‹ La divinité de Jésus-ChristChapitre 34 sur 152 · JÉSUSoCIIIllST · texte numérisé non relu

JÉSUSoCIIIllST

nos prophétics, toujom's victorieuses de la discussion, mais attssi toujours éludées, sont enfin reeonnues et admises dans leurs caractères essentiels. C'est. que c'est la première fois, nous ne saurions trop rappeler Fattention du lecteur sur cet aperçu, que l'inerédulité, de négative qu'elle avait pr6eédeinment été, s'est fifitc positive et explicative.

L'ex pli«,tion qne l'histoire donne de J  s r s- Crt  i s T quand elle le présente comme le Dt»sb'd de toutes les m«lio,s, le Sauteur, le Seigcm', le Domin«le«r et le Christ promis et attendu depuis t'origine du monde ; et lorsqu'elle montre dans ces prophéties si prodigieuses des titres surnaturels de sa divinité, est tellement certaine, qne l'inerëdnlité elle-même ne peut s'engager sur ce terrain historique sans tomber du premier pas dans cette explication inévitable.

« A quelque point de 'ue qu'on se place, dit très-bien « M. Schérer, il est certain que Jésus s'annonce COlnme « l'interprète autorisé de la loi, et le libérateur promis « par les prophètes. Les jours d'une science impartiale « SOllt enus, et, je ne sais trop ponrquoi ou a « contimd à dluder la difficultd . Il n'en est pas moins

et à sa transfiguration, le lui a décerné par ces paroles : Celui-ci êsl tox FILS hic»t-aireA, en qui j'ai mis toutes mes complaisances; Courez-le.

t. Il y a de la candeur dans cet étonnement de M. Schérer, et dans l'aveu qu'il laisse échapper.

s os.  33 vrai que Jésus s'est cr! le Messie et s'est donné ponr tel, et que ce jour-là a été le jour décisif, ce fait a été le fait capital dans l'histoire de sa pensée. C'est là le sens qu'il a donné h sa mission, et c'est à ce point de vue qu'il faut ab.çoh«met se placer, si l'on veut comprend'e sa -ie et son enseignement... Jésus s'est proclamé le Messie. Or qu'est-ce que le Messie? Le Messie est le libdratem" q«te Jdhovc«l a promis « so pe«tple ; c'est leperso;age sm'httmaiu «lotit htpropIdtic et l'Apocalypse ont pe«lat sept siècles d6;celoppd o« arrêtd les traits; c'est le Roi (Messie ne signifie pas autre chose) qui doit venir ressusciter les morts, juger les hommes, replacer les Jnifs à la tête des nations, ci, régnant éternellement sur eux, établir h jamais sm" la terre ce royaume de J6hovah, qui consiste dans la vérité et la justice. Voilà ce qu'il hnt saoir pour comprendre ce qui rattache Jésus aux croyances de l'Ancien Testament, la place qu'il occnpe dallS les ail. hales de sa nation, le rble mdme qu'il prend dans l'histoit'e religieuse des hommes : l'accomplissemet de la prophéttTe »essiaiqtte, voilh la clef de la vie de JSS[I$, ét Yi[à pom'qttoi l'introduction idispesable h la biographie du fondateur du chrislianisme, est un r0cit des destinées de l'idée messiafique '. » On ne pom'ait mienx expliquer notre pensée. Jusqu'h

Journal le Temps, du l juillet et du t ! aoùt 1863.

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ce jour, on a continué à dh«lcr la diffïculté. Mais enfin, on se risque à l'aborder. Les jours de l« science impartbde so»t cufin ventes. Nous vous attendions là. Cette attente a ét5 longue, il est vrai; n'importe, uous son» mes ton jours heureux de voir sortir de votre bouche cet aveu, qui pour a'oir OA si longtemps retenu n'en a que pins de prix : que quiconque voudra parler du tbndateur du christianisme de'ra partir des prophétios ; et que c'est au point de vue de la prophdtie mes- ianique, et de son accomp.sement en Jst, s, qu'il fiutt absob«me,t se placer, si l'on 'eut cotnprendre la vie et l'enseignement de Jsvs. M. Sch6rer, dans sa candeur, a mi.trie jusqu'à reprocher à M. enan de ne pas avoir étd assez arc [ond des choses. Nous ue sommes pas si exigeants; les aveux de M. enan nous suriisent '.

Reste à ,oir comment il s'en est tir6. 1. Sch6rer comprendra peut-être alors pourquoi Oll a continué à 61uder la difticult6, et qu'on aurait mieux fait de l'61uder encore.

(;ll', ellfill» la situatioll llle pavait embarrassante. Les prophéties sont manifestement des prodiges, des faits

t. Nous faisons gr,Sce à M. Renan, entre autres prophéties qu'il a omises, de la grande prophétie Ecce Viro cocipiet et pa.riet, dont il a insidieusement parlé à la page $1, nous réser-ant cependant d'y revenir au sujet de la Vierge llarie.

LES PROPltÉTIES. 135 surnaturels. On en convient. On nous l'oppose morte. Toute prophétie, tout miracle, en un,ot tout erveilleu«, dit M. llavet, a dû être effaeé de la vie de Jss comme impossible. Tellement que, de la pr6diction préeise et eirconstaneiée de la prise de Jérusalera, rapportée dans l'évangile de saint Luc, on conclut tout de suite, et sans en demander dava»tage , que ce livre a été écrit après l'événement, à moins qu'on, ne [ourtisse la preuve du contraire. Nous n'avons pas besoin de fournir une telle preuve en ce qui touche les prophéties de Malaehie, de Daniel, d'lsie, de Jaeob d'Abraham. Bien évidemment, et de votre éclatant aveu, elles ont été éerites avant l'événement, qu'elles dominent, non de quelques altoCs, comme la prédietion de Jsssur Jérusahqn, mais de plnsieurs siècles. Nous avons donc lb de vraies prophéties, et par conséquent, selon ous-même, de vrais témoignages surnaturels.

Comment M. Renan sort-il de Je suis embarrassé de le dire, par respect pour la raison et pour le lecteur; mais le voici :

« Grâce à une espèce de sens proph6tique, qni rend « par moments le s6mite merveilleusement apte à voir « les grandes lignes de l'aenir, le Juif, dit-il, a fait « entrer l'histoire dans la religion 1. »

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