclmlt M.« i, et de let xérité historique de ces g'audes pat'oles du Testament de Jcsus: FEISIE» VOILA VOl Itl,; FILS; I?ILS VOILA VOTRE 31ItE.

Xlaintemmt, il nous restcrait "a mmtrer que ces pavol,.'s olt la portée d'une matertité devant s'Cendre t l'hulnmiité tout entière. Nous l'avons fait amplement tilleurs'. Enlrc aulres raisons, très-riches autant que mml,rt,s,,s, que nous a f,,urnies ce grand Sljet. il en ,'.-d tlll,' ,lue I. ltenan xicnt eOldirmtT, et que potlr ce motif lmUS d,,xms metlre ici en lumière.

« La hauteur extrème du caractère de Jésns, dit M. itt.tau, ne rend pas tre tel attetttlrissemect per-

, SOnlel vraisemblable, « ptéuccupé de son œeuvre, ,t l'humanité. »

motnent off, uniquement il n'existuit plus que pour

R,.mm a rait, : donc, ce n'et pas par attendris- :,.recul personnel, mais Ulfiquement au point de vue de teuxre et de l'hulnanit6, qu'il a légué sa 31ère. [l,'nau me donne parfois, et trtout ici, de l'm'gueil. Il me Dt'ait croire qu'il a ht mt Iïerge Marie, et lttème qu'il en a ln'otil6. Qu'il inc pet+mette de proliter t tour de sa fie &.J&++,, et de reprendre mon bien le trouxe.

Voici, n etfct, ce que j'ai @rit h ec suj,'t, et ce que la rth.xio de M. lea 'icnt confirmer. Si ces paroles de JÉsgs ont nn SellS mystique, c'est- /t-dire si, sous l'enveloppe d'un fait particulier, elles ont uue signification gdn6rale, tme application universelle et tous les hommes dans tin seul, par rapport h MAIIE, hmte ht lhèse catholique sur le culte d6 h MA,lE par tout disciple de JÉsus, es uue fois de plus justitiée.

tr, cela ne t,eut pas faire queslion.

Il ne peut pas faire question, disons-uos, que J  s r: s 'ait parl6 à l'humanit6 tout enlibre dans saint Jean. La raison en est p6remptoir,' : c'est que Jesrs jamais pari6 qu'à l'humanit6.

Cotonne il n'est venu que pour le salut du monde, lout ce qu'il a dit et lout ce qn'il a fitit n'a pas eu une moimh'e port6e. AtS'anchi qu'il 6tait par sa divinit6 et par sa Providence de tout besoin, il n'a pas eu à faire quoi que ce soit qui ait eu son int6rèt prixé pour objet, comme l'eût 6t6 la conserxation de sa Ière. l,oin d'avoir be=oin de suppldant et de curaleut' pour preudl'e soin d'elle ap&s sa mort, lui qui alldt du sein de cette mort rejeter la pierre de son s6pulcre et ressusciter à jamais dans la gloire, il axait]lnt6t , faire effort, si j'ose dire ainsi, pour ne pas y ponrvoir en Dieu, comme pour ne pas pourw@ h sa propre d6fcnse. Il n'aurait eu qu'à ne pas xouloir ouffri', comme il l'a dit lui-mèe, pçur

,lU'i, ussitùt do««ze Iégions dAn/es' enssent prése' sou hulnanit6 de tt, utc attcilflC. Ces mëmes Auges eussent ff, u'd6 sa M6re, comme ils l'çlt port6c à la tin dans les tJeux. Mais ,ommc+d «,, s,.raient accomp[ies &s Écritures , c'est-h-dire le dessci de no/re salut? C'est dç, nc uniq,tClnent c uc de ce dcsscil qne le Viis de Dien a tit .t dit tout ce qui est rapport6 dans l'Ëca+i&, dont le lltlll sul expl'imc l'uniersalit6 de tout ce qui y est 6tatt le prt, pre de JESUS, a imprim6 son cachet et sa pt, rt6c h totie ses actious et h toutes ses partles. !1 u'eu 'st ;ItlClllle qui n'ait etd l'acliot et la parole dit N«t«vet«r, et qui n'ait eu pour objet l'htm;uitd tout entière. çlttc ,il eu est ainsi do tous les actes du Scutveur d;ms le cours de sa vie, qu'est-ce donc de ceux qu'il aaccomplis attr lt Croix, et au moment mùme oh il op6rait le salut du moude? L'iust:mt de la lnc, rt est ordinairement celui oit e fcut entendre les suprdlnes paroles, celles oh le mourant exh«tle en quelque sot'le ce qt'il 3 a de plus prolbnd dans son àme, son àmc rnème dont il imprime le caract@e dans ces tocisstm«t ,'erb,t que l'histoire met tre si t'cligieux empressement h recueillir. Si donc le t'.HRIS I n'a jamais eu dans son 5llle d'autre sentimentque sa divine charitd pcur les hommes, emment lui en supposer tin «ttttre dans ce mç, menL des mometts, qu'il I. Mallh., xxvt, ;3.

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