‹ La divinité de Jésus-ChristChapitre 151 sur 152 · I. Jean, I · texte numérisé non relu

I. Jean, I

DERI|FR MOT. ,55 I,orsqu'il donue ainsi pour «ruse, à la lumière les tén;.bres, à la civilisation l'ignorance, à la érlt6 le mensonge, à la sagesse la déraison, à la moralité l'improbilé; lorsqu'il en vient à dire que, pour avoir été moins hotm6te que Marc-Aurèle, .lsus reste pour l'humanité uu principe inépnisable de rvnaissance morale,  il est insensé.

Il attente à la raison, jusqu'à plaider pour la folie ; il atteute à la conscience, jusqu'à plaider pour le déshonneul'.

Voilit le résidu de i'incrédulité au dix-neuvième siècle. Voilà ce qu'il faut admettre pour ne pas croire à la divinilé de .lÉsus-C  t st. Voilà, dès lors, la preuve vengeresse, la preuve formidalde de coite divinité, dotal la négation emport, celle de 1: raison et de la conscience.

En elle, c'est la Divinité mtme qu'on veut nier; et réciproquement, c'est par la négaliou de la Divinil6 mme qtl'OIi nie la divinité de JÉSuS-CHRIST. La négation dogmatique du surnaturel, nous l'a,,-ons ,u, est la négatiott de Dieu en principe; la négatiou évangélique de J  s t: s- C ri   s'r, est la négation de Dieu eu fait.

Et c'est par la négation de Dieu en principe, qu'on arrive à la négation de Dieu en fait; comme c'est par la négation de Dieu en fait, qu'on veut assurer la négation de Dieu en principe.

,Itle'i.¢»e, tel est. donc le dernier mot, le lerme où l'iltcr6dulit6 contemporaine aboutit, après avoir foul6 aux pieds la conscience et la raison. Yoilà le vide, le goutt'e produit par la n6gation de la divinit6 de .lËsçs- Cnn]sT.

Itonc, s'il y a une conscience, s'il y a une raison, s'il y a un Dieu, JÉsus-CnRs'r est Dieu; et tout l'ordre ralionncl et moral, aussi bien que l'ordre surnaturel, sont solidaircment suspcndus à cette croyance. Voilà l'ensemble du r6sultat de la Iïe de Jéss; voilà le sohle, Oll plut6t le d6ticit de l'iucr6dulit6 conterape, faine.

Et maintenant, cher lectem;., avant de prendre congé de vous, usant de cette sorte d'intimité qui a dù s'établir entre nous dates le cours de cet ourage, et surtout de cette charité et de cette foi qui me Font inspiré, laissez-moi vous demander quel sera pour vous le résultat de ce travail de démonstration et de réflexion que nous avons fait ensemble.

Ne sera-ce que le valu int6r.t d'une polémiqne dont • ous serez le juge après eu avoir été le spectateur, ou lout au plus la conclusion logique et froide que .I eSçS- CST est Dieu, que l'incrédulité elle-mëme le démontre, et qne le Christianisme est vérité, sans autre • conséqnence que cet assentimênt de -votre iutelligence? Ou bien, sera-ce une occasion solennelle de preudre un parti à lëgard de cette grande vérité, qui n'est rien si elle n'est aclive, si elle n'affecte l'tune tout entière, et n'en régit tOlll le destin ?

i»,mr moi, je ne sui. qu'un homme, et je n'ai pu vous donner que ,:les raisous. ,h, vous ai montré Jgs us- Cuts'r; je ue pnis fai'c daautage : et cependant davanlage doit être fait. Il ne se peut pas que Cil ,tsT soit Dieu, qle cela vous soit démontré, et que cette conviction reste stérile. Eutre elle et la foi, il y a un espace réservé à la bouue volonté de l'homme et à la grttce de Dieu, où je ne puis que ous laisser à ousmême. A cet instant riait donc pour vous l'obligation logique, morale, d'aller à ,lsus-Cns'r, en lui demandant de venir à vous. Car, comme il est enu pont tas, il vient pour chacun; comme il y a eu une révélation générale an gem'e humain, il y anne révélation particulière à chaque âme. Cette révélation particulière est la foi ; la toi qui est Dieu sensible à l'âme, parlant à l'âme • sa oix, sa vie, sa gr'ce en nous : lui-mëme, enfin, venant s'asseoir au foyer et à la table de notre

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cœur, pour en être la chaleur et la nourriture; pour s'y révéler par un charme si vivifiaut que la foi même y est absorb6e, et qu'auprès de cette intime manifestation, toute démonstralion devient non- seulement inntile, mais importune.

Expérimentez ce don de l)icu, et bientôt, dans le ravissement de sa possession, vous me direz ce que les habitants de Sichar, après avoir xu JSus-CuRs'r, lirent t la Samaritaine, qui le leur avait annoncé : « Nous croyons à lui maintenant, mais ce n'est plus « par l'effet de vos discours; c'est que nous l'avons « entendu nous-mêmes, et que nons savons qu'il est « vraimcn! le SAUVEUR DU IIONI)E/! »

Jean, IV» 43.

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