‹ La divinité de Jésus-Christ; démonstration nouvelle tirée des dernières attaques de l'incrédulitéChapitre 135 sur 188 · Actes, V · texte numérisé non relu

Actes, V

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passion et de leçon, qui empoisonne tout le charme des plaisirs coupables, par le tableau de ce qu'ils ont coûté de douleurs, — se réfléchit ainsi dans l'âme de M. Renan :

a Une grande tristesse paraît, en ces derniers jours, <ic avoir rempli Fâme d'ordinaire si gaie et si sereine de « Jésus... La nature humaine se réveilla un moment. <K II se prit peut-être à douter de son œuvre... Se rap- « pela-t-il les claires fontaines de la Galilée, où il au- « rait pu se re fraîchir; la vigne et le figuier sous lesc( quels il avait pu s'asseoir ; les jeunes filles qui au- « raient peut-être consenti à r aimer? Maudit-il son a âpre destinée, qui lui avait interdit les joies concédées « à tous les autres ? Regretta-t-il sa trop haute nature, c< et, victime de sa grandeur, pleura-t-il de n'être pas a resté un simple artisan de Nazareth? On l'ignore^. »

Le sang monte au visage, et les sueurs viennent au front à la lecture de ces lignes inqualifiables. On se demande pour qui M. Renan les a écrites? J'allais dire pour des filles d'opéra; mais je leur demande pardon d'avoir eu cette pensée. Je ne connais personne que M. Renan, dont elles n'offensent pas la dignité morale, le sens et le goût ; et encore lui-même a trop de ce goût qu'elles soulèvent, pour que la raison d'art n'ait pas été sciemment sacrifiée ici au seul calcul de l'impiété

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