Id., cit. x
4. Paraphrase chaldaïque «le Jonathan-1)en-Iluziel, -- le Medraschrabba, sect. Debarim, fol. 2,7, col. 3; -- le livre Be-Kira. fol. 4t verso, édit d'Atnsterdam, t7(;0.
L,, VIERGE MARIE. .139 prophOie h ,IÉSUS-Ç, ItIIST al.! début de l'Év.'mgile (le saint Matlhieu, l'Ange de l'Annoncialion, dans saint Lnc, par ces mèmes parç, les dlsaïe qu'il adresse à la vierge Marie « Voici, vous concevrez et enf, mtcrez « fils qni sera appel6 le Fils du Très-llaut, » montre comme du doigt l'accomplissement de la proph6tie. Et lo'sque, après cela, nous entendons Élisabeth inspirée de Dieu h la ue de 5laitage, « sëcrier d'mm « grande voix : Vous ëtes b6nie entre toutes les femmes « et le fruil de votre sein est b6ni! Et d'fi peut me « venir cet hontenr, que la Mère de mon Seigneur « daigne venir à moi! » --l(,rsque nous entendons M n E ¢,llc-mèmc, inspir6e du Verbe qu'elle porte dans ses flancs, «gloritier le Seigneur parce que sa puissance « a fait en elle de grandes choses, et que pour cela « toutes les g6n6rations h venir 1; proclameront bien- « heureuse ; » -- lorsqne nous voyons M An IE associ6e d'une manière si privil6gi6e à JÉsus daus les gloires de 'Épiphanie et dans les douleurs de la Présentation; lorsque, enfi, pour abr6ger, nous lisons dans le d6but de l'Évangile de saint sublime g6n6alogie du VERBE FAIT CHAIR, sortant de Dieu de toute 6ernit6 et naissant de Marie dans le lemps, -- comment ne pas vt, ir clairement, qu'h moins de r6pudier le plus bel enchainement proph6tique et historique qui se puisse 'oir, il faut h¢,n(,rer dans Ma[E la Mère Vierge d Fils de
« Honorons donc ensemble, avec la dislinction convenable, dit. Bossuet, le Fils de la Yierge et la Yierg Mère, puisqtc le Fils de la Vierge est le Fils de Dieu, et que la Mi.re Yi'rge est MOre de Dieu; reconnaissons dans ces deux mots, l'ie,'l,,, la plus belle relation qui puisse ëtre conç.ue; adorons .lsts-Cunist comme xrai Dieu; mtis colllSSOllS à la lois que ce qui a h. plus approché de' lui est celle qu'en se faisant hamme il a daign6 chisir pour tre sa robre '. »
Voilà ce que lit 6claler l'allaque le Xl.
Il ne ftit pas moins ressortir en MARIE.Mère de Dieu le mini/;,re de Mère «les lommes.
Ce ministère lui fut décerné pat" .I Ésus mourant, léguant sa Mère à l'humanité, en ces mémorables paroles à Marie et à saint Jean : « Femme, x, oilà votre Fils; « Fils, voilà votre Mère. »
M. l'enan accuse encore toute la portée de cette inveslilure, par le malaise qu'il en ressent, et par le. moyens qu'il emploie pour la conlester.
« S'il fallait en croire Jean, dit-il, Marie, mère de « .Idsus, e6t é16 attssi au pied de la croix, et Jésus,
t. Explicalion (le Ici lrol»hdli dl.aic.
LA VIERGE MARIE
,, voyant réunis sa mère et, son disciple chéri, eflt dit « l'un : « Voilà ta mère, » à l'autre : « Voilh ton « Mais on ne comprendrait pas comment les év;mg6- « listes synoptiques, qui uommcnt les attires tmmes, « eussent omis celle dont la présence 6tait un t,'ait si « fl'appant. Peut-ètre mê,ne la hauteur extrëme du ca- « ractère de ,16sus ne rend-elle pas un tel atlendrisse- « ment personnel vraisemblable, au moment oit, uni- ,. quement pr6occup6 de sou a, uvre, il n'existait plu « que pour l'humanit6'. »
Puis, en note, il fait remarquer, d'une part, que « Lu(. avait pr6dit à Marie qu'tn glaive de douleur lui « percerait le c¢eur. Mais qu'on s'explique d'autanl « moins qu'il i'ometc h ht croix ; » -- d'autre pari, que ce n'est que pour se ,lmter dv l'i»];ortance, que Jean a imagin6 cette scène. « La grande consid6ratiou ,, dont jouit Marie dans l'Église naissante le porta « sans doute à pr6tendre que .16sus l'avait gratifi6 de « ce glorieux d6p6t, qui lui assurait str les autres « ap5lres illte sot'le de prés6ance, et douuail à sa doc- « lrine une haute autorit6. »
Je ne discuterai pas, en .lle-mëme, cette basse imputation, que rien n'autorise, que lout repousse du caractbre de saint. Jean.
Choisir l'Ap61re de la charit6 pour en faire un artisan
!. Vie de ,lésus, p. 2, 42.1.
-42 J ÉSUS-CIIRIT.
d'égoïse, sans produire un seul indice d'une tulle dégradation, c'est êlre bien malheureux; c'est témoigner aussi toute la force et loute la portée de la %filé qui r6duil sou agresseur h cette misère.
1. llavct lui-mèmc s'y refuse. « Si on se représenh « ainsi les choses, dit-il, il faut donc supposer quc « Jean, h sou tour, a menli, et cela de la façon la pins ,, har, lie et la moins aisée h comprendre. » Mais il est vrai que M. llavct peut être magnanime pt.u de frais; il n'a qu'à t:om'er, .'as le projeter, ce q»'il pense, que Jan ll'i[ rien écrit, qu'auctu cotnpagm,u de J6sus u'a rien 6crit, qu'il u'y a pas ic aullwnlique. Cctlc commode n6galion simplifie l,ut, et la difliculh) pr6sente en particulier. « Tout el « simple, dit-il, pour qui admet que ce n'e3t pas Jean « qui parle ici, mais son 6cole, etc. '. ), Simple, ettt; mais par trop simple.
M. llavct, cependant, entre h la suite de M. Renan dans tut attire syst6mc d'intirmalion de la scène du (',alvaire, de ce 8rand Srï 51 C'fEU qui porte ombrage h la critique ; et il le géudrolie mème à tout ce qui rapport h Marie.
Ce système consiste à tirer, des diitërences que présentent entre eux les quatre Évangiles au sujet de la Mère de Jsus, tut argument contre l'importance qu'ils lui attribucnl.