‹ La divinité de Jésus-Christ; démonstration nouvelle tirée des dernières attaques de l'incrédulitéChapitre 133 sur 188 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

NOUVELLE PAS&IION DE NOTRE-SEIGl^UR JËStrS-GHRIST

Tboi rÉmBgttftêsladmirabk'; mm il Test, ee semble, pltfâ eiwore dan la céoit de la Pasaioa de THomme* Dieu. L'eiaetitude, laj^ré^ioD, k simplicité, la Téracité y devieiiiMnt en queiqiM sorte plus istei^da; le f&yer de kumère IddtsoviquA plus coaeentfé. I^s quatoe secrétaires de la YQPÎI6, tout à elle, s'effaeent plus ({ne jamais pour la moiÉrer. Us i^'ooietteut aucuo détail, iiaflrese permettent aoeuae réfLexîoQ, aueune émor* tion. Impe^ibles à farce de foi dasï% kr sujet. liii-méme^ ib le laissent agir tout seul sur non». Ils ont, toute la conscience de la majesté avec laquetk la Yktirne der vait nous apparaître, au plus foori de ses humilialionâ; des larmes que= dans toute la auita des âges cUq devait faôre eoirier, au plus fort do la baine qui TaccabW i du pm de grâce et de gloire qiike ehaqua outrage, que chaque cruauté qu'elle snl^ devait yaloip dans les deatiaées du georft buxaaia : et îU nûoâ réserYent tautea ces impressions, toutes ces appréciations, jusqu'à na

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pas y prendre part, ce semble, eux-mêmes. Entre les siècles passés qui avaient prédit ce grand sacrifice, et les siècles futurs qui devaient s'y régénérer, ils se sentent et on sent en eux les historiens du fait central de toute l'histoire, jusqu'aux extrêmes limites du temps et aux profondeurs de l'éternité.

M. Renan a pris l'absolu contre-pied de tous ces caractères. Tout ce qu'il avait semé de haine et de perfidie dans la Vie de Jésus se ramasse et s'accumule dans le récit de sa Passion et de son suppUce; et si dans tout le reste de son œuvre il se trahit, on peut dire qu'à la fin il se dénonce. On dirait qu'il est jaloux des Juifs et chargé du dossier de Judas. Il n'a que deux soucis, celui de rivaliser avec les ennemis de Jésus, et celui de les disculper. Il plaide pro domo; et toutes les malédictions dont la conscience universelle a stigmatisé le Déicide, toutes les adorations dont elle l'a vengé, lui sont un fait personnel. Il revise le récit évangélique ; et tout ce qui peut être intérêt pour la victime, ou jugement contre les bourreaux devient problématique, finit par être réformé, et en fin de compte retourné : à ce point qu'on ne trouve plus de coupables que... les Chrétiens. — Comment cela? — La curiosité du fait en vaut Tattente. Tous les procédés et tous les expédients auxquels M. Renan a recours à cet effet sont inimaginables : c'est un chef-d'œuvre, pour lequel il faut créer le mot d'insidiosité.

Mais c'est par cela même un chef-d'œuvre d'accusation et de justice contre son auteur, d'aveu et d'hommage pour la vérité. Chaque trait y trahit la main et le cœur, jusqu'à la naïveté la plus plaisante. Nous aurions pu ignorer ou oublier la portée prophétique ou significative de chacun des traits de ce grand tableau qui épuisera à jamais la contemplation des âmes : M. Renan a pris à tâche de les signaler et de les faire ressortir en y portant la main, par le seul mobile d'un intérêt d'impiété qui accuse cette portée. C'est une véritable contre-preuve^ où tout ce qui est lumineux dans l'original devient sombre, et vice versa, de telle sorte que si cet original venait à manquer, on pourrait le retrouver dans la contre-épreuve.

Montrons tout ceci par quelques exemples.

M. Renan, préoccupé à l'avance de l'indignation que doit rencontrer l'évocation de la JPassion, et jaloux d'en décharger les vrais coupables, à commencer par Caïphe, cherche à détourner cette indignation sur un personnage auquel il donne, à cet unique eiffet, une importance que lui refuse le divin récit. C'est Anne, ou Hanan comme il l'appelle, beau-père de Caïphe. Hanan payera donc pour son gendre, en attendant que lui-même soit déchargé. « C'est sur Hanan et les siens que doit pe*

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c< ser la respoosabilité des acte» qni vont suivre, dit « M. RenaD... Hanan fut facteur principal dans c% « dran» terrible, et bien plus que Calphe, bien pis» c< que Pilate, il miraii dû porter le poids des malédte- « tions de l'humanil» ^ * — Pourquoi? et surquôi se fonde? M. Renan pour faire sui^ir en 1863 ee peraonhna^ passif daoB Fbistoire>? — Ne demandez pas d'autre raboD que la sympathie de M. Renan pour Galplie; c'est'À-dîre sa haine contre Je su»* Christ.

c C'est dans la bouche de Caiphe, eotttinue-t-il,que a rEvangéUste tient à places le mot|déci^ qui amûBa a la sentence de mort d^ Jésus : Il est expédient qu'un <x homme meure pour le peuple^ pluêût que to^te la « nation périsse. »

Pourquoi supposer que TÉvangéliste tient, oomme vous, à charger plutôt un acteur qu'un autre? Cela n'équivaut-il pas à dire que c'est vous qui tenez à cette partialité? — M. Renan, du reste, consacre deux pages à démoAtrer que Caiphe^ et Anneiwâaae, étaieni endroit d'agir comme ils oat agi, et qm^îLs n'ont été coufpabks que de maladresse, parce que, a laissé libre,. Jésus se (( fût épuisé dans une lutte désespérée contre l'ia^pos*a sil^, et qu'ainsi, la hûne ininteUigentie det ses erm^ a mit décida du succès de soa œuvre^ et mit le sceau a à sa divinité^» »

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