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308 JÊSUS-GHEIST.
Qu'est-ce à dire tout cela, si ce n'est que Jésus s'est donné pour une personne divine, s'est fait Dieu, comme les Juifs le lui reprochaient, facis te ipsum Deum ^ sans qu*il repoussât cette imputation comme une calomnie ; — parce que, « ayant la nature de Dieu, « comme dit saint Paul, ce ne lui était pas une usures pation de se poser l'égal de Dieu. » Qui, cùm in forma Dei esset, non rapinam arbitratus est esse se
JSQUALEM DeO^.
Aucun doute ne peut donc subsister à ce sujet. Jésus s'est affirmé Dieu. « On ne nie pas, dit M. Renan, qu'il « y eut dans ces affirmations de Jésus le germe de la « doctrine qui devait plus tard faire de lui une hyposa tase divine*. » — « Une conviction absolue, ou pour « mieux dire, l'enthousiasme, qui lui ôtait jusqu'à la « possibilité d'un doute ^ couvrait toutes ses har- (c diesses*.»
Voilà comment Jésu^ n'énonce pas un moment ridée sacrilège qu'il soit Dieu. Il est vrai que M. Renan i
ajoute : « Le besoin que Jésus avait de se donner du \
« crédit entassait les notions les plus contradictoires ^ » j
Mais comme ces notions contradictoires ne se trouvent