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suppliée et le groupe qui était atec M se fraj^ènsnt la poitrine et descendirent do Calvaire ea s'écriant, saisis de crainte : vériiablemeni cekà-là était k FiU de Dieu'l
M. Renan ne dit pas on mot de tout cela.
Que l'impiété est donc craelie pour les sioas, non^seulement en leur interdisant Tadmiration de tout ce qu'il y a de plus grand et de plus saint, mais en les condamnant au trayail forcé de la négation, de Tenirie, de la dépréciation et de la haine !
Mais en cela elle se trouye servir les intérêts de la vérité, qu'elle &it ressortir par l'épreuve, et qu'elle embellit par l'iniquité.
Ainsi, M. Renan ne se doute pas qu'en déprimant, comme il s'est si ingratement attaché à le faire, la mort de Jésus-Christ, il a fourni une démonstration nouvelle de sa divinité.
Je vais essayer de le montrer.
n y a deux manières de prouver la vérité : l'une, c'est de faire voir la beauté et la force de ses caractères; l'autre, c'est, en retirant ces caractères, de montrer que ce qui reste est une erreur.
\ . Matth., XXVII, 54. — Marc, xv, 39. — Luc, xxiu, 47.
Ainsi ]a divinité de Jésus-Christ ressort de tous ces traits de sa vie et de sa mort qui ont si justement fait dire à Jean-Jacques : a Si la vie et la mort <i de Socrate sont d'un sage, la vie et la mort de Jésus <c sont d'un Dieu. )> — Mais, supprimez ces traits, retirez-les, et vous aurez une autre preuve de cette divinité, par l'impossibilité où vous serez d'expliquer tout ce qui a suivi sans elle. .
C'est ce que vient de faire M. Renan, comme pour produire ce résultat.
Il a enlevé un à un tous les rayons de la divinité de Jésus-Christ dans sa mort. Il en a fait une mort ordinaire, vulgaire.
Il l'a fait, non-seulement dans ce qui a paru au dehors, mais dans ce qu'il a supposé être au dedans, dans les intentions et les vues de Jésus- Christ. Il a dissimulé en Jésus ce plan unique, si admirablement soutenu, qui apparaît d'un bout à Tautre de sa vie, et qui en fait un si bel ensemble de victime : la rédemption de l'humanité; la volonté de sceller la nouvelle alliance par son sang. Et à la place, il nous l'a représenté comme un frénétique qui veut se faire tuer pour en finir; qui, dans le fort de l'angoisse que lui causait, selon la foi, l'imputation des péchés du monde, n'était agité que de la pensée de ne plus revoir sa belle Galilée, et du souvenir des jeunes filles qui auraient pu l'aimer; et qui enfin, jusque dans la solennité de son sacrifice, se re-
^ JÉSUS-GHEIST.
pentit de souffrir pour cette race vite qui rimfiiolait^
En un mot, il a parfaitemant kumanisé Jésu^^ Christ.
Mais, en cela, il a parfaitendent prou¥é, par Tabeurdité des oooséqueneesqui vont en résulter, que Jés«&- Christ ne peut pas être un pur homme.
En effet :
Gomment cette mort, en tout «paveUle aux ^autres morts, selon M. Renan, a-t-elle changé la face d|i monde, a-t-elle eu plus d'action qu'aucune vie ? C'est la vie qui fonde ordinairement, et c'est la mort qui vettverse. En Jésds-Christ seul, c'est Tifi^erse- Sa vie même était inféconde, et ce n'est que dans sa mort et par sa mort qu'il a refait le monde.. C'est du haut de sa croix qu'il a tiré tout à lui; et c'est sur ce gibet et dsœs cet état qu'il continue, après deux mille ans, à ssmotir fier, à vivifier le monde.
Considérez cette mort comme elle est préseotée par Jésus-Christ lui-même et par l'Évangile, et alors elle vous apparaît à la dimension de l'événement qu'dle a produit, d'autant que jÉ^us-CflRieT a prédit cet événement, et qu'il a montré ainsi qu'il en était l'auteur 4ès le principe. li vous faut eroire à une iiitervention surnaturelle, il est vrai; œa^s cette cvojFapee
..\. Fi« * /4jU5, p. 424.
ne Çait (ju' élever la raison à un ordre supérieur, sans he,ui;ter wcup de ses principes, en^atisf|ai$an); jnéme, oy,tre oetlje logique qui est sa loi, ses ç^piratious ^e§ plus nobles et les plus saintes.
Au contraire, dépouillez cette mort de son caractère surnaturel, divin; que Jésus-Christ ne soit que ce que M. Renan nous le présente; et alors, plus vous réduirez la donnée à cette proportion, plus grandira sa disproportion avec Tévénement, plus son rapport avec celui-ci deviendra impossible. Vous aurez l'absurde. Un effet sans cause. Pis encore, un effet incalculable ayant pour cause un néant, une monstruosité à faire perdre la raison ; par conséquent, une des plus fortes preuves à contrario de la vérité de notre foi.
Comme pour y servir davantage encore, M. Renan fait remarquer que les faux messies foisonnaient en ce temps-là dans la Judée, mais que leurs tentatives diverses avaient toutes le même destin : «Fannée suivante, «c leur mort était oubliée ^ »
Et la seule mort de Jésus -Christ reçoit encore, après deux mille ans, le coup de lance de Timpie, sans en éprouver la moindre atteinte ! Et elle fait le seul renom de cette attaque insensée ! Et de cette seule mort nous vivons tous ! Unique mort qui, raillant la Mort
i. Vie de Jésus, p. 62. .
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même vaincue par elle, a pu lui dire : « Mort, où est « ta victoire? 6 Mort, où est ton aiguillon*?© Mort, « tu t'es perdue dans ton triomphe^! Mort, 6 Mort, « je suis ta mort '!
i . L Cormth., xv, 53.