‹ La divinité de Jésus-Christ; démonstration nouvelle tirée des dernières attaques de l'incrédulitéChapitre 4 sur 188 · Vie de Jésus, p · texte numérisé non relu

Vie de Jésus, p

plus vivement dans nos artères ! et ce qu'on appelle le respect mutuel ne nous permettra pas de qualifier cela du seul nom qui lui appaiiienne ! et les mots d'impiété et de blasphème qu'il faudrait créer tout exprès s'ils n'existaient pas, seront rayés tout exprès de notre langue! et M. Renan sera plus inviolable que le Fils de Dieu! !!

Je suppose volontiers, moi aussi, la droiture de toutes les recherches, et j'admets le droit de toutes les convictions; mais Dieu me garde de passer- de là, comme vous, au droit de toutes les erreurs^ même les plus subversives et les plus sacrilèges, à Texclusion du droit prééminent et sacré de la vérité !

Car c'est là ce que vous entendez, si vous entendez quelque chose, par ce droit de toutes les erreurs. Il ne s'agit pas, en effet, du droit commun de se produire : vous en jouissez sans limite et sans conteste ; mais il s'agit du droit exceptionnel et antiphilosophique de ne pas être discuté, de ne pas être jugé. Ce n'est pas la tolérance : elle ne vous suffit déjà plus : c'est l'immunité. C'est cette immunité que réclame quelque part M. Renan lorsqu'il dit que le critique est comme l'homme spirituel de saint Paul qui juge et n'est point jugé. Prétention monstrueuse, si elle n'était encore plus plaisante, de la part de ceux qui nous reprochent si gratuitement de nous donner à nous-mêmes un brevet d'infaillibilité I

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Arrière tous ces retranchements et toutes ces exceptions qui trahissent la misère d'une cause ! Place à la discussion! Wace à la vérité! Nous n'avons pas à juger l'homme : il relève d'un autre tribunal. Mais sa doctrine tombe sous le coup de la critique ; de cette critique dont elle s*autorise et dont elle abuse tant contre la foi.

Du reste, c'est plus pour l'honneur des priniîipes que pour notre usage que nous avons cru devoir revendiquer les franchises et les ardeurs de la lutte ; car nous nous croyons assez fort pour être calme, et nous tirerons trop de services de nos adversaires contre euimémes, pour ne pas être même courtois.

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