‹ La divinité de Jésus-ChristChapitre 30 sur 152 · Vie de Jésus, iniroduclion, p. x · texte numérisé non relu

Vie de Jésus, iniroduclion, p. x

2. M. Renan, dans celle conlestation, comme dans cet aveu, n'est que l'Che de Porphyre, sans tenir compte des réfutations anciennes et modernes qui l'ont confondu. Mais cette contcstalion est heureuse en ce qu'elle donne la mesure de l'aveu. C'est ce que nous faisions remarquer nous-mème, il y a vingt ans, dans nos tudes: « Les prophfities de Daniel touchant ce passage de J  s ç s- « Cu sT s'offrent h nous avec deux garanties ddcisives. La pre- « miere est l'aeu fi)rcd de Porlhyre , qui, dans l'emportement « de sa préention, intfiress6 à dcarter la premibre prophdtie de « Daniel sur le règne d'Antiochus Épiphane (si bien justifide par « lëdnement qu'elle a phttdt raconté des choses passées, dit-il, « que décrit des édements fulttrs), osa alldguer, sans ombre de « preuve, que le livre de Daniel aait dtd coml)osd par un in- « cnnu, sous le règne de ce prince. (Porphyc. apud Hie'ony.m., « pra'f, in Daaiel.) Démenti et confondu sur-le-champ par les « Juifs, son impulalion lomba; mais la marque en est restée, « comme le plus haut point où ait osd monter l'incrddulité h « l'endroit des prophOies, fi la grande justitication des deux « autres lrophdties de Danicl sur JÉSus-CHRST que cette « attaque inscnsde laissait subsister dans une antdrioritd bien

« dit-il, « le livre de Daniel » parnt. Ce fut comme une « renaissance du prophétisme, mais sous une forme « très-difiérente de l'ancienne, et avec un sentiment « bien pltts large des destinées du monde. Le livre de « l)aniel donna en quelque sorte aux espérances mes- « sianiques leur dernière expression. Le messie ne fut « phs un roi à la façon de David et de Salomon, un « (',yrus théocrate et mosaïste; ce fut un FILs t,E « apparaissant dans la nue, un être surnaturel revêtu « de l'apparence humaine, chargé de juger le inonde « et de présider à l'fige d'or . »

M. Renan nous renvoie au texte qu'il veut bien nous indiquer. Autorisé ainsi par lui à y avoir recours, nous allons le produire pour le compte de son aveu.

suffisau(e, quoiqu'elle ne fùt pas complète: semblable à ces crues d'eau qui recouvrent un moment les plies d'un pont, sans atteindre jusqu'à ses arches, et dont l'impuissante et lassagère furie ne sert qu'à rehausser la prudence (le l'architecte qui a su la pré, x oir et la braver. »

« La seconde garantie, dise, ris-nous, est dans cette déclaration (le l'historien juif Josbphe : « Tous ces malheurs fondirent sur notre nation sous le règne d'Antioçhus, comme Daniel l'a ait prédit LO'.ieS ue..v.'r; -- il a parlé aussi (le la puissance des Romains et de leur empire;-- et il a prédit les maux dont ils devaient accabler notre nation. -- Tous les écrits que Daniel nous a laissds se lisent enç,)re dans nos assemblées. » (Antiq. judaicce, lib. x, cal). xm) « Tous ces écrits de Daniel font du reste partie de la traduction des Septante, et existaient ainsi notoirement dans le monde depuis près de trois cents ans. » (Etudesphilos., t. IV, p. 250.) l. Vie de Jësus, p. ! 5.

LES PBOPIIÉTIES. { 19 Voici ce texte, véritable miroir prophétique dans lequel apparait cinq cent trente-sept ans, suivant l'l[istoire universelle, avant sa venue (cent soixante-quinze ans, suivant Porphyre et M. Renan), la grande figure du FLs »E r'IIoMtr:, qui en reçoit ainsi, par cette anticipation prodigieuse, nn éblouissant témoignage de divinité.

« Je considérais ces choses dans une vision de nuit, « dit le Prophète, et je vis comme le FILS DE L'IIoIIIIE « qui venait avec les nuCs du ciel, et qni s'avança « jusqu'à l'Ancien des jours. Ses anges le lui présen- « tèrent, et il lui donna puissance, honneur, royanté, « et tous les peuples et toutes les tribus : disant que « toutes les races et toutes les lang«es le serviront, que « sa puissance est une puissance éternelle qui ne « lui sera point ôtée, et que son règne n'aura point « de lin'. »

Quelle prophétie ! quand on la rapproche de l'inscription romaine, que chaque siècle en passant grave plus profondément : Christus vbwit! Christus regnat! Christus imperat !

Où est le surnaturel, oit est le miracle, où est l'intervention manifeste de la Divinité, si ce n'est dans les deux prodiges d'une telle prophétie et d'un tel accomplissement, multipliés en quelque sorte l'un par l'autre,

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