I. Vie de Je'sa.% p
DERIIER IIOT.
plique l'humanité, elle se sera engagée à reconnaitre, sous peine de ilagrante déraisou, que l'humanité prouve Jtsçs-Csï dans la mPme mesure où JÉsrs- Cna sï l'explique.
0r l'incr6dulité avoue, proclame en tête de la I ïe de Jésus que i'i.toire entière e.çt incomprd]en.çib& scies Jésus, et il n'y a pas de page de ce livre qui ne présente l'effet produit par J s s-Ch nST comme incomparable, illimité, affectant toute l'humanit6 passée, présente et timbre ; plus encore, de nature h affecter toute existence intellectuelle et morale, non-seulement de ce monde, mais de tous les mondes: ad6quat enfin h l'absolu.
J'en conclus que l'auteur de cet effet est supérieur à l'humanit6 de tous les temps, aux intelligences de tous les mondes, et n'a de mesure que le sans-mesure, l'infini, l'absolu: ce que nous appelons DEr.
Cette conclusiou est d'autant plus in6vitable que Jsrs-Cns ne s'est pas 6puisé dans son euvre, qu'il est resté m principe in@uisab& de reco»naiss«nce morale,comme dit 31. Renan ; et que, lin que l'effet soit ici plus grand que la cause, comme dit M. Sch6rer, et le christianisme phs cosiddrable queso» auteur, c'est & contraire qM est w'ai '.
Donc, JÉsus-CnnlST est au moins ce qu'est son
t. Journal le Temps, 7 juille!
--5-- J ÉSUSoCHRIST.
muwe. La vérité divine qui s'est épanchée de lui monde remonte en preuve du monde à lui, comme une eau iaillit h la hauteur de sa source, et révèle cette haulenr. « L'eau que je donnerai, a-t-il dit lui-même, « devie||dra une fontaine jaillissante jusqu'à la vie « élernellc '. » Pourquoi jusqu'à la vie éternelle ? cessaircmcn! parce qu'elle en descend; parce que .I »:ss-Cnus'r est cette ¥ic éternelle sortie du sein du I)èrc, et qui nous élève à sa possession.
Les ln«dlématiqm,s n'ont rien de plus certain. Lors donc que l'incrédule, de cet effet universel, absolu, divin, l'all]èlle la cause 'h un simple homme qui, quehlue grand qu'il sit, ne serait après !out qu'un ê!re de la mëme misère et faiblesse que l'homme, -- il erre. Lorsqu'il la ramène à un homme qui, n'étant pas ce qu'il s'est dit être, Dieu, et ayant séduit le monde par des pres!iges mensongers, n'aurait été que plus nisérable dans la misérable humanité, ignorant, faux, fourbe, extr:vaganL-- il déraisoune.
Lorsqu'il la ramène à un homme qui, en même temps qu'il aurait élevé l'humanité dans l'effet, l'aurait dégradée das le moyen et dans la cause, jusqu'à ne pouvoir ttre disculpé qu'en iuculpaut l'hnmanité tout entière de mensonge et de folie, -- il divague.