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(l'est là ce que nons allons montrer, en procédant toujonrs i son égard aux lnêmes conslatations valeur de ses aveux, pauvreté de ses explications.
Les aveux (le M. Rcnan, snr les Évangiles, ainsi que sur les prophdtics, iuaugurcnt une ère nouvelle pour la p«,lémiquc chrétienne. Confiante dans la faiblesse de la raison (le ce temps, forte en particulier de son famenx principe d'impossibilité du snrnaturel, l'incrédnlité a cru pouvoir tre impunément sincbre dans ses aveux, se tlattant de les racheter par ses explications. Il fallait bien d'aillenrs qu'elle s'exécut;m Elle y était contraiutc pat' les grands travaux de l'apologétique chrétienne. En effet :
L'authenticité des Évangiles ne faisait pas question, n'a jamais fait question avant le dernier siècle. Les elmemis les plus acharnés du christianisme, à l'époque cependant oit la fraude historique eùt été plus facile à démasquer, n'ont jamais élevé le plus léger soupçon contre cette authenticité. Julien, Celse, Porphyre, les hérétiques, les juifs, surveiilants jaloux et investigateurs acharnés de tout ce qni pouvait déconsidérer ces titres de notre foi, n'ont jamais imaginé de les révoquer en doute. Ils discutent le caractère ou la portée des faits, mais non leur existence et leur récit.
LES ÉVANG[LES. ']57 Ils s'en font m6me une arme contre nous. « L'au- « torité de nos Évangiles est si bien établic, disait saint « Irénée au second si5cle, qne les hrétiqucs eux- « mmes leur rendent témoignage... Notre doctrine est « donc bien certaine, puisqu'elle est appuyée sur les « livres que nos adversaires eux-mmes confirment de « leur aveu . »
Il y eu, dès vécl«tion des Évangiles, deux traditioDs, si je peux ainsi dire, deux contn31es qui en ont garanti l'autheuticité originelle et l'intéfité constante, avec d'autant plus de certitude, que ces deux conlrbles, ennemis l'ùn de l'autre, se contrôlaient eux-mêmes r6ciproquement, et formaient ainsi une garantie hulnainement infaillil)le, puisqu'elle lëtait en raison mëme de l'opposition de ses dléments. Ces deux contrbles SOllt celui de la foi, et celui de l'impiété. La tradition ehrétielme, tradition publique dans les fidèles et vigilante dans les pasteurs, offrant par là elle-lnCnle une double garantie, a saisi les ;vangiles dbs leur rédaetion. Elle llOUS les montre sous la plmne en quehlue sorte des l;vangélistes, et inamédiatement en lecture et en t6moignage daus les assemblées des fidèles et dans les éerits des eonfesseurs, salis qu'il y ait eu le moindre intervalle de temps pour la légende. En même temps, les hérétiques, les juifs et les philosophes commencent, ou