Vie de Jésus, p. 2o
citons pour la manifestation de la i^érité de notre foi qui en est d'autant justifiée et yengée.
Mais que parlons-nous de folie! cen*est pas M« Renan, ce n'est pas l'incrédulité qui est folie, c'est la Sagesse étemelle : et cela est encore logique, puisque la Vérité même est mensonge.
Nous voici revenus en arrière de dix-huit siècles, au premier jour où Jésus- Christ était gentibus autem stultitiam\ au temps du bon roi Hérode, qui, méprisant Jésus parce qu'il n'avait pas voulu l'amuser de ses miracles, le revêtit par moquerie de la robe blanche des insensés. Encore était-ce la livrée de l'imbéciUité innocente. M. Renan traite son Jésus plus sérieusement : il lui met la camisole, et nous le présente comme un forcené.
« Nous admettons, sans hésiter ^^ dit-il, que des « actes qui seraient maintenant considérés comme des a traits d'illusion, ou de folie, ont tenu une grande a place dans la vie de Jésus ^. »
i. Ad Corinth., I, 23.
2. M. Renan, qui est toujours dubitatif quand il s'agit d'enregistrer une vérité, ne l'est jamais quand il s'agit de proférer une énormiié. Il se raffermit alors sur ses arçons, comme qui veut porter un mauvais coup. Adieu la nuance!