Vie de JCsus, p
LES PROrHÉTIES. | -.3 Le grand signe que Jesus-CHns. Oait l'objet des proph5ties, ce sont celles qu'il a faites sur hfi-mme, prouvant par leur accomplissement, que l'accon|plisscment en lui des anciennes prophéties tait divin et véritable. Il faisai voir pat' là, en lui, le mîmc esprit pat' lequel il s'était annoncé dans ses prophStes, de maniS'c à instiller, pour ainsi parler, de son idcntité, et à pouvoir dire, selon qu'il l'avait encore prédit : « Moi qui larlais « autrefois, me voici présent '. )) A cette fin tout a été prol)htie dans JÉ s u s-E nsï. C'en était une déjà de se voir lui-mmc et de s'an- mncer, dans l'obscurité de son avé||cmcnt, pat' l'inspiration prophétique qu'il lit éclatcr autour de son berceau dans la bouche de l'Ane, d'Élisabch, de Jcau- I:aptistc, de Zacharic, de Siméon et de sa divine M5'c. (,ue[ ch-eur admirable quc celui que tous ces saints personnages font cnendre à l'arrivée de Jsus! çucllcs prophéties que les paroles de l'Age et d'Élisabcth; quc le tressaillement précurseur de .lean-Baptistc ! quels cautiques que le Bened«tus, que le Nmc dimttis, que le Majni/icat! et qu'il faut avoir peu le sens du vrai, du beau et du saint, pour ne pas tre ravi par l'accent, et convaincu par le prodige de ces blouissantes prophéties! Que dire maintenant des prophdtics de J Êsus luimSme, s'annouçaut de point eu point, jusque dans