DERNIER OT
J'ai tiui ce pénible travail ; péuible, mais uon illgrat : péil)ie pour la raison autant que fécod ponr la foi, qui ressort 6clatante de toute la misère intellectuelle et uorale de l'incr6dulit6.
L'incr6duli/6 restera profold6ment atteinte de la tentative de M. Renau, et de tous les avantages que nous eu avons recueillis contre elle.
Son pass6, désormais, est enterr6; son avenir engag6. La Iïe de Jésus inaugure pour la pol6mique chr6tit«tue une ère toute nouvelle.
Jusqu'à ce jour, l'inerédulité avait besoin d'être eou- -aineue de déraison ; il fallait la discuter, la poursuiw'e, la saisir duus les mille sophismes et faux-fuyants par lesquels elle se d6robait aulan[ qu'elle se produisait daus ses 6volulions autt, ur de la v6rité qui lui 6tait exposée. Aujourd'hui, c'est elle qui s'expose. Pour la première fois, comme nous l'aous dit en commençant, elle se Ihit explicative et positive. Elle se risque à aborder le fait ehrétieu et h e donner la solution critique. Elle
vient nous présenter l'alternative de la olulion chré-tienne : ce qu'il faut admettre pour ne pas croire. Ce parti audacienx n'a pas été facnltatif, et M. Renan ne saurait en porter llt responsabilité parmi les siens. 11 n'a fait qu'interpréter une situation commnlm à l'incrédulité tout entière. ç'a été un parti désespéré, mais commandé pal'cette situation. Tant que l'incrédulité a pu l'éviter, elle l'a fait. Mais elle avait été si sotvmt ,'epoussée avec perte da,s ses assauts; tellement chassée de ses positions pal'les traxaux scientiliques que sa critique avait suscilés, qu'il ne lui restait plus qu'à s'exécuter ellemême par ses aveux, et que, ne voulalt pas se rendre, sa détresse l'obligeait à des explications dont elle n'avait pas le choix.
Ce n'est donc pas M. Renan, lnais l'iucrédulité contelnporaine que nous avolis discntée eu lui. M. lenan seul ne nous aurait pas fait sortir de notre réserve studieuse. Nons n'aimons pas la polémique, et trop de milieux nous séparent de l'auteur de la 17le (le Jésus pour que nous eussions jamais songé à le prendre à partie. 11 a fallu que son teuvre prit les proportions d'nue cause générale, pour mettre notre zèle en mouvement. Les résultats que nous avons recueillis n'ont donc rien de personnel. Ils sont acquis à la foi chrétienne, comme les dépouilles opimes de l'lncrédulité. Nous ne les rappellerons pas. Ils sont trop nombreux et trop parlants. Pas une attaque de lïncrédulité qui
n'ait été retournée eu preuve de la foi. Le lecteur a présent à l'esprit chacun de ces avantages, trop si»guliers pour ne pas l'avoir h'appé. Nous préférons le laisser sous cetle vivante impression.
Nous n(ms boruerons au résultat le plus général et le plus détnonstratif de cette grande polémique.
Il n'y a pas d'effet sans cause ; ni, par conséquent, de cause qui ne soit proportionnée à l'effet. M. lieuau a posé lui-mëme ce fondement de toute Ioique en ces let'mes : « Les faits doivent s'expliquer « pal" des calses qui leur soient proportionnées. Les « grandes choses ont toujours (le grandes causes . » Voici donc un principe certain, qui, dans le naufrage général du sens commun, surnage encore comme une épaxe, et dont nous pouvons nous emparer.
11 nous suffit absolument pour conclure que ,lÉs S- ChriST est Dieu.
La cause explique l'effet, et l'effet prouve la cause. « Dieu explique le monde et le monde le prot, ve, » a très-justement dit Rivarol.
Cette belle parole peut s'appliquer à J É s v s - C, i s v par rapport à l'humanité.
Si l'incrédulité, forcée par la conscience universelle, en est venue à reconnaître que JÉSUS-CnUtsT ex-