Vie de Jésus, p. 283 et
sut JESUS-CHRIST.
« ce qu'ils firent avec leurâ mensonges, nous aurons le « droit d'être pour eux sévères, etc., etc. *. »
Quand on a dit cela, on a réglé ses comptes avec la religiosité mondaine, mais on en a ouvert un terrible avec la conscience. A ce prix, on esta son aise pour blasphémer le Christ , on a même droit à la reconnaissance pour en avoir fait un héros de succès ; pour avoir édifié le monde, et tiré même des yeux arides de nos contemporains des larmes sur le sort du juste opprimé.
On peut écrire cette monstruosité de lèse-honnêteté et de lèse-raison.
V honnête Marc-Aurèle... a été <« exempt de quel- <c ques erreurs que Jésus partagea, mais il a été sans 4C action durable sur le monde. Marc-Aurèle (pour avoir « été honnête) laisse après lui des livres délicieux, un (c fils exécrable, un monde qui s'en va. Jésus (pour « n'avoir pas été honnête) reste pour l'humanité un a principe inépuisable de renaissances morales ^. »
Nous voudrions pouvoir dire que c'est là simplement de la folie organique^ de la folie irresponsable. Mais il n*en est rien: c'est de la folie consciente; la folie logique, si je peux ainsi dire, de l'incrédulité. Nous nous en affligeons pour M. Renan ; mais nous nous en féli-