‹ La divinité de Jésus-ChristChapitre 47 sur 152 · S. lrén., liv. III, c. u, v · texte numérisé non relu

S. lrén., liv. III, c. u, v

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plut6t continuent cette guerre qui a,«ait commencé autour mSlne de J  s  s-C it t i s'r, et sous le feu de laquelle furent écrits les  " l,,vangfles. Ils en surx'eillent l'authenticité, la tidélité historique ; et si grandes sont celles-ci, qu'ils osent toul, sans qu'il lent vienne à la pensée de les contester. Les quatre l;:wmgilcs deviennent le documcut commu, le lerrain du combat. Ce dossier' de la partie adverse n'a cessé d'tre donnéen com»unication, depuis l'origine du procès, à tous les adversa5"es qui y iigurcnt coutre nous. Ils l'ont toujours eu dans les mains, nous le leur avons mis nous-mêmes, nous les avons forc6s  le discuter en le leur opposant. Ils l'ont rctourn6 de toute maniSrc pour la défense ou pour l'attaque; ils en ont fait leur propre dossier, eu le commentant, l'interprétant, le torturaut, pour en tirer contre nous mille inductions fausses et sacriléges. Et ce serait ce dossier tout froissé par leurs propres mains peudant dix-huit cents ans, tout chargé de leurs injurieuses objections, tout souillé du venin de leur impiété, qu'ils nous rejetteraient aujourd'hui comme suspect d'inauthenticité? Ils ne seraient plus recevables : ils ne l'olit jamais dtW: parce que les Ecritures ne leur ont jamais 6té cachées, qu'elles ont ét6 écrites sous leurs propres yeux, sous les yeux desjuifs et des paiens qui en 6gof geaient les auteurs, mais qui ne les d6mentaient pas. .çu dernier siècle, cependant, on entreprit, à la fa-eur du temps 6cou16 et de la prévention d'obscurité qui

LES ÉVAILES. ! 9 s'attache toujours aux origines, d'élever des nuagos stll' l'authenticité des I;vangiles. Cette questiou se posa potu" la première fois. Elle ïut l'objet de grauds travatix qui ont abouti à Strauss, comme expression la plus nvancée de la critique ennemie. Mais Strauss reculait (h',jlt de lui-mme dans la troisième édition de sa lïe «le Jésus*où il déclarequ'unc nouvelle étude a 6branlé la valeur de ses doutes contre l'anlhenicité de saint Jean et la valeur qu'il mérite, reconnaissant aussi qu'une Cpîrc de saint Paul, rédigée trente ans ap'bs la résurrection, en présence de témoins vivants, est pareillement un titre digne de foi. Le docteur de Wete, dans son commentab'e «le saint Jean, faisait le meme aven. Ce fut le commencement de la réaction contre la sut'prise qu'nne fausse érudition avait faite à la foi des sieclcs. Des défenseurs de la vérité sc levèrent en Aileronsne, oh s'était concentrée l'attaque, et lents grands travaux complétant ceux qui awdent paru précédcmmeut eu Auicterre, firent repentir à jamais l'incrédulité de sa entatire. L'authenticité des Évangiles, qui avait étéj usqnc-là dt simple domaine de la tradition, comme nous l'avons montré ci-dessus, passa alCot'mais dans celui de la science; et, une fois de plus, le Christianisme s'enrichit des attaques de ses ennemis.

Aujourd'hni c'est une question vidée. Mais il était

Préface de la 3 « édition, et sect. III, ch. iv, § 36.

• - l 0 SçS-CnnST.

réser'é à 1I. lenan d'acquiescer au jugement et d'euterrer Slrauss.

C'est ce qu'il faut oir.

ïest d'abord une observation très-iudicieuse, que celle qui s'6chappe de sa plume au début de son livre, quand il dit que • « Par une singularit6 rare ci) histoire, « nous voyons bien mieux ce qui s'est pass6 dans le « monde ctn'6tien de l'an 50 h l'an 73, que dans es ,, temps moins recul6s. »

Le b6nétice de cette observation s'attache presque ex«lusiventent aux dcrits du Nouveau Testatnentet plus particulièrelncnt aux Évangiles. 11 y a là, en eflht, un cal'actère qui distingue l'histoire du Christianisme de toutes les histoires. L'obscuritd est à toutes les origines de celles-ci. La plus 'ive et la plus nette lumibre 6claire le berceau de celle-là- et c'est le h6ros lui-même de cette histoire qui est cette lulnibre dont il illumine tott  • autour de lui, et dont les pages de son Evanglle sont 6clatantes. Toute histoire pâlit auprès de ce lumineux caraclbrc, et les faits de Socrate doigt persome ve doute sont v»oivs attestgs que ceux de J É s ç s-C tt R  s ï =, De sorle que, comme le dit cxcellemment Schelhl « Du point de vue mëme de la philosophie, le Christia- « nisme n'est pas une pure conception de l'intelligence, « il est autre chose encore, il est un /'ait, et le plus I. Vie de 3ésus, introduction, p. t.

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