‹ La divinité de Jésus-ChristChapitre 95 sur 152 · Id., p · texte numérisé non relu

Id., p

SA PEISONNE. 3 | "/ nier trait, qui devient un surcroît d'outrage, mais dont le poids fait crouler tout son édifice de blasphème sur lui-même et l'y ensevelit.

Il procède pour la folie comme il a fait pour l'imposture. Il couronne ses imputations par une disculpation, qui n'est qu'une manière de honte perfidie de les faire passer en les.aggravant. Il étend ces imputations de folie, de JÉ8ç8-CHRI8T à la raison même; comme il a étendu l'imputation d'imposture à la conscience même. II abolit la loi intellectuelle, comme il a aboli la loi morale, pour faire passer le blasph6me qui charge J  S U S- C H n I S T de leur violation.

Folie, en effet, extravagance, qu'est-ce h dire? « Les « idées étroites qui se sont répandues de nos jours sur « la folie égarent de la hçon la plus grave nos juge- « ments historiques dans les questions de ce genre. « Un état où l'on dit des choses dont on n'a pas cons- « cience, où la pensée se produit sans que la volonté « l'appelle et la règle (définition grammaticale de la « folie), expose maintenant un homme h être séquestré « comme halluciné. Autre[ois, cela s'appelait pro- « phétic et inspiration. »

Ainsi, aare[ois on n'avait pas les mêmes idées que de nos jours sur la folie, et par conséquent sur Ia raison; et nous n'avons pas dès lors de criterium commun a'ec l'antiquité pour la comp'etdt'e. Il faut proclamer dès lors l'abolition de la critique pour les temps

318 JÉSUS-CHRISTo anciens, puisque uous ne pouvons en juger que par notre sens interne.

Mais ce n'est pas pour autrefois seulement, c'est de nos jours même, et d'une mauiSre absolue que ce sens interne est en défaut, et que nos jugements s'égarent sur la folie; à tel point qu'au lieu de la séquestrer on devrait la glorifier et l'en,ier. « Les plus belles choses « du monde, en effet, se sont faites à l'état de fivre; « toute création éminente entraîne une rnpture d'équi- « libre, un état "dolent pour l'être qui la tire de lui... « Qui de nous, pygmécs que nous sommes, pourrait « faire ce qu'a fait l'extravagant François d'Assise, « l'hystérique sainte Thérèse ? Que la médecine ait des « noms pour exprimer ces grands écarts de la nature « humaine; qu'elle soutienne que le génie est une « maladie du cerveau; qu'elle voie dans nne certaine « délicatesse de moralité un commencement d'étisie; « qu'elle classe l'enthousiasme et l'amour parmi les « accidents nouveaux, peu importe. Les mots de sain « et de malade sont tout relatifs. Qui n'aimerait mieux « être malade comme Pasc que bien porkmt comme « le vulgaire, etc., etc. ? »

M. Renau aurait dal joindre  sa Vie deJésus un glossaire, donnant la signiiication des mots et des choses, selon le sens qu'il y attache, si en dehors de nos idées

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