Rousseau, mile, liv. v
LES ÉVAIG1LES. l t 1 « grand de to,s, et ce fait a pourcentre la persome du (( C H Il 1 ST, le C n n I S T, tel que ' " l ]vangde no«s l'a « rel».dsetd . »
C'est en ceci que M. Renan se sépare de Strauss, qui ne voyait, lui, dans Jss, qu'nn idéal théologique et légendaire : « M. Strauss, dit-il, s'est trompé dans sa « théorie sur la rédaction des évangilcs, et son livre a, « selon moi, le tort de se tenir beaucoup trop sur le « terrain théologique, et trop peu sur le terrain histo- « tique . » M. Renan croit devoir cependant, dans une note au bas de la page, disculper Strauss d'avoir nié l'existence de J'sts, et il Tpelle étrange et absut'de calomnie cette opinion qu'on a généralement de son système. Il est 'rai, en effet, que Strauss reconnait qu'il a existé un Christ quelconque; mais il l'est aussi qu'il nie l'existence du Ctnis, tel q«e l'Évangile o«s l'a rel»'eentd, et qu'il en fait un fant6me purement légendaire et c'est cela qui est e'traffe et surde. Il était réservé, cependant, à M. Renan de hirc pis encore. Strauss avait du moins respecté et admis'C dans ce fantbme légendail'e de Jss, l'idéal évangélique " M. Renan y a substitué le hnt5me de son irapiCC Mais seulemeut il a voulu lui donner une base historique, et il a mis à profit, pour cela, les aveux mêmes que lui arrachait la nécessité.
. Discours d'oavevtare, Berlin. Ber. indëp., l r mai 2. Vie de Jésus, introduction, l ).
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Le terrain évangélique est, il l'avoue, en effet, un tertain historique. « Grâce aux beaux travaux dont cette « question a été l'objet depuis trente ans, un problème « qu't,u et'tt jugé autrefois inabordable est arrivé à « une soluliou qui, assurément, laisse place encore à « lden des incerlitudcs (il faut passer, pour le moment, « à M. l.enan cette rCserve que nous allons apprécier « bicnt6t), mais qui su//it pleinement aux besoins de « l'histoire '. »
Et d'abord, « s'ils sont de ceux dont ils portent les « noms, les évansiles, sans cesser d'être légendaires « (pat' l'uuique raison présuppos6e que le surnaturel « est impossible), prennent une haute valeur; puis- « qu'ils nous font remonter au demi-siècle qui suivit « la mort de Jésus, et même, dans deux cas, aux té- « moins oculaires de ses actions =. »
« Pour Luc d'abord, le doute n'est guère possible. « L'l'angile de Luc est une compositiou régulière [o- « dde s««r les documents ante'rieurs. L'auteur de cet o « Evangtle est certainement le mème que celui des « Actes des Apôtres. Or, l'auteur des Actes est Ull coin- « pagnon de saint Paul, titre qui convient parfaitement « à saint Luc. » -- BI. lienan assigne ici à saint Lnc une date postérieure au siCe de Jérusalem, sur l'unique raison déjà jugée, et sur laquelle lui-mtme se déjuge, 1. Vie de Jdst«s, introduction, p.