‹ La divinité de Jésus-Christ; démonstration nouvelle tirée des dernières attaques de l'incrédulitéChapitre 124 sur 188 · Id., p · texte numérisé non relu

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entassées que dans la Vie de Jésus de M. Renan, il faut les mettre sur le compte du besoin qui! a M. Renan de donner à Jésus du discrédit.

Jésus est donc un sacrilège et il a attenté à la Majesté divine en la dérobant au profit de son égoïsme? — M, Renan, déviant de son premier jugement, a déjà répondu que : « ce qui chez d'autres serait taxé d'orgueil « insupportable, ne doit pas chez lui être traité d'attena tat. » — Il me semble que c'est le contraire qui doit être vrai, puisque ce qui le distingue des autres, c'est qu'il est l'auteur de la plus belle morale qui fût jamais, et qu'il aurait dès lors fait servir la plus belle morale au plus odieux mensonge, et trompé d'autant plus grandement l'humanité.

C'est ici que M. Renan, acculé entre la conclusion que Jésus-Christ est YInfâme, ce qui aurait pu le mener du tribunal de l'opinion à un autre tribunal, et les principes éternels de la vérité et de la conscience, n'a pas craint de se sauver en sacrifiant ces principes, et de déshonorer l'humanité tout entière pour ne pas paraître déshonorer uniquement Jésus -Christ. Tant il est vrai que, selon la conscience humaine qu'il a étudiée en cela, si Jésus-Christ n'est pas Dieu, il est un imposteur, et s'il est un imposteur tout est imposture ; et il n'y a plus de sincérité ni de vérité.

Preuve magnifique, preuve formidable de la divinité de Jésus- Christ, que nul encore n'avait poussée,

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comme M. Renan, jusqu'à sa dernière conséquence.

Ce n*est plus Jésus- Christ seulement qui est en cause: c'est Thonneur humain. M. Renan, pour faire passer ses odieuses accusations contre Jésus-Christ, les produit (procédé infernal) sous forme de disculpations, et ces disculpations sont autant d'attentats à la conscience humaine.

Ainsi, il ne dira pas Jésus fut un imposteur, mais impliquant tous les Orientaui d'abord, il dira: i< Bonne « foi et imposture sont des mots qui, dans notre cons- « cience rigide, s'opposent comme deux termes incon- « ciliables. En Orient (sans distinguer l'Orient actuel « de l'Orient d'autrefois, c'est-à-dire les ténèbres de la « lumière), il y a de l'un à l'autre mille fuites et mille « détours. Pour nous, races profondément sérieuses, « la conviction signifie la sincérité avec soi-même, mais a la sincérité avec soi-même n'a pas beaucoup de sens « chez les peuples orientaux*. »

Ainsi, voici Jésus accusé d'imposture par sa disculpation même, qui étend cette accusation à tous les Orientaux.

Mais Jésus-Christ n'est pas un Oriental seulement, ou s'il l'est, il est cet Orient dont la lumière s'est levée sur le monde, et l'illuminant au sein des ténèbres et des ombres de la mort où il était assis, n'a cessé de diriger

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