‹ La divinité de Jésus-Christ; démonstration nouvelle tirée des dernières attaques de l'incrédulitéChapitre 149 sur 188 · Us Ucurtyrs, chant viii · texte numérisé non relu

Us Ucurtyrs, chant viii

topâe, tous les caractères physiques de cette mort, causée par la rupttare instantanée dun vaisseau au cceur, et qui finit par il expira; après cette apostrophe : Re-pose maintenant dans ta gloire, etc., etc., qui sceDe encore le sépulcre de Jésus d*uae péroraison funèbre, M. Renan, préoccupé tout aussitôt, dommeles JuiCs, de réyentuaUté d'une résurrection, prend ses précautions en conséquence.

La première, — qui le croirait? — est de mettre en doute cette même mort de Jésus qu'il ?ient de constater, d'embaumer même.

Et la manière dont sa critique serpente entre le oui et le non, et finit par les confondre dans ses replis, est tristement significative.

a On lui perça le côté d'un coup de lance, dit-il, et (( on crut voir couler du sang et de l'eau, ce qu'on rea garda comme un signe de la cessation de yie. — a Jean, qui prétend l'avoir vu, insiste beaucoup sur ce a détail. // est évident, en effet, que des doutes s'élea irèrent sur la réalité de la mort de Jésus. Quelques ft heures de suspension à la croix paraissaient aux perde sonnes habituées à voir des crucifiements tout à fait « insuffisantes pour amener un tel résultat. On citait « beaucoup de cas de crucifiés qui, détachés à temps, « avaient été rappelés à la vie par des cures énergiques, a Origène, plus tard, se crut obligé d'invoquer le mi- « racle pour expliquer une fin si prompte. Le même

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(c étoûtoement se retrouve dans' le récit de Marc*. A « vrai dire, la meilleure gafîgintie que possède l'hisïo- « rien sur unjDom/de cette nature, c'est la haine soiiprf çonnense des enneifiiis de Jésus » (à ;en juger sfartotit par la vôtre ). « // est douteux que les Juifs fussent, «r dès lors, préoccupés de la crainte que Jésus ne pas- « sât pour ressuscité ; mais, en tout cas, ils devaient c( veiller à ce qu'il Ait bien mort. Quelle qi^ ait pu être, « à certaines époques, la négligence des anciens, en « tout ce qui était constatation légale et conduite a stricte des affaires, on ne peut croire que les inté- « ressés n'aient pas pris à cet égard quelques précau- « tions*. »

Sur ce moelleux oreiller du doute, l'incrédulité i>eut

i . M. Renan abuse ici de ces autorités de saint Marc et d'Origène, comme de l'insistance de saint Jean. Il ne dit pas que, si la mort du Sauveur parut et fut en effet plus prompte que celle des deux autres' suppliciés, auxquels on dut rompre les membres, plus prompte que ne le faisait présager le grand cri par lequel il expira, la remarque n'en fut nullement faite parce qu'on douta de' sa mort. C'est qu'on y vit un caractère de divinité, attestée par l'accomplissement de la prophétie : « On ne lui brisera pas « les os ; » attestée aussi par cet empire sur la mort qui lui fit consommer sporitailément ce dernier article de la prophétie, en prévenant l'office du bourreau et l'épuisement môme de la nature; en remettant lui-même, à son heure, son âme dans les mains de son Père; en mourant, en un mot, comme dit saint Augustin, par puissancu. Du reste, cela ne valut qu'un surcroît de précaution, par ce coup de lance au cœur qui aurait donné la' mort, s'il ne l'avait montrée.

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